Jdoun, j’attends

Le 2 mars 2017

Jdoun
Sculpture de Margriet van Breevoort
Source de l’image

Aujourd’hui, je suis tombée un peu par hasard sur cet article.

Cela m’a rappelé un poème écrit dans une autre vie, il y a plus de dix ans, alors que je vivais un mal-être profond et que mon existence se résumait à subir et attendre.

Heureusement, quelques mois après avoir écrit ce texte, j’ai trouvé ma voie et me suis frayé petit à petit mon propre chemin vers l’horizon que je me dessinais et que je continue à dessiner au fur et à mesure que j’avance.

Mais j’ai malgré tout envie de le partager ici, en résonance avec ce Jdoun, même si lui est plutôt tourné vers l’autodérision, ce qui n’était pas du tout le cas de mon poème Tabouret.

Je vous préviens, ce n’est pas un poème lumineux ! Quand je le relis aujourd’hui, j’ai l’impression d’avoir vécu mille vies depuis et je n’ai plus rien en commun avec la toute jeune femme qui avait écrit ces mots. Comme quoi, parfois, en quelques mois, un destin peut basculer. Ne jamais perdre espoir.

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La tribu du dit

Le 25 février 2017

Traduire « Blood » – Franchir les frontières

Le 24 février 2017

Il y a presque un an, j’ai reçu un message de Jérôme Bouchaud, de la revue Jentayu, qui m’a permis de réaliser un projet que je caressais depuis plusieurs années, à savoir être publiée en tant que traductrice littéraire.

En effet, cela fait dix ans maintenant que je suis traductrice dans une agence bordelaise. Et si ce poste me permet de traduire un large éventail de documents (commerciaux, juridiques, institutionnels, techniques, etc.), les textes à portée littéraire ou artistique y sont très rares. Du moins dans mes combinaisons linguistiques (principalement anglais et espagnol vers le français).
Or, comme vous le savez, je suis également et avant tout poète. Et je souhaite donc traduire aussi de la poésie et de la littérature. Partager avec un public francophone les coups de cœur que je peux ressentir en lisant des œuvres d’auteurs contemporains d’Amérique latine ou d’Asie par exemple. Cela fait plusieurs années que je traduis notamment, en dilettante, des poèmes de Martha Rivera Garrido (République dominicaine) que je publie ici.

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Incantation et envoûtement

Le 22 février 2017

Je te frappe sur la tête, perturbant ton esprit
Que ma volonté soit ta volonté
Que ma décision soit ta décision
Je te possède comme Ishtar a possédé Dumuzi
Comme la bière attache celui qui la boit
Je t’ai attaché avec ma bouche chevelure
Avec mon vagin ruisselant de liquide séminal
Avec ma bouche qui salive
Avec mon vagin ruisselant de liquide séminal
Aucune rivale ne se mettra entre nous.

Incantation pour une femme souhaitant que l’homme qu’elle désire tombe follement amoureux d’elle (Règne d’Ishmé-Dagan, roi de Mésopotamie, 1974-1954 av. J.C.)

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Histoires de Kisaeng

Le 20 février 2017

Histoires de Kisaeng
Kim Dong Hwa
Traduit du coréen par Kette Amoruso
Editions Paquet, 2007, 2009 et 2010

On connaît bien désormais les manga japonais, mais moins les manhwa coréens ; on connaît bien les geisha, mais moins les kisaeng ou gisaeng.

Il y a quatre ans, le festival international de la bande dessinée d’Angoulême avait pour invitée la Corée, et c’est à cette occasion que j’ai découvert Histoires de Kisaeng. J’ai tout de suite été séduite par les dessins et par le texte de la quatrième de couverture. Et cependant, les trois tomes de ces Histoires sont restés dans la pile de mes bandes dessinées à lire jusqu’à fin décembre dernier !  Une confidence : certains livres et bandes dessinées attendent depuis bien plus longtemps que cela sur mes étagères ! Ils ont chacun leur moment. La fin de l’année 2016 fut celui des kisaeng.

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« Femme, raconte-moi » Et de trois !

Le 17 février 2017

J’ai le plaisir de participer, pour la 3ème année consécutive, à l’événement « Femme, raconte-moi », organisé par l’association Asafal dans le cadre du 8 mars, journée internationale de lutte pour les droits des femmes.

Cette troisième édition aura lieu le vendredi 17 mars, à partir de 19h, à la Salle Bellegrave de Pessac. Une soirée dont le programme est riche en interventions culturelles et propositions artistiques, et qui se déroulera en trois parties : mini-conférence, projection de courts-métrages, représentations de danse et de poésie.

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En attendant les Kisaeng

Le 13 février 2017

Dessin : Mariposa, tous droits réservés
(Merci de ne pas utiliser ce dessin sans mon autorisation)
Dessin inspiré par celui-ci

Ce que murmure le geomungo

Qu’est-ce qui lie le papillon à la fleur ?
Le parfum.
Qu’est-ce qui lie l’homme à la femme ?
L’amour.
Qu’est-ce qui lie le noble à la courtisane ?
L’amour des arts.

Toi et moi goûtons les plaisirs des cinq délicatesses
Poésie, peinture, chant, musique et danse
Alors je serai ta kisaeng et tu seras mon yangban.

Patricia Houéfa Grange
Tous droits réservés


Dessin : Mariposa, tous droits réservés
(Merci de ne pas utiliser ce dessin sans mon autorisation)
Dessin inspiré par cette photo

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10ème édition des Marchés de l’Auto-Edition

Le 13 février 2017

J’ai été invitée à participer à la 10ème édition des Marchés de l’Auto-Edition. Elle aura lieu vendredi prochain, le 17 février, de 18h à 21h, au Café de l’Utopia à Bordeaux.
Une soirée pour rencontrer et échanger avec des auteurs indépendants, découvrir leurs ouvrages et repartir avec l’un ou plusieurs d’entre eux.

Les Marchés de l’Autoédition ont été créés à l’initiative de l’auteur Fateah Issaad. Chaque rencontre est organisée par les auteurs eux-mêmes, ce qui permet des échanges avec les lecteurs en toute simplicité. Les éditions précédentes ont déjà rencontré un grand succès à Paris, Maisons-Alfort et Bordeaux.

Pour cette 10ème édition, nous serons cinq auteures et je serai entourée de :

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Un pantoun pour Ouidah

Le 9 février 2017

Porte du Non-Retour, Ouidah, 2005
Photo : Mariposa

Comme je vous l’indiquais dans ma note-pantoun récente sur Xogbonu/Porto-Novo, Ouidah est ma ville préférée au Bénin. Il y a là-bas un je-ne-sais-quoi particulier dans l’air. La ville est chargée historiquement et culturellement. Je l’ai chantée à de nombreuses reprises dans mes poèmes.

Ouidah fut un port négrier où les esclaves étaient embarqués vers l’inconnu après avoir subi le calvaire de ce qui porte aujourd’hui le nom de Route des Esclaves (je retrace cette route dans mon poème EIA ! Chant métis de la sérénité retrouvée). Mais Ouidah est également le berceau du vaudou et compte de nombreux temples (le plus touristique étant celui des pythons) ainsi qu’une très belle forêt sacrée. Cette ville présente bien d’autres intérêts que je vous invite à découvrir lors d’un séjour béninois !

Après avoir dédié de nombreux vers à Ouidah, il était temps que je lui consacre un pantoun :

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Poésie de neige – Cinq

Le 6 février 2017

Photo : Eric Grange

Bienfaisante solitude
Apprivoiser le vide
et le silence

Patricia Houéfa Grange
Tous droits réservés