Les otages de Taina Tervonen, paru aux Éditions Marchialy en 2022.
Une de mes premières lectures de cette année en vue de ma participation à la rencontre du 2 mai prochain « Objets sensibles : l’histoire coloniale et les musées français (déambulation poétique et rencontre) »
J’ai beaucoup apprécié le juste ton et le juste cheminement narratif adoptés par l’autrice pour aborder des questions aussi délicates, en rendant compte de la complexité des situations, de l’ambiguïté des relations individuelles. Je parle de narration car, s’il s’agit d’une enquête, elle nous est transmise sous la forme d’un récit, sous la belle plume, qui ne manque pas de poésie, de l’autrice. Un récit qui ose également dire « Je ne sais pas, je n’ai aucune certitude » quand cela s’impose.
Hier, j’ai fait un premier repérage in situ sur la Place des Capucins, pour finir de préparer ma performance. Je vous espère nombreuses et nombreux à nous accompagner et converser avec nous le 2 mai prochain.
Rencontre inattendue
Le 21 avril 2023Chemin(s)
Le 19 avril 2023Traversée par le(s) chemin(s) en traduction, poésie, méditation, voyage :
Comme son travail devait être difficile, s’était dit Consuelo, repensant à tout le chemin parcouru par sa petite-fille, autrefois juste une enfant crasseuse qui lui était confiée et qui passait les journées d’été dans sa maison, jouant dans les eaux boueuses du bassin à poissons de son jardin. Therese était rédactrice de sa propre rubrique et, depuis peu, également chroniqueuse occasionnelle d’un magazine féminin populaire.
Extrait de la nouvelle Une faible consolation de Noelle Q. de Jesus, publiée dans le recueil Passeport, paru aux Éditions do en 2020
Je suis un chemin.
Je suis quelque chose qui vient d’avant, qui m’a été transmis par mon père. Lui aussi l’a reçu. […]
Où que j’aille, j’emporte tout cela avec moi.
Extrait du roman de témoignage Le chemin imparfait de José Luís Peixoto, paru aux Éditions Gope en 2023
Et si je parle de Paradis,
alors c’est que je parle de ma grand-mère
qui m’a dit de toujours l’avoir
sur moi, planqué […]
Et si la vie te met la pression,
[…]
trouve-toi une chambre libre – dans un hôtel étoilé,
sans étoile ou à la belle étoile – cherche une lampe
et vide ton paradis sur une table
Extrait du poème Un paradis portatif de Roger Robinson dans le recueil du même titre, paru chez L’arbre de Diane en 2022
Nous, êtres humains, pouvons parvenir à la même vérité, mais le chemin, la façon de l’atteindre, ne se répète jamais.
Extrait de Ritmo: el eterno organizador de Victoria Santa Cruz, traduit en mars 2023, à paraître
Traduire la femme – La femme
Le 12 avril 2023La femme
recueil poétique de Victoria Guerrero Peirano
Traduit de l’espagnol (Pérou) par Patricia Houéfa Grange
Editions Klac, mars 2023
Je vous l’annonçais à la fin du mois de février, ce recueil est désormais disponible !
Son autrice était même présente à Bordeaux récemment pour participer à l’Escale du Livre, notamment lors d’une soirée proposée par la Maison de la Poésie de Bordeaux, en collaboration avec Klac.
Voici ce que je peux vous dire de cet ouvrage fascinant et singulier, sans trop vous en dire :
Lire la suite »Les Dîners de Matrana 2
Le 11 avril 2023Il y a deux mois, je vous annonçais le lancement des Dîners de Matrana, association de traducteurs dont je suis adhérente. Pour la deuxième édition de ce rendez-vous gustatif et littéraire, je ferai partie des coursiers-cuistots-serveurs-lecteurs aux côtés d’une belle brigade de traducteurs.rices gourmand.e.s !
Je lirai des extraits de mes dernières traductions.
Toutes les informations en cliquant sur l’image ci-dessus. On vous attend au Petit Grain à Bordeaux !
Renversement/Revolcada
Le 7 avril 2023
Le 4 mars dernier, lors de l’événement « Flor que ladra » à l’Alliance Française de Lima, Gloria Caceres a lu son poème bilingue espagnol/quechua « El color de la lluvia/Parapa llimpin » (« La couleur de la pluie »).
Cela faisait moins d’une poignée de jours que j’étais à Lima et je luttais toujours avec le jetlag. La nuit commençait à tomber, on entendait de temps à autre un oiseau, et j’ai été profondément émue, bouleversée même, par sa voix et sa langue qui enrubannaient le ciel. En rentrant bien plus tard dans mon chez moi de Barranco, j’ai écrit un poème, mon premier poème liménien, directement inspiré par cette lecture. Un poème bilingue français/espagnol intitulé Renversement/Revolcada.
Je l’ai enregistré là-bas, je tenais à ce que l’atmosphère de mon bureau de Lima accompagne ma voix. Et Gloria m’a fait l’amitié de répondre à mon appel et sa voix accompagne également cet enregistrement, en lisant ce poème si beau, en ourlant ses sons si touchants, également enregistrés là-bas.
Le montage sonore final s’est réalisé à Bègles. Ce qui fait de cette composition à voix haute un pont comme je les aime entre villes, langues et cultures.
Bonne écoute !
Lire la suite »Pantoun de saisons
Le 5 avril 2023Traduire la femme – Victoria à Bordeaux
Le 3 avril 2023C’était vendredi dernier à l’Escale Du Livre de Bordeaux.
Comme je vous l’avais annoncé au début du mois de mars, Victoria Guerrero Peirano participait à la soirée « Quatre Femmes » aux côtés de Fanny Chiarello, Lisette Lombe et Cloé du Trèfle. Une proposition de la Maison de la Poésie de Bordeaux en collaboration avec les éditions Klac.
Victoria a lu des extraits de son recueil La mujer en langue originale, avec une projection de la traduction française par votre serviteuse pour le recueil La femme qui vient de paraître aux éditions Klac.
Elle a par la suite procédé à une séance de signature de son livre.
Résidence de traduction à Lima – Fin
Le 2 avril 2023Il y a eu les premiers derniers abrazos dès mardi. Puis d’autres leur ont succédé dans les jours suivants jusqu’à jeudi.
Il y a eu les derniers verres et dernières promenades partagés.
Il y a eu mes dernières petites déambulations solitaires dans Barranco.
Un dernier petit tour à Miraflores et sur le Malecón.
Un premier et dernier bain de Pacifique.
Un dernier magnifique coucher de soleil depuis la Bajada de los Baños.
Un dernier moment passé sur un banc du Parque Municipal à m’imprégner de l’ambiance si spéciale du quartier à l’atardecer.
Les multiples chants mêlés des oiseaux qui bénissent le jour quand il s’en va et quand il revient, telles les vagues pas très loin.
Une suite infinie de derniers et le moment du départ est arrivé.
Je suis de retour à Bordeaux après avoir vécu une superbe expérience et riche de magnifiques souvenirs.
Mon premier immense merci va à Julie Guillerot qui a organisé et coordonné ma résidence, qui m’a accueillie et accompagnée, et qui est surtout devenue une amie.
Un grand merci à l’ Ambassade de France au Pérou et au Ministerio de Cultura del Perú qui m’ont accordé cette résidence, ainsi qu’à Repercuté qui l’a coordonnée.
Un grand merci aux membres de la Familia Santa Cruz Gamarra sans qui tout ceci n’aurait jamais existé.
Merci à chacune des personnes rencontrées au cours de ce mois pour les discussions et moments partagés, qui ont enrichi et enchanté mon séjour.
Merci à Victoria Santa Cruz dont l’aura m’a entourée et m’entoure au-delà de ce séjour.
Je suis de retour à Bordeaux, mais je vais encore vous parler de Lima pendant quelques semaines car j’étais trop occupée à traduire et à vivre cette résidence pour partager avec vous tout ce que je voulais partager. Ce sera fait dans les prochaines semaines.
Gracias y hasta siempre, Lima.
Afro-Pérou/Peña Don Porfirio
Le 31 mars 2023C’était il y a une semaine. Une belle soirée à la Peña Don Porfirio, institution en matière de peña, située à Barranco.
Au programme :
– Côté musique, chant : Valse, Polka, Marinera, Rythmes afro, etc.
– Côté danse : Marinera limeña, Marinera norteña, Tondero, Festejo, Alcatraz et Zamacueca
Quelques moments en partage.
Traduire Victoria Santa Cruz à Lima
Le 30 mars 2023Depuis mon arrivée à Lima et l’annonce du projet de traduction de l’œuvre de Victoria Santa Cruz, j’ai croisé et rencontré de nombreuses personnes qui m’ont parlé d’elle, de ce que son œuvre et elle représentent pour elles/eux. Il y a des points communs entre ces différents témoignages qui m’ont permis de me faire une idée de qui elle était.
Mais qui mieux que les personnes qui ont vécu à ses côtés et l’ont également accompagnée dans certains moments de sa vie publique, pouvait me transmettre des aspects de la femme et de l’artiste qu’elle a été et qu’elle reste ?
Catalina Bustamante et Octavio Santa Cruz Urquieta m’ont généreusement offert ce regard. Tout cela m’aide à peaufiner ma traduction, à ajuster le ton, les nuances. Sans compter les quelques aspects techniques en musique et danse du livre qui ont été éclairés.
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