Pensée sauvage
Photo de Mariposa – Tous droits réservés
Je viens vous porter l’offrande et les encens des toutes premières fleurs d’été de mon jardin …
au bout d’une branche
le jardin suspendu
dans une goutte d’eau
Portrait d’Omar Khayam
Source de l’image
J’ai découvert Omar Khayam il y a environ deux ans (Oui je sais, Shame on me !) grâce à Naly Razakandraibe qui a lu quelques-uns de ses quatrains lors d’une soirée poésie chez Paul’s Place aux Chartrons.
C’est une des raisons pour lesquelles j’aime ces soirées : elles me permettent de découvrir des poètes, des auteurs et de parfaire ma culture poétique.
J’ai tout de suite beaucoup aimé ces Rubayat (« quatrains » en persan) si épicuriens, dans lesquels transparaît l’urgence de Vivre, oui, avec un grand V !
De son vivant, Khayam, à la fois astronome et poète (entre autres), avait mauvaise réputation, considéré comme impie, libertin et ivrogne.
Je pense qu’il est peut-être né trop tôt et avait une large avance sur son temps ! Je pense aussi, qu’au contraire, il était croyant. Il croyait en la vie et était profondément conscient de son caractère éphémère et de la vanité de toute chose. Je pense que lorsqu’on atteint la pleine conscience de tout ceci, on ne peut devenir qu’épicurien. Mais épicurien au sens de la définition qu’en donne André Velter dans sa préface aux Rubayat dans l’édition de Gallimard.
Aurore
Ceinte des montagnes ouateuses
de mes rêves
Mariposa, Barsac, mai 2014
***
Oiseau crucifié
immobile en plein vol
par le vent.
Mariposa, Bordeaux, mai 2014
***
Autour des vignes
les murs pleurent
de lierre.
Mariposa, Barsac, juin 2014
***
Nuit douce
Pleine lune
Rires au-delà de minuit.
Mariposa, Bordeaux, juin 2014
Internet et Facebook ont cet intérêt particulier pour moi de rester, malgré tout, de belles fenêtres ouvertes sur de jolies découvertes littéraires et poétiques. Il y a quelques jours, via Facebook, j’ai découvert ce proème (poème en prose) de Martha Rivera-Garrido, poète (entre autres) domicaine que je ne connaissais pas du tout, mais dans l’univers de laquelle je me suis immergée depuis ! Vous comprendrez pourquoi en lisant ce poème qui m’a menée à elle :
Martha Rivera-Garrido par Orling Arty Dominguez
No te enamores.
No te enamores de una mujer que lee, de una mujer que siente demasiado, de una mujer que escribe… No te enamores de una mujer culta, maga, delirante, loca. No te enamores de una mujer que piensa, que sabe lo que sabe y además sabe volar; una mujer segura de sí misma. No te enamores de una mujer que se ríe o llora haciendo el amor, que sabe convertir en espíritu su carne; y mucho menos de una que ame la poesía (esas son las más peligrosas), o que se quede media hora contemplando una pintura y no sepa vivir sin la música. No te enamores de una mujer a la que le interese la política y que sea rebelde y vertigue un inmenso horror por las injusticias.Una a la que le gusten los juegos de fútbol y de pelota y no le guste para nada ver televisión. Ni de una mujer que es bella sin importar las características de su cara y de su cuerpo. No te enamores de una mujer intensa, lúdica y lúcida e irreverente. No quieras enamorarte de una mujer así. Porque cuando te enamoras de una mujer como esa, se quede ella contigo o no, te ame ella o no, de ella, de una mujer así, JAMAS se regresa.
Martha Rivera-Garrido (Fragmento de Los Amantes de Inbox de Papel, 2014)
Publié sur son blog le 18 février 2014
Le week-end dernier, tout en vacant à mes diverses occupations, j’ai regardé mon orchidée jaune ouvrir sa toute première fleur de l’année. Il lui a fallu un peu plus d’une demi-journée, entre samedi midi et dimanche matin, pour s’ouvrir et s’offrir toute entière. C’était très émouvant …
C’est avec beaucoup de plaisir que je vous informe qu’un de mes pantouns a de nouveau été retenu par l’équipe de la Revue Pantouns et publié dans le numéro 11, numéro d’été.
Voici la présentation de ce dernier :
Ce mois-ci, nous vous proposons un numéro illustré de plusieurs œuvres abstraites du célèbre peintre malaisien Yusof Ghani (né en 1950) et de l’artiste et poète française Nathalie Dhénin, qui compte également parmi nos contributeurs. Très bonne lecture et au plaisir de lire vos pantouns !
Dans son édito, Eliot Carmin annonce le passage à un nouveau rythme de publication à partir de septembre prochain. La revue ne sera plus bimestrielle, mais trimestrielle. Elle va également se restructurer en association loi 1901.
Je vous laisse lire et découvrir la suite en cliquant ici.
Mon pantoun-coquelicot est publié dans le chapitre des pantouns d’amour …
Bonne lecture !
Première de couverture de Métisse. Et alors ?
Textes et illustration de couverture : Patricia Grange
A paraître : 5 juin 2014
(cliquer pour agrandir)
Première de couverture de Métisse. Et alors ?
Textes et illustration de couverture : Patricia Grange
A paraître : 5 juin 2014
(cliquer pour agrandir)
C’est avec beaucoup de plaisir que je viens vous présenter mon nouvel ouvrage Métisse. Et alors ? qui mûrit en moi depuis de nombreuses années. En effet, les textes les plus anciens de ce recueil datent de mon adolescence et le plus récent a moins d’une semaine ! Je l’ai écrit alors que la maquette était déjà pratiquement achevée !
C’est un ouvrage qui raconte une partie de mon histoire, ma quête identitaire qui ne sera jamais achevée, ma navigation perpétuelle entre plusieurs mondes et univers, mon entre-deux fondateur, bref mon métissage. Cependant, je pense que vous pourrez tous vous retrouver dans ces textes, que vous soyez métis (ethniquement parlant je veux dire) ou pas. Nous vivons dans un monde où vous avez certainement puisé à l’extérieur pour vous nourrir et vous construire …
Quelques pages de présentation (cliquer pour agrandir) :
Saoudie par Maya Mihindou
dans Le paravent des ires, 2009
Hier, j’ai publié une note de blog intitulée « Coups de coeur nègres » dans laquelle je racontais quelques-unes des rencontres fortes que j’ai faites au cours de la manifestation « Femmes noires et résistances » organisée au début du mois de mai par la Fondation du Mémorial de la Traite des Noirs.
Et, comme un écho, à la fin de la journée, j’ai trouvé dans ma boîte mail, le lien vers un compte-rendu de l’Après-midi de la Liberté, rédigé par la service communication de la mairie de Cenon. Dans cet article, ces mots me concernant et concernant ma mise en voix et en sons de « Noire et A-mère », lecture d’extraits de mon recueil Ventres, sons creux :
« Patricia Grange.
Hiératique vestale d’une cérémonie de poésie frontale. Seule, debout, face à nous, elle expire ses mots, inspire ses silences. Jouant d’instruments ancestraux, elle ponctue la progression du poème avec des sons qui parlent d’autres langues. « Ventres, sons creux » est une affirmation pleine de promesses, de sagesse, de jeunesse et de courage aussi. Une belle affirmation d’une féminité pleinement habitée. Grand poème, accompagné dans sa version imprimée, par les dessins de Maya Mihindou. »
Merci à eux. Je suis vraiment très touchée …
Je vous invite vivement à lire l’intégralité de ce compte-rendu très complet de cet après-midi si riche.
La campagne défile derrière
les vitres du train.
Je savoure des makis.
Mariposa
Haïku …
Sushi
de l’esprit.
Mariposa
Les yeux fermés
Tableau de Fabienne Arietti
Il y a quelques semaines, j’ai eu la chance et le plaisir de participer à la très belle manifestation « Femmes noires et résistances » organisée par la Fondation du Mémorial de la Traite des Noirs, dans le cadre de la célébration du 10 mai, Journée nationale de commémoration de l’esclavage, de la traite et de leurs abolitions.
C’est dans ce cadre que j’ai ressenti de magnifiques coups de coeur nègres ! Nègre au sens de la Négritude, de Césaire, Nègre au sens péléen, volcanique, sulfureux, irrévérencieux, incandescent du terme ! Des coups de coeur nègres-arcs-en-ciel ! EÏA pour ces grandes dames :