Dimanche gris
Pluie multicolore
Campagne rastafari
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Photo : Mariposa
Tous droits réservés
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Dimanche pluvieux
Cuisiner au rythme
du sillon vinyle
Mariposa, Barsac, dimanche 2 novembre 2014
Une poignée de pierreries
Collection de pantouns francophones
Présentés par Jérôme Bouchaud & Georges Voisset
Ed. Jentayu, octobre 2014
Quelle émotion lorsque j’ai reçu mon exemplaire de ce superbe ouvrage ! Quand je repense à l’histoire de ma rencontre avec le pantoun ! En janvier, je découvrais ce quatrain d’origine malaise et son histoire. A partir de mars, mes premiers pantouns ont été publiés dans la Revue Pantouns. Et en octobre, certains de mes pantouns sont publiés dans cette toute première collection de pantouns francophones ! Wow ! C’est presque vertigineux !
Je ne peux que vous encourager à vous procurer cet ouvrage, et pas seulement parce que vous pourrez m’y lire !
Ce recueil est tout autant une initiation au pantoun qu’une introduction à la culture de ce monde malais/indonésien dont il est originaire.
Croissant de lune trempé
dans le thé noir du ciel.
Petit-déjeuner à minuit.
Mariposa, à Barsac, 28/10/2014
Copyright Carol Rossetti
Friches
Dans vos yeux :
Femme
Métisse donc Noire
Métisse donc Blanche
Callipyge
Crépue
Tatouée
Exilée
Poète
Artiste
Sans désir d’enfant
Dans mon âme :
Je cumule les tares-franges des sociétés
Je cultive la marge de mon unicité.
Mariposa, Bordeaux, 24/10/14
J’explore de nouvelles voies d’expression poétique :
Vidéo artisanale cousue avec Windows Live Movie Maker
Texte, son (kalimba) et vidéo : Patricia Grange
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C’est un tout premier essai de poésie multimédia. C’est donc très court. Je pense que mes (futures) créations du même style seront toujours courtes. Mais celle-ci dure moins d’une minute ! Histoire de me familiariser avec ce nouvel univers qui m’ouvre une multitude de possibilités. Qu’en pensez-vous ?
Traduction personnelle de la citation de Gloria Steinem :
« Ce n’est pas parce qu’on a des cordes vocales qu’on devient automatiquement chanteur d’opéra. De même, ce n’est pas parce qu’on a un utérus qu’on devient forcément mère. »
(Et j’insiste sur le verbe « devenir »)
Il y a un tout petit peu plus d’un, j’accouchais de mon projet, longtemps en gestation, « Ventres, sons creux », assisté de Maya Mihindou. Recueil graphico-poétique sur mon absence de désir d’enfant :
Ventres, sons creux
Poèmes de Patricia Grange
Illustrations et maquette de Maya Mihindou
Ed. Vertébrale, octobre 2013
J’ai récemment eu l’occasion de parler de cet ouvrage lors d’un entretien accordé à Karfa Diallo pour Senenews. Au cours de cet entretien, nous avons parlé de mon travail poétique en général, de mes thèmes de prédilection, et des Ventres en particulier. Je suis ravie de partager cet entretien avec vous :
140 piles
Oxmo Puccino
Ed. Au diable Vauvert, 2014
C’est la première fois que je lis un recueil de … tweets ! Mais pas de n’importe qui, ces tweets sont d’Oxmo Puccino, un des très rares rappeurs français dont j’écoute les albums avec délice (ils ne sont que trois ou quatre rappeurs dans ce cas). J’aime l’univers de ce monsieur que certains surnomment le Jacques Brel noir. Je pense que Jacques Brel est Jacques Brel et qu’Oxmo Puccino est Oxmo Puccino. Chaque artiste a droit à sa propre place. Mais il est vrai que ce garçon-là a de multiples talents, que sa plume et ses interprétations me ravissent.
Je me suis donc laissée tenter par ce recueil de tweets postés sur le réseau social entre mai 2009 et janvier 2014. Et je n’ai pas été déçue ! Oxmo Puccino y partage des citations, des moments de vie, d’écriture, de composition, de studio, de scène, des réflexions, des paroles de chanson … Ce sont ces textes très courts qui constituent ces 140 piles. 140 piles comme le nombre de signes maximum que peut comporter un tweet. 140 piles comme autant de batteries d’énergie pour alimenter le quotidien, car Oxmo tweete tous les jours ou presque. Et ses followers (abonnés de sa page sur Twitter), il les appelle des flowers (fleurs).
Quelque extraits :
Vitrine avec collection de vases
Collection René Lalique – Musée Calouste Gulbenkian de Lisbonne
Photo : Mariposa – Tous droits réservés
Je reviens vous parler de cet inoubliable séjour à Lisbonne en septembre dernier. Un autre des moments très forts pour moi, ce fut la visite du Musée Calouste Gulbenkian, et plus particulièrement de sa dernière salle, celle qui abrite quatre-vingt pièces originales de René Lalique. Un pur moment de poésie !
J’ai un amour sans limite pour le travail de la terre et celui du verre. J’ai une tendresse particulière pour l’Art Nouveau (est-ce parce qu’il accorde une place centrale à la Nature ?) et en particulier pour des artistes comme Gallé et Lalique. Je ne pouvais donc pas passer par Lisbonne sans aller voir cette somptueuse collection ! Il s’agit d’une des collections Lalique les plus importantes au monde, aussi bien en quantité qu’en qualité. Elle donne à voir l’ensemble des facettes du talent de ce véritable poète du verre, mais elle est cependant principalement constituée de bijoux. Cela m’a permis de découvrir le premier métier de cet artiste complet !
Attention, retenez votre souffle (même si la qualité de mes photos ne rend pas complètement hommage à la beauté des oeuvres, je m’en excuse) (cliquez pour agrandir) !