Image : Patricia Houéfa Grange Tous droits réservés Cliquer pour agrandir
Comme je le disais dans ma publication précédente, c’est le temps des bilans. Et tout comme la saison précédente, cette saison 2022-2023 m’a réservé son lot de hauts et bas, avec cependant des dents de scie bien plus marquées et acérées… Je suis heureusement bien entourée et je profite de cette publication pour remercier encore celles et ceux qui m’entourent dans le cercle de ma famille, de mes ami.e.s, de mes collègues. Il y a encore bien des belles personnes en ce monde. Un merci grand, grand, grand. Pluie d’amour et de bénédictions sur vos vies et vous !
Même si les moments de moins bien m’ont mise et me mettent à l’épreuve, je suis d’abord et avant tout infiniment reconnaissante envers la vie pour toutes les bénédictions dont elle m’a comblée sur cette incroyable saison 2022-2023 ! Je suis très fière de mes réalisations et ma gratitude est grande envers toutes les personnes qui m’ont fait confiance et avec lesquelles j’ai collaboré !
Je retiens, profondément gravés dans mon cœur, tous les beaux moments forts inscrits sur le pêle-mêle ci-dessus :
C’est le temps des bilans avant la parenthèse estivale, alors je fais celui de mes publications individuelles pour cette saison 2022-2023 :
Triptyque Métisse, et alors ?
– Poésie Mon recueil poétique Métisse, et alors ? a trouvé sa maison et sera en librairie le 5 octobre. Joie. Hâte de le partager avec vous ! (Les dessins du triptyque ci-dessus sont les miens et font partie de mon projet hybride et pluridisciplinaire Métisse, et alors ? dont le livre est la pièce maîtresse)
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– Traductions Par ordre de publication Un paradis portatif de Roger Robinson (traduit depuis l’anglais) publié par L’arbre de Diane Le chemin imparfait de José Luís Peixoto (traduit depuis le portugais) publié par Éditions Gope La femme de Victoria Guerrero Peirano (traduit depuis l’espagnol) publié par Klac Et toi, pourquoi tu es noir ? de Rubén H. Bermúdez (traduit depuis l’espagnol) publié par Phree et Espacio Afro
A suivre…
Merci aux auteurs.rices et éditeurs.rices qui m’ont fait confiance ! Merci aux lecteurs.rices, profitez de l’été pour faire de nouvelles découvertes littéraires !
Depuis quelques jours, l’Ambassade du Portugal à Paris a mis en ligne le site « Ecrivains portugais en France » qui est tout à la fois un catalogue et un répertoire que José Augusto Duarte, Ambassadeur du Portugal en France, présente ainsi :
« L’élaboration de ce catalogue en ligne est une initiative de l’Ambassade du Portugal à Paris, rendue possible grâce au travail conjoint d’une grande diversité de personnes et entités. Pour la première fois depuis 1994 (Catalogue des traductions françaises d’auteurs portugais, Fondation Calouste Gulbenkian et Institut Camões), l’information disperse est compilée, permettant une vue d’ensemble qui se revêt d’une grande utilité pour tous ceux qui sont concernés ou intéressés par la diffusion de la littérature portugaise en France. « Écrivains portugais en France », un répertoire en ligne des auteurs portugais traduits et/ou édités en France se veut un outil au service des chercheurs, bibliothécaires, libraires et des lecteurs que nous souhaitons de plus en plus nombreux. »
Et c’est une grande joie pour moi de voir figurer sur ce site Le chemin imparfaitde José Luís Peixoto, récemment publié dans ma traduction par les Éditions Gope. N’hésitez pas à parcourir ce bel outil en ligne et n’hésitez pas non plus à découvrir le très beau livre de José Luis Peixoto !
Comme je vous l’indiquais dans ma dernière note à son sujet, cet ouvrage est désormais disponible. Je viens donc vous en dire un peu plus à son sujet.
Et toi, pourquoi tu es noir ? est d’abord et avant tout le livre d’un photographe, d’un créateur visuel, d’un conteur d’images.
Dans cet ouvrage, l’auteur raconte sa construction identitaire de métis à Mόstoles, ville de la communauté autonome de Madrid, majoritairement blanche. Pour cela il mêle des photos issues de ses albums de famille à des images collectives : culture populaire (émission et séries télévisées, chanteurs, acteurs, sportifs), archives historiques et muséales, discours et manifestations politiques, etc. Il saupoudre l’ensemble d’anecdotes personnelles et trace ainsi des liens entre son histoire individuelle et l’Histoire commune.
Son récit est divisé en quatre parties : I. L’enfance et l’apprentissage progressif de la différence dans le regard des autres, sans y accorder une réelle importance. II. L’adolescence et la prise de conscience profonde de sa noirité, de l’histoire des Noirs et de ses répercussions, avec les premières confrontations violentes au racisme. III. Les années de jeune adulte et de début de construction identitaire, d’enracinement dans sa part noire notamment à travers les cheveux. IV. L’engagement artistique et politique.
L’ouvrage est économe en mots, mais la rencontre orchestrée entre photos, images, archives et textes crée un ensemble éclairant, édifiant et non moins émouvant, touchant. C’est l’histoire de Rubén H. Bermúdez, mais c’est aussi l’histoire des Afropéens, des Afrodescendants d’Occident.
Ce livre a rencontré un joli succès en Espagne et au-delà. Après une première édition uniquement en espagnol, le livre a connu une deuxième édition en version bilingue espagnol/anglais et est à présent disponible en version trilingue espagnol/anglais/français. A ce jour, il a permis à son auteur de participer aux Rencontres africaines de la photographie de Bamako (Mali), à Circulation(s), festival de la jeune photographie européenne (France, 2022) et au PhotoIreland Festival 2023 R/evolutions à Dublin (Irlande).
Ca y est, l’édifiant et touchant livre de Rubén H. Bermúdez est disponible en version trilingue, dans ma traduction pour la version française, et avec trois couvertures au choix !
Je reviens bientôt vous en dire un peu plus sur ce livre, mais vous pouvez d’ores et déjà vous le procurer par là.
A présent que je suis allée au bout de mon projet Métisse, et alors ? et que je lui ai trouvé une maison, j’ai décidé de m’occuper d’un autre projet qui me tient également particulièrement à cœur, et qui a commencé à s’esquisser il y a déjà plus de 10 ans. Il s’agit de mon projet sur les corps de femmes. Ces dernières années, j’ai souvent été tentée de l’abandonner, d’y renoncer, tant ce sujet a été traité sous toutes les coutures à présent. Et puis, ces questions qui sont venues me tarauder : au final, c’est quoi un corps de femme aujourd’hui ? C’est quoi être femme aujourd’hui ? Comment se définir sans s’essentialiser ? Est-ce que tout cela a encore un sens ? Des questions qui finalement me ramènent vers cet ouvrage. Ce projet prendra certainement des chemins différents de ceux envisagés au départ. Il sera peut-être moins ambitieux, plus resserré. Je ne sais pas encore. Mais je vais désormais lui offrir tous les interstices de temps que je pourrai lui consacrer jusqu’à ce qu’il ait fini de s’accoucher. En partage, à haute voix, ce texte écrit il y a longtemps déjà, que j’ai tout récemment retravaillé et qui fait partie de ce projet. Merci d’avance pour vos écoutes, vos réactions, vos retours, vos partages si le cœur vous en dit :