
Je prends ma plume de traductrice pour continuer à vous parler de mon travail sur Blood.
Blood réunit 25 nouvelles de longueurs très différentes. Certaines ne durent que le temps d’une page (quelques-unes de ces dernières avaient d’ailleurs été précédemment publiées dans un recueil collectif intitulé Fast Food Fiction Delivery: Short Short Stories to Go). Deux ou trois s’étalent sur deux à trois pages. Et les autres correspondent à la longueur « traditionnelle » des nouvelles, allant de quelques pages à une vingtaine.
Dans l’ouvrage, ces textes sont présentés dans un ordre qui alterne les longueurs de textes, jouant ainsi avec les rythmes, la tension, et surprenant sans cesse le lecteur.
Je dois avouer qu’au moment où j’ai lu Blood, je n’ai pas suivi l’ordre proposé par l’auteur et l’éditeur. En effet, ce que j’aime dans les recueils de nouvelles, c’est la possibilité de les lire dans l’ordre qu’on veut, un peu comme on pioche dans une boîte de chocolat, « on ne sait jamais sur quoi on va tomber » comme dirait ce cher Forrest.
J’avais commencé par les nouvelles les plus courtes, l’ordre dans lequel j’ai lu étant ensuite totalement subjectif, dépendant de l’appel du titre, de la fascination, de la résonance ou du questionnement déclenché(e) par le titre de la nouvelle.
En traduction, j’ai décidé de suivre peu ou prou le même ordre qu’à la lecture : traduire en premier les nouvelles les plus courtes, puis aller crescendo vers les nouvelles les plus longues. Les raisons cependant ne sont pas les mêmes que pour la lecture.
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