« Cette Malaisie lah! » Patricia Houéfa Grange Préface de Georges Voisset Editions Gope, mars 2020
J’ai respiré les arômes rouges de la fleur nationale malaisienne et son essence s’est infiltrée en l’âme de ma chair, entre les pages rouges de mon carnet de déambulations dont je vous ouvre le poémier-fleur.
Plus d’un an et demi que je ne vous ai pas donné ici de nouvelles de cette formidable aventure que je vis avec la traduction de Blood, premier recueil de nouvelles de l’autrice philippine, Noelle Q. de Jesus. Et pourtant, il s’en est passé des (belles) choses depuis !
Série photographique en couleur, accompagnée d’écrits poétiques ou de témoignages.
Combien de cris contenus, retenus ? Combien de cris étouffés dans des coussins durs ou molletonnés ? Combien de cris aux creux des ventres muselés ? Cri de vie, cri de désespoir, cri de colère, cri de joie, cri de rage, cri de guerre, cri de révolte, cri de douleur, cri d’amour, cri du cœur. Combien de cris interdits ou permis ? Combien de cris muets, honteux ou assumés ? Combien de cris pour l’humanité ? Combien de cris pour les femmes ?
Cela fait un peu plus de 20 ans que j’habite Bordeaux, sa métropole et sa région. Evidemment, j’ai mille et une fois entendu parler d’Aliénor d’Aquitaine. Les références à cette femme, deux fois reine, sont légion, en particulier par ici. Des bateaux de croisière sur la Garonne aux cuvées de certains châteaux, en passant par des pâtisseries ! Elle fait partie de ces figures que tout le monde connaît, sans forcément réellement les connaître. D’Aliénor, j’avais moult fois entendu parler de sa liberté – entendez de son libertinage, de son ambition et de sa cruauté, de sa sulfureuse « légende noire » donc. Il y a déjà plusieurs années que j’ai envie de m’intéresser de plus près à elle et de me faire ma propre opinion. Je ne suis pas férue de livres d’Histoire pure, j’ai toujours préféré apprendre de façon plus concrète, incarnée. La littérature, bien documentée, est le choix de la reine dans ces cas-là ! C’est ainsi que j’ai fini 2019 et entamé 2020 en compagnie de « l’Aigle à deux têtes ».
Photo et pantoun : Patricia Houéfa Grange (cliquer pour agrandir)
C’est avec ce premier pantoun de l’an 20 que je viens vous souhaiter à chacune et chacun une douce, paisible et sereine année 2020. Soyez léger.e, déployez vos ailes, lévitez régulièrement et même envolez-vous, flottez, rêvez, créez, lisez, écrivez, épanouissez-vous, restez ou devenez vous-mêmes !