Les Centuries Pantoun – La couverture

Le 14 mars 2017

Illustration de couverture : Mariposa

Il y a quelques jours, je vous ai présenté deux des femmes-fleurs que j’ai réalisées pour le projet Les Centuries Pantoun (j’en ai dessiné quatre au total. Deux d’entre elles n’ont pas été retenues pour le projet, mais je vous les montrerai peut-être aussi ici. Les tâtonnements permettent également d’avancer). Je vous avais indiqué que La Femme-hibiscus avait été retenue pour la couverture. La voici donc ci-dessus (cliquez pour agrandir). Je dois dire que j’aime énormément cette couverture et qu’en la voyant je suis encore plus heureuse et comblée des heures joyeusement consacrées à ce projet.

Pour rappel, cet ouvrage sera mis en ligne sur le site de Pantun Sayang fin mars/début avril.

Pantoun-azuki

Le 13 mars 2017

Photo : Mariposa

Il y a une dizaine de jours, j’ai refermé la dernière page du roman « Les délices de Tokyo » de Durian Sukegawa, traduit du japonais par Myriam Dartois-Ako (Ed. Albin Michel, 2016). Auparavant, en mai 2016, j’avais vu l’adaptation cinématographique de Naomi Kawase.

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Les Centuries Pantoun – Les femmes fleurs

Le 9 mars 2017

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Pendant l’automne-hiver qui vient de s’achever, j’ai été occupée par divers projets dont un pour lequel je suis à la fois traductrice et illustratrice. Il s’agit de l’ouvrage Les Centuries Pantoun – 100 Pantouns / 100 Traducteurs, ouvrage collectif sous la direction de Georges Voisset qui constitue le premier hors-série de la revue Pantouns. Ce hors-série sera mis en ligne à la fin du mois de mars par Pantun Sayang.

Comme son titre l’indique, cet ouvrage présente 100 pantouns malais (à une ou deux exceptions près) (ré)interprétés par 100 traducteurs. On pourra y découvrir des pantouns traduits dans une même langue par différents traducteurs ; les versions multilingues d’un même pantoun ; les différentes versions de traduction d’un même pantoun, dans une même langue, par un même traducteur, au cours du temps ; etc. etc. Le mot d’ordre pour ce projet ayant été « créativité ». Un ouvrage indispensable pour ceux qui aiment les pantouns et/ou pour ceux qui s’intéressent à la traduction.

Un ouvrage auquel j’ai participé avec beaucoup de bonheur.

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Traduire « Blood » – Entrer dans la voix

Le 7 mars 2017

Je prends ma plume de traductrice pour continuer à vous parler de mon travail sur Blood.

Blood réunit 25 nouvelles de longueurs très différentes. Certaines ne durent que le temps d’une page (quelques-unes de ces dernières avaient d’ailleurs été précédemment publiées dans un recueil collectif intitulé Fast Food Fiction Delivery: Short Short Stories to Go). Deux ou trois s’étalent sur deux à trois pages. Et les autres correspondent à la longueur « traditionnelle » des nouvelles, allant de quelques pages à une vingtaine.

Dans l’ouvrage, ces textes sont présentés dans un ordre qui alterne les longueurs de textes, jouant ainsi avec les rythmes, la tension, et surprenant sans cesse le lecteur.

Je dois avouer qu’au moment où j’ai lu Blood, je n’ai pas suivi l’ordre proposé par l’auteur et l’éditeur. En effet, ce que j’aime dans les recueils de nouvelles, c’est la possibilité de les lire dans l’ordre qu’on veut, un peu comme on pioche dans une boîte de chocolat, « on ne sait jamais sur quoi on va tomber » comme dirait ce cher Forrest.

J’avais commencé par les nouvelles les plus courtes, l’ordre dans lequel j’ai lu étant ensuite totalement subjectif, dépendant de l’appel du titre, de la fascination, de la résonance ou du questionnement déclenché(e) par le titre de la nouvelle.

En traduction, j’ai décidé de suivre peu ou prou le même ordre qu’à la lecture : traduire en premier les nouvelles les plus courtes, puis aller crescendo vers les nouvelles les plus longues. Les raisons cependant ne sont pas les mêmes que pour la lecture.

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Pantouns & autres poèmes du retour

Le 4 mars 2017

Pantouns & autres poèmes du retour
Pantouns, poèmes et photographies de Patricia Houéfa Grange
Mariposa, éditions du Papillon, Mars 2017

Aujourd’hui, c’est officiellement le début du Printemps des Poètes et c’est la date que je choisis pour lancer officiellement ici mon tout dernier recueil, Pantouns & autres poèmes du retour, totalement dans le thème « Afrique(s) » de cette édition 2017.

Il y a quelques mois, à l’automne, je suis retournée au Bénin, pays où je suis née et où j’ai grandi, après neuf ans d’absence. Je ne partais pas avec un projet d’écriture/d’édition. Je souhaitais simplement reprendre contact avec mon pays et profiter pleinement de nos retrouvailles.

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Carnets de Malaisie – Carnet de portraits – La femme-déesse

Le 3 mars 2017

Deux portraits pour la femme-déesse
Dessins : Mariposa, tous droits réservés

Comme je vous l’indiquais dans une première note de blog à ce sujet en décembre dernier, parmi mes carnets de Malaisie, il y aura un carnet de rencontres de voyage. C’est en fait un carnet de portraits. Il présentera d’abord et surtout des portraits en mots, mais aussi quelques portraits en dessins et images. Parce que pour ces personnes, chères à mon coeur, mes mots ont trouvé leurs frontières.

Je continue donc à vous ouvrir un peu mon carton à dessins, pour partager quelques-uns de mes dessins de poète avec vous. Après vous avoir présenté l’homme-kancil, l’homme au chapeau et l’homme aux oiseaux, voici la femme-déesse !

Pour elle, j’aurai réalisé trois portraits au total, mais je n’en garderai que deux pour dresser son tableau-portrait final, comprenant ces deux portraits agrémentés d’éléments ayant trait à sa personnalité. Je vous présente cependant l’ensemble des portraits dessinés, pas à pas :

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Carte postale de Bordeaux

Le 2 mars 2017

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Dimanche. Fin d’après-midi.
Bordeaux. Cours de l’Yser. Cours de la Marne.

Un homme chante du fado en jouant de l’accordéon. Je croise un sapeur, costume trois-pièces violet criard, qui me lance « Bonjour Madame ! » Emoustillée par les rires à gorge déployée d’un groupe d’Africaines, longues tresses multicolores et corps généreux enrobés de wax bariolé. Les fumets grillés du chich kebab viennent me chatouiller l’estomac. Le jeune homme qui lacère la viande me sourit. « Salade ? Tomate ? Oignon ? » Non, je me laisserai plutôt tenter par les cornes de gazelle et les makrout de la pâtisserie orientale. Bouche croustillante de sucre, je me retrouve enveloppée des effluves passionnés du baiser que partagent une jeune fille aux yeux bridés et un homme à la peau sombre.

Dimanche fin d’après-midi à Bordeaux. Rue du monde.

Patricia Houéfa Grange
Tous droits réservés

Jdoun, j’attends

Le 2 mars 2017

Jdoun
Sculpture de Margriet van Breevoort
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Aujourd’hui, je suis tombée un peu par hasard sur cet article.

Cela m’a rappelé un poème écrit dans une autre vie, il y a plus de dix ans, alors que je vivais un mal-être profond et que mon existence se résumait à subir et attendre.

Heureusement, quelques mois après avoir écrit ce texte, j’ai trouvé ma voie et me suis frayé petit à petit mon propre chemin vers l’horizon que je me dessinais et que je continue à dessiner au fur et à mesure que j’avance.

Mais j’ai malgré tout envie de le partager ici, en résonance avec ce Jdoun, même si lui est plutôt tourné vers l’autodérision, ce qui n’était pas du tout le cas de mon poème Tabouret.

Je vous préviens, ce n’est pas un poème lumineux ! Quand je le relis aujourd’hui, j’ai l’impression d’avoir vécu mille vies depuis et je n’ai plus rien en commun avec la toute jeune femme qui avait écrit ces mots. Comme quoi, parfois, en quelques mois, un destin peut basculer. Ne jamais perdre espoir.

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La tribu du dit

Le 25 février 2017

Traduire « Blood » – Franchir les frontières

Le 24 février 2017

Il y a presque un an, j’ai reçu un message de Jérôme Bouchaud, de la revue Jentayu, qui m’a permis de réaliser un projet que je caressais depuis plusieurs années, à savoir être publiée en tant que traductrice littéraire.

En effet, cela fait dix ans maintenant que je suis traductrice dans une agence bordelaise. Et si ce poste me permet de traduire un large éventail de documents (commerciaux, juridiques, institutionnels, techniques, etc.), les textes à portée littéraire ou artistique y sont très rares. Du moins dans mes combinaisons linguistiques (principalement anglais et espagnol vers le français).
Or, comme vous le savez, je suis également et avant tout poète. Et je souhaite donc traduire aussi de la poésie et de la littérature. Partager avec un public francophone les coups de cœur que je peux ressentir en lisant des œuvres d’auteurs contemporains d’Amérique latine ou d’Asie par exemple. Cela fait plusieurs années que je traduis notamment, en dilettante, des poèmes de Martha Rivera Garrido (République dominicaine) que je publie ici.

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