Une fois qu’un livre est publié, il n’appartient plus vraiment à son auteur.trice, il est à ses lecteurs.trices. Et ce sont elles et eux qui en parlent le mieux. Voici Cette Malaisie lah! mis en scène et/ou commenté notamment par celles et ceux d’entre vous qui ont adopté un ou plusieurs exemplaires que j’ai personnalisés d’un dessin-hibiscus et empapillonnés de papier wax, mille mercis :
En cette nuit de pleine lune d’août; je viens partager avec vous un des deux longs poèmes que j’ai écrits pendant le confinement. Il m’a été inspiré par le livre Gardiennes de la lune de Stéphanie Lafranque et mes travaux en cours sur le(s) corps de(s) femme(s). J’ai évoqué ce livre et ces inspirations dans cette précédente note de blog.
C’est un poème qui fera d’abord et avant tout partie de ce projet au long cours entamé il y a un peu plus de dix ans et qui devrait aboutir à un diptyque poétique sur les corps et les luttes des femmes. Cependant, une fois écrit, j’ai trouvé qu’il entrait particulièrement en résonance avec les discussions que j’avais eues avec Virginie Biraud concernant Scansions animales, création en cours de la Cie Tchaka.
A paru au tout début du mois de juillet le numéro spécial de la revue Jentayu consacré à la Covid 19, En ces temps incertains. Cette édition aussi singulière que les circonstances qui lui ont donné naissance fait directement écho au nouveau coronavirus, mais explore également des thématiques connexes telles que la maladie, la mort, la guérison, le confinement, la distanciation, la solitude et l’espoir.
J’y ai apporté ma contribution en traduisant depuis l’anglais L’homme des cavernes (titre original : Cave Man) de l’autrice singapourienne, Clara Chow. C’est un texte extrait du recueil Dream Storeyspublié par Ethos Books en 2016.
Cette année, je ne prendrai pas l’avion. Mes voyages seront pour la grande majorité intérieurs car je suis habitée par de riches rêveries que je nourris régulièrement. Il y aura des voyages au bout de ma terrasse (surtout de mon mini-jardin en pots et jardinières), des voyages au bout de ma rue, des voyages au bout des chemins. J’ai si souvent survolé des milliers de kilomètres qu’il me reste tant à explorer à quelques jets de pierre de chez moi ! Mais surtout, il me reste encore tant à lire ! Je sais que ma pile de livres ne tarira jamais. Les livres sont les meilleurs véhicules pour franchir l’espace et le temps. Et les librairies, d’excellentes agences de voyage ! Vous ne vous imaginez pas à quel point à cette pensée, mon cœur s’envole léger vers mille horizons ! Pour bien commencer l’été, j’ai pris des billets vers des destinations qui m’ont rappelé des voyages passés : San Francisco et la Californie lors d’une université d’été à Berkeley d’une part et mes deux précieux séjours en ma chère Malaisie de l’autre. Ladies and gentlemen, we’re about to fly, please fasten your seatbelts. Cabin crew, prepare for take-off!
J’ai encore bien des choses à vous raconter au sujet de cette formidable expérience qu’a été la traduction du premier recueil de nouvelles de Noelle Q. de Jesus, paru sous le titre Blood à Singapour, à paraître sous le titre Passeport à Bordeaux. Vous remarquerez que dans cette phrase, en écrivant « a été », j’ai conjugué cette traduction au passé. En effet, je peux désormais le faire en toute sérénité car j’ai à présent définitivement mis un point final à cette traduction. Pour la petite histoire, contrairement à ce que je déclarais dans mon précédent post concernant cette traduction, entre mars et juin, elle a donné lieu à une très belle partie de tennis à quatre entre l’éditeur, la relectrice, l’autrice et moi. Mais ceci est une autre histoire que je vous raconterai la prochaine fois.
Les cris tacites, projet de Morgane Visconti auquel j’ai participé, est à découvrir sur les vitres de la Maison des Femmes de Bordeaux depuis ce matin et jusqu’en août.