
Lecture au jardin
Le ciel filtre
mes pensées.
*
Bureau à fleur de ciel
Ne manque que
le souffle de la mer.
*
Pavot effleuré du doigt
Entends-tu battre
mon coeur ?
Patricia Houéfa Grange
Tous droits réservés

Lecture au jardin
Le ciel filtre
mes pensées.
*
Bureau à fleur de ciel
Ne manque que
le souffle de la mer.
*
Pavot effleuré du doigt
Entends-tu battre
mon coeur ?
Patricia Houéfa Grange
Tous droits réservés
Pièce de songket
Je continue à vous présenter les illustrations réalisées pour le premier hors-série de la revue Pantouns de l’AFP-Pantun Sayang, à savoir Les Centuries Pantoun. Comme je vous l’avais indiqué précédemment, je suis d’abord venue à ce projet en tant que traductrice, avec la traduction française (à quatre mains en tandem avec Georges Voisset) de deux pantouns malais photographiés au Musée du textile de Kuala Lumpur.
Dans l’un de ces pantouns, il est question d’un songket. Le songket est une étoffe traditionnelle indonésienne/malaisienne, tissée à la main, de type brocart, qui peut être en soie ou en coton. Celui du pantoun est en soie. Comment une Papillonne aurait-elle pu y résister ? J’adore les songket !
Illustration de couverture : Maya Mihindou
J’ai le grand plaisir et la joie de vous annoncer la parution prochaine, en ce merveilleux printemps 2017, de mon premier recueil de poèmes « officiellement » édité.
Il a pour titre Le dit de la Cueilleuse et paraîtra chez Ngo Editions, dans la collection poésie « Esprit Mwènè » dirigée par Gabriel Mwènè Okoundji.
C’est le fruit de plus de deux ans de travail enrichissant accompagné par Gabriel et peaufiné grâce aux commentaires judicieux d’un petit comité de premiers lecteurs.
Un grand merci à toutes et tous.
J’ai hâte désormais de laisser aller cette Cueilleuse vers vous en espérant que vous serez nombreuses et nombreux à l’ac-cueillir.
Je vous en dirai plus bientôt, mais je voulais déjà partager ce bonheur avec vous.
Street art : David Selor
Photo : Mariposa (Bordeaux, Quai des Salinières, Avril 2017), tous droits réservés
Ils marchent main dans la main
sur les quais rincés d’averses
Elle tend tout son être vers lui
à travers le bleu adolescent de ses yeux
lèvres entrouvertes en sourire
Il la regarde mais ne voit pas
Regarde-la donc
Regarde mieux
Elle appelle tout entière ton baiser
Patricia Houéfa Grange
Tous droits réservés
L’Oiseau et le Papillon
Origami et montage photo : Mariposa, tous droits réservés
Après la flore, voici les créations graphiques que j’ai réalisées pour illustrer des pantouns aux évocations animales pour le projet Les Centuries Pantoun. Je vous les présente par ordre alphabétique (c’est également le classement adopté dans Les Centuries) :
Echo aux « Woks et Marmites »
Depuis plusieurs années, j’avais noté ici et là, sur mes différentes listes de livres à lire, plusieurs ouvrages d’auteurs asiatiques ayant pour thème les plats, les repas, la nourriture. Et jusque là, je ne m’étais pas encore décidée à m’y plonger. La parution du numéro « Woks et Marmites » de la revue Jentayu a été un déclencheur. Mais le jour où je me suis rendue en librairie pour acheter ces livres, j’ai pris non seulement ceux qui étaient sur ma liste, mais aussi quelques autres qui m’ont séduite sur place ! Et j’ai eu envie de vous parler de tous ces ouvrages. Je vous invite donc à un repas de gourmandises littéraires d’Asie. Je ne vous les présente pas dans l’ordre dans lequel je les ai lus, mais dans celui dans lequel il me semble qu’ils devraient apparaître dans un menu ! Bon appétit !
José José
Chanteur mexicain
Il y a 13 ans, j’arrivais à la fin de mon premier mois de séjour au Mexique où j’étais pour un stage de fin d’études de 6 mois. J’avais passé ce premier mois dans une très sympathique auberge de jeunesse dans le centre de Mexico ; puis à peu près à cette époque-ci, j’ai déménagé dans le quartier de Lindavista, chez l’habitant, dans la chaleureuse maison des Alvarado où je suis restée jusqu’à la fin de mon stage. Je vous conseille d’ailleurs vivement le Homestay d’Eduardo si vous devez séjourner dans le D.F.
Au cours de ce séjour, je passais d’ailleurs une bonne partie de mes soirées à discuter de tout et de rien avec Lalo (diminutif d’Eduardo) et ses amis. Et un jour, j’ai appris que lorsque les Mexicains aiment vraiment, ils ne disent pas « Te quiero », mais « Te amo ». « Te quiero » n’est pas considéré comme suffisamment sérieux, suffisamment profond, voire peut désigner quelque chose de purement physique, sexuel. Et pour illustrer le propos, Lalo m’a fait écouter cette chanson de José José :
Le Jasmin
Dessin : Mariposa, tous droits réservés
Je continue à vous ouvrir mon carton à dessin pour vous dévoiler un peu les illustrations réalisées pour le projet Les Centuries Pantoun. Après les femmes-fleurs, dont l’une a donné naissance à la première de couverture de ce futur hors-série, voici la flore.
J’ai travaillé sur deux fleurs : le jasmin et le frangipanier. Deux fleurs dont j’aime énormément à la fois la forme et le parfum. Deux fleurs qui embaument la Malaisie, l’Indonésie, mais aussi … le Bénin ! Et pour ces deux fleurs, j’ai eu envie de travailler légèrement en relief, en découpant les pétales dans du papier blanc irisé, que j’ai ensuite rehaussé aux feutres de couleurs ou doré.
Dans la lumière grise et tremblante d’une aube de printemps, n’avez-vous jamais eu l’impression, alors que les oiseaux mâles gazouillaient dans les arbres selon quelque rythme mystérieux, qu’ils chantaient les louanges des fleurs à leurs femelles ? Pour ce qui est de l’humanité, à l’évidence, la poésie amoureuse a dû naître en même temps que l’amour des fleurs. Comment mieux décrire, en effet, l’épanouissement d’une âme virginale qu’en la comparant à une fleur, si douce dans son inconscience, parfumée parce que silencieuse ? En offrant la première guirlande de fleurs à sa compagne, l’homme primitif a transcendé la brute. Par ce geste qui l’élevait au-dessus des nécessités grossières de la nature, il est devenu humain. En percevant l’usage subtil de l’inutile, il est entré dans le royaume de l’art.
Dans la joie ou dans la tristesse, les fleurs sont nos amies fidèles. Nous mangeons, nous buvons, nous chantons, nous dansons, nous flirtons en leur compagnie. Nous nous marions et nous baptisons avec des fleurs. Et nous n’oserions mourir sans elles. Nous avons célébré les dieux avec le lys, médité avec le lotus, chargé sur les champs de bataille avec la rose et le chrysanthème. Nous avons même essayé de parler la langue des fleurs.
Kakuzô OKAKURA
Le livre du thé
Traduit de l’anglais par Corinne Atlan et Zéno Bianu
Ed. Philippe Picquier, 1996
Au cours de l’hiver qui s’achève, j’ai collaboré avec Virginie Biraud pour la nouvelle création de sa Cie Tchaka, Evi-danse.
Cela fait un peu plus de trois ans désormais que Virginie et moi, nous nous sommes rencontrées et que nous faisons dialoguer nos univers.
Ensemble, nous avons déjà créé Paroles de danses-soeurs, en collaboration avec Karine Salmon et Noé La ; ainsi que L’Horloge, en collaboration avec Adriana Bignagni-Lesca. J’ai également participé à Evasion.
C’est toujours un grand plaisir de travailler avec Virginie. Une première version d’Evi-danse avait déjà été créée au printemps 2016, puis revisitée à l’automne 2016. Il n’y avait que de la danse sur cette première version. Nous avons travaillé pour la faire évoluer vers une nouvelle version qui comprend donc également de la poésie mise en voix et sons par votre Papillonne.