Pendant combien de temps encore pourrai-je recevoir la visite d’une coccinelle, savourer une cerise farceuse et marcher sereinement au soleil ?
Et vous, ça va la solastalgie ? Joyeux Solstice quand même, puisque voilà l’été, voilà l’été…. Pensées fraîches pour vous accompagner dans la traversée de cette semaine caniculaire. Et en partage quelques tercets (cliquer pour agrandir) :
Mardi dernier, j’ai profité de ma journée d’escapade parisienne, en réponse à l’invitation du Book Club de France Culture, pour m’adonner à une de mes promenades préférées en bord de Seine, autour de l’île de la Cité. L’occasion de découvrir la nouvelle péniche littéraire Nanna qui vient d’ouvrir, et de traverser l’espace-temps de La Caverne du Pont-Neuf de JR. En partage, quelques motifs et un tercet au bout de la balade :
Je ne sais, ne sais, ne sais pas pourquoi, c’est comme ça, la Seine et moi lalala… (Psst les Éditions Ròt-Bò-Krik se cachent dans cette balade, saurez-vous les retrouver ?
Le 12 mai dernier, à l’occasion de la soirée de présentation de Notre Sœur Rabat-Joie à la MansA à Paris, j’ai eu la joie de rencontrer en vrai Monique Séverin, qui a modifié son programme autour de la tournée de son propre livre pour que ce moment puisse avoir lieu.
Après Les Midis de Culture la semaine dernière, Ama Ata Aidoo était à nouveau à l’honneur sur France Culture hier dans Le Book Club. Guillaume Cingal et moi, traducteurices de Notre Sœur Rabat-Joie paru aux éditions Ròt-Bò-Krik, avons répondu aux questions de Marie Richeux. Notre conversation a été ponctuée par la lecture de deux extraits par Jeanne Aléos, ainsi que par la question de l’auditrice, Mathilde, qui avait présenté une belle chronique de cette œuvre le 3 mai sur sa page Instagram Lectures Décoloniales. Vous pouvez réécouter l’émission en podcast ici. Encore un grand merci à Marie Richeux, Marianne Chassort, Mathilde Wagman et Jeanne Aléos, ainsi que toute l’équipe du Book Club pour l’accueil chaleureux. Un énorme Big Up à la team de feu de Ròt-Bò-Krik qui fait un travail formidable.
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Notre Sœur Rabat-Joie d’Ama Ata Aidoo est en librairie depuis deux mois tout pile. On remercie les libraires qui nous ont accueilli.e.s pendant notre tournée entre fin avril et fin mai, ainsi que les critiques et chroniqueureuses qui ont parlé de ce livre percutant et réjouissant ! Et vous, l’avez-vous lu ? Qu’en avez-vous pensé ? Vous pouvez tout à fait profiter de l’été pour vous y plonger et on en reparle à la rentrée ?
Il y a trois semaines, j’ai passé une bonne partie de mon week-end à lire « Mamie Blouse » de mon amie Lucie Lelong, récit que j’ai eu bien du mal à lâcher ! Il m’a fait l’effet des bonbons acidulés de l’enfance. J’ai ri, j’ai pleuré (d’émotion et de rage), je me suis révoltée, j’ai eu le ventre retourné, et puis j’ai goûté la réassurance des lignées sororales et j’ai souri sereine. C’était aigre-doux, doux-amer, un peu piquant et profondément tendre.
Dans ce livre, Lucie raconte l’histoire d’Elise, Elisa, Eloisa, sa grand-mère, qui a fui l’Espagne en 1936, avec sa mère et ses frères, lors de la Retirada. Le récit commence avec la célébration des quatre-vingt-dix ans de l’aïeule bien-aimée, pilier de l’autrice et de sa famille. Puis, par petites touches, par petits motifs (chansons, savonnette, blouse, chaussures, objets religieux, etc.), les mots de la petite Lucie déploient le portait kaléidoscopique de l’héroïne de cette histoire. Enfin, la fillette se penche sur les photos qui accompagnent la grand-mère, celles qui sont exposées sur un mur, et celles qui sommeillent dans les albums. Et petit à petit, une fois surmontées la pudeur première, ainsi que la hantise de replonger dans des heures douloureusement enfouies de son parcours, la femme aux trois prénoms (et même quatre !) raconte.
Merci à Catherine Simon pour sa lecture minutieuse de Notre Sœur Rabat-Joie d’Ama Ata Aidoo, parue aux éditions Ròt-Bò-Krik dans ma co-traduction avec Guillaume Cingal. Sa recension intitulée « Sissie la Noire en Europe blanche » a été publiée dans le numéro 273 de mai 2026 du mensuel Le Matricule des Anges.
« J’ai été assez convaincue par ce texte que j’ai trouvé percutant, court, rythmé, qui se tient vraiment bien » Copélia Mainardi
« C’est une formidable découverte. C’est très stimulant de découvrir avec cinquante ans de retard ce livre. Elle s’affirme vraiment comme une grande inventrice de forme » Pierre Benetti
Si vous ne l’avez pas écoutée en direct hier sur Les Midis de Culture, la critique de Notre Sœur Rabat-Joie d’Ama Ata Aidoo, que j’ai co-traduit avec Guillaume Cingal pour les éditions Ròt-Bò-Krik, est désormais disponible en podcast ici.
Encore un grand merci à Copélia Mainardi et Pierre Benetti pour leur lecture pointue et enthousiaste, ainsi qu’à Marie Labory et toute l’équipe des Midis de Culture.