Tercet de la pleine lune du castor
Le 8 novembre 2022Traduire le paradis – Entretien avec le poète
Le 7 novembre 2022Il y a quelques semaines, je vous annonçais la parution, chez L’Arbre de Diane, du recueil poétique bilingue Un paradis portatif/A portable paradise de Roger Robinson, dans ma traduction depuis l’anglais (Royaume-Uni/Trinidad).
Je viens aujourd’hui partager avec vous et vous inviter à lire un entretien avec le poète, accessible en français, réalisé juste après l’attribution du prix T.S. Eliot 2019 à son recueil A portable paradise, au début de l’année 2020.
Un échange intéressant à lire avant, pendant ou après la lecture de cet ouvrage poétique. Le voici. Bonne lecture !
Pantoun de Samain
Le 1 novembre 2022Dernière nuit de la lune du sang
courges et racines du sabbat de Samain
La porte s’ouvre vers les liens du sang
je mange mes racines au creux de ces mains
Patricia Houéfa Grange
Tous droits réservés
100 ans Victoria Santa Cruz
Le 27 octobre 2022En ce 27 octobre 2022, se célèbre le 100ème anniversaire de la naissance de Victoria Santa Cruz, compositrice, chorégraphe, écrivaine et militante afro-péruvienne.
Il y a trois ans, j’ai eu la joie et l’honneur de traduire en français son poème emblématique Me Gritaron Negra et de le porter sur scène et à l’écran avec les ami.e.s César-Octavio Santa Cruz et Iyawo Liz Barthel
Vous pouvez retrouver notre adaptation ici.
Mais ce soir, c’est d’abord et avant tout la version d’origine de Victoria Santa Cruz que je souhaite partager avec vous. Un poème qui résonne encore tellement aujourd’hui !
Con toda mi amistad y cariño a la Familia Santa Cruz Gamarra :
Catalina Bustamante, Alina Consuelo Santa Cruz, Octavio Santa Cruz Urquieta, César-Octavio Santa Cruz
Pantoun d’été indien
Le 26 octobre 2022Lune noire des feuilles, les grues passent
le fleur de ciboulette repasse
Automne en contradictions
il n’y a vraiment plus de saisons
Patricia Houéfa Grange
Tous droits réservés
(Eh oui, le temps particulièrement doux de ces derniers jours a fait rebourgeonner ma ciboulette)
Fleur d'(am)or
Le 19 octobre 2022Pompons de marguerites d’automne se pomponnent
Je n’aurai pas à en épétaler les fleurs
Bouches-baisers de chrysanthèmes me crient « je t’aime »
Patricia Houéfa Grange
Tous droits réservés
« Métisse. Et alors ? » – Métamorphose achevée
Le 14 octobre 2022Au début de l’été, je vous annonçais ici que mon recueil poétique Métisse. Et alors ? entamait sa énième mue. Je lui ai consacré l’essentiel du temps libre que j’ai pu grapillé au cours de cette période estivale, me mettant en « résidence » dans mon propre cocon pour enfin engendrer ce texte et l’emmener là où il me demandait de le conduire. Ces deux mois, août en particulier, m’ont essentiellement vue attablée à mon bureau ou dans ma cuisine, au-dessus d’une foule de feuilles de papier griffonnées, reprises et encore reprises et encore reprises.
Et entre deux séances d’écriture, j’étais plongée dans le fascicule rédigé par un de mes oncles paternels dans les années 1980 pour partager avec le reste de la famille le résultat de ses recherches généalogiques. Ou alors, je fouillais des archives et autres documents en ligne pour obtenir une précision, effectuer une vérification (j’ai d’ailleurs pu ainsi ajouter une ou deux nouvelles pièces au dossier de recherches familiales). Ou alors encore, j’étais avec mes parents, à écouter leurs récits et anecdotes, notamment concernant ma famille maternelle, sur laquelle je savais très peu jusque-là.
Lancement CAADNA – Capillotractée
Le 10 octobre 2022Dimanche prochain, le 16 octobre, le Collectif des Artistes Africains de la Diaspora Néo-Aquitaine (CAADNA) se lance officiellement sur scène, de 12h à 19h à Darwin.
Communiqué officiel :
« Le 21 mai 2021, a été fondée une association régie par la loi du 1er juillet 1901 et le décret du 16 Août 1901, ayant pour nom «Collectif des Artistes Africains de la Diaspora de Nouvelle Aquitaine CAADNA».
Cette association a pour but de favoriser leur interconnaissance, de soutenir leur connaissance et leur reconnaissance publique, de favoriser et de renforcer des partenariats, des collaborations, de participer à l’amélioration de leurs conditions d’existence et de travail de création et d’initier des actions de solidarité entre ses membres.
Lancement officiel du CAADNA
Le 16 octobre 2022, environ un an après, il s’agit de célébrer la naissance du «Collectif des Artistes Africains de la Diaspora de Nouvelle Aquitaine CAADNA» sous la forme d’un évènement artistique pluriel
réunissant les artistes engagés bénévolement à participer à la réussite de cette manifestation.
L’éco-lieu Darwin, lieu emblématique aux yeux des adhérents, tant sur le plan de l’engagement dans la diversité culturelle et du vivant que de l’urgence climatique, a été choisi pour accueillir notre célébration culturelle et artistique qui se veut ouverte au public, interculturelle et de mise en relation de nos humanités multiples.
Le maître mot : PERFORMANCES
Plusieurs artistes ont donné leur accord ferme et le programme qui s’annonce sera articulé autour de PERFORMANCES, de la poésie, de la danse, du slam, de la musique moderne et traditionnelle, du théâtre, de la vidéo, d’exposition éphémère… et de dégustations de mets africains du nord comme du sud, de l’est comme de l’ouest. »
Traduire le paradis – Un uppercut lumineux
Le 4 octobre 2022Un paradis portatif
Roger Robinson
Traduit de l’anglais (Royaume-Uni/Trinidad)
L’Arbre de Diane, octobre 2022
[Titre d’origine : A Portable Paradise, publié par Peepal Tree Press (Leeds) en 2019]
C’est avec joie que je vous annonce la publication, en version bilingue, de ce recueil poétique qui vient de paraître dans ma traduction.
C’est le projet de traduction avec lequel j’ai entamé mon année 2022, celui auquel j’ai consacré l’essentiel du premier trimestre de cette année et que j’ai peaufiné jusqu’au cœur de l’été. Nous avons été en conversation et compagnonnage étroits et intenses. Ce fut un beau voyage, jalonné de réflexions édifiantes et stimulantes.
En voici la présentation :
Lire la suite »Lectures coup de cœur Hiver – Printemps 22
Le 31 août 2022Oui, je sais, c’est le dernier jour d’août, autant dire le dernier jour d’été dans le subconscient collectif, on est à la veille de la rentrée des classes et en pleine rentrée littéraire, et je viens vous parler de mes lectures coup de cœur de l’hiver et du printemps derniers, autant dire des lectures datant de Mathusalem ! D’autant plus que les deux ouvrages dont je vais vous parler aujourd’hui ne sont apparus, il me semble, dans aucune liste de rentrée littéraire officielle, ni cette année, ni celle d’avant, ni aucune autre.
Oui, j’ai un certain plaisir malicieux à publier cette note de lecture « à contretemps » car j’ai une sainte horreur des rythmes (infernaux) imposés. Mais c’est aussi pour vous rappeler, s’il le fallait, qu’aucun livre n’est intrinsèquement assorti d’une date limite de lecture ou d’une saisonnalité. Les travers de la consommation de masse et une certaine obsolescence programmée affectent aussi le monde du livre désormais. Mais ce n’est pas parce qu’un ouvrage n’est pas/plus sur les étagères, ou n’y est pas particulièrement mis en valeur, qu’il n’existe pas/plus. Il pourra toujours être commandé dans n’importe quelle librairie ou directement à son éditeur.
Je précise à tout hasard que ceci n’est pas une attaque contre les livres de la rentrée littéraire. Les livres ne sont pas responsables des systèmes dans lesquels nous les englobons et j’espère pouvoir lire un grand nombre de ceux qui paraissent ces jours-ci, dans les mois à venir.
Pour clore ce long préambule (mais cela faisait tellement longtemps que je n’étais pas venue vous parler de mes lectures que je me rattrape un peu !) et pour me montrer totalement honnête, il me faut aussi confesser que j’ai manqué de temps pour partager mes lectures en ce premier semestre 2022. J’ai beaucoup lu, mais d’abord et avant tout pour mon travail de traductrice et aussi pour mon projet Métisse. Et alors ? Les ouvrages lus uniquement pour le plaisir ont été moins nombreux. Mais parmi ceux-là, ces deux livres, extrêmement différents l’un de l’autre, m’ont ravi le cœur, d’abord et avant tout par leur langue.














