Arbre intérieur

Le 9 octobre 2013

Ficus (2)

Cela faisait longtemps que je rêvais d’avoir une belle et grande plante verte dans mon intérieur …

Depuis quelques jours, il y un magnifique petit arbre dans la pièce à vivre de ma maison. Un superbe ficus qui a tout de suite trouvé sa place ! Du haut de ses deux mètres, il est à la fois immense et de taille humaine …

Lorsque, papillon de nuit, je m’attarde le soir dans la pièce silencieuse, j’entends la chute de quelques petites feuilles sèches, à travers les multiples petites branches, sur le sol ou dans le pot. J’ai immédiatement l’impression d’avoir été téléportée à l’extérieur, dans mon jardin, où les oiseaux en jouant dans les arbres font tomber leurs feuilles fanées au sol …

« Je ne puis regarder une feuille d’arbre sans être écrasé par l’univers. »
Victor Hugo

Pensées perchées d’automne

Le 8 octobre 2013

Oiseaux perchés tels des notes
Sur la portée de mes pensées
Harmonie d’automne

***

Tout en haut du toit de la serre citadine
Le petit chat perché ignore
le plafond de verre

Mariposa, à Bordeaux, le 8 octobre 2013
(depuis le bureau sous les toit d’un immeuble bordelais ancien)

Ventres, sons creux – La gestation

Le 6 octobre 2013

Illustration Jachère de Maya Mihindou
sur mon poème Cercle de Vénus
pour notre projet « Ventres, sons creux »

Dans un petit peu moins d’une semaine, j’aurai en main les tout premiers exemplaires de « Ventres, sons creux ». Je ne peux vous décrire à quel point je suis à la fois heureuse, impatiente, excitée, soulagée, angoissée, anxieuse. Cet ouvrage ne ressemblera à aucun de mes autres ouvrages. Pourquoi ?

1) Il touche un aspect très intime de ma vie où j’ai décidé de puiser pour nourrir une oeuvre à rendre publique parce que cet aspect fait encore l’objet de tabou : l’absence de désir d’enfant d’une femme
2) J’ai livré mes textes à Maya pour qu’elle les illustre, les maquette et les édite. C’est la première fois que je laisse quelqu’un pénétrer et intervenir à ce point dans l’antichambre de la création d’un recueil. Mais j’avais et j’ai toute confiance en elle. Et si cela n’a été ni facile, ni simple et que cela nous aura pris trois ans à tâtonner, à discuter, à faire et refaire, je ne regrette rien, au contraire. Maya a pétri et superbement sculpté la « glaise » que je lui ai présentée pour en faire une oeuvre bien vivante !

Avant de poursuivre, je voudrais préciser que ce recueil n’est pas un livre de guerre ni de division. Même s’il comporte des poèmes très virulents, il ne s’agit pas d’opposer les femmes mères à celles qui ne souhaitent pas le devenir. Il ne s’agit pas de prôner un monde sans enfants ni d’inciter les femmes à ne pas en avoir. Il ne s’agit pas d’exhiber mon chemin de vie comme étant LE chemin, LA vérité. Non, non et non.

Bien au contraire, ce recueil est un recueil de dialogue et de paix. Ce recueil est simplement là pour dire : « Oui, nous les femmes ne souhaitant pas avoir d’enfants, nous sommes là, nous existons, nous avons les mêmes droits que toutes les femmes, nous ne sommes pas des femmes déséquilibrées, nous ne sommes ni plus ni moins égoïstes que vous, nous ne faisons de mal à personne et nous sommes heureuses et épanouies ».

Ce recueil est là pour dire : « Mon chemin n’est pas LE chemin ni LA vérité mais ne m’imposez pas non plus votre chemin comme étant LE chemin et LA vérité ».

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Vers la délivrance …

Le 4 octobre 2013

« Ventres, sons creux » est sur le point de naître …

La date d’accouchement est prévue !

Illustrations-BD de Maya Mihindou
sur mon poème « Baudrucbe »
Extrait de notre projet graphico-poétique « Ventres, sons creux »

Notre recueil graphico-poétique à Maya Mihindou et moi, « Ventres, sons creux » va paraître la semaine prochaine ! Quelle émotion !

Je vous en dis plus tout bientôt !

Pour revivre cette longue mais belle grossesse :
Jachère
Prélude aux « Ventres creux »
Troisième trimestre

A très bientôt pour la suite !

Ficus

Le 27 septembre 2013

Les Figues
Giovanna Garzoni
Source de l’image

Il y a quelques jours, je me promenais dans Bordeaux et, comme souvent, j’ai été touchée, émue, par une plante, un petit arbre, qui avait poussé, spontanément a-t-on l’habitude de dire, dans un infime et imperceptible interstice laissé libre entre le mur d’une maison et les pavés d’un trottoir … Ca me fait toujours trembler un peu le coeur le vert qui s’agrippe ainsi au gris malgré ce dernier … Ce petit arbre, c’était un jeune figuier. Et j’ai une tendresse particulière pour les figuiers, bien que je n’aime pas les figues, enfin …

Bon, mon poème de saison vous racontera mieux tout ça !

Figues

Je n’aime pas le goût des figues.
Je veux dire le goût des figues fraîches.
Mais j’en adore la saveur cuite, en gâteau, en sauces légères sucrées-salées, en confit-confiture-caramel …
Je n’aime pas le goût des figues.
Je veux dire le goût des figues fraîches.
Mais j’aime tout entier le figuier.
Sans grandes et larges feuilles
Découpées en travaux d’aiguilles végétaux.
J’aime tout entier le figuier.
Le dessin de ses fruits en petits oignons pulpeux
Verts, mauves, noirs, presque translucides après cuisson
Bruns miel une fois séchés pour accompagner le thé.
Je n’aime pas le goût des figues.
Je veux dire le goût des figues fraîches
Saturé d’akènes qui s’immiscent entre les dents.
Mais j’aime m’abandonner tout entière au figuier.

Mariposa, Bordeaux, 15 septembre 2013, 19h

***

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King – Deuil et « mare des mots »

Le 26 septembre 2013

« Histoire de Lisey »
Stephen King
Albin Michel, 2007

I will holler you home
Je te rappellerai très fort à la maison.

***

Je ne suis pas à proprement parler une fan de Stephen King. Mais j’avoue aimer lire de temps en temps un de ses ouvrages. Mes préférés jusque-là sont « Cujo », « Misery » (avec une adaptation au cinéma qui ne laisse pas indemne non plus) et « Dreamcatcher ».

Mais jamais, jamais, je n’avais ouvert un opus de King comme celui-ci, qui est d’ailleurs considéré comme son oeuvre la plus personnelle. Je veux bien le croire. J’ai eu beaucoup de mal à pénétrer dans cet univers, dans ces univers. Ce pavé comprend 566 pages (hors mots de l’auteur et de la traductrice) et au bout de presque deux mois je suis parvenue à la page … 100 ! Et j’ai enfin pénétré dans le rythme et le souffle frôlant la folie de ce livre !

Je ne ferai certainement pas de note de lecture sur cet ouvrage. Trop dense, trop de thèmes différents abordés (deuil, langue secrète d’un couple semblable à celle que peuvent s’inventer des jumeaux, processus de création littéraire, frontière fragile entre génie et folie, etc., etc.). Et puis, je le lis à petites gouttes, de temps en temps. Je pense que je ne serai pas en mesure de vous dire, à la fin de la lecture, si j’ai aimé ou pas. Mais je sais d’avance que plusieurs aspects vont m’intéresser et me fasciner, comme cette « mare de mots » interne, intime que Stephen King invente au couple, personnage principal de l’oeuvre. Nous en avons chacune une ou plusieurs, une personnelle, une pour notre couple, une pour notre famille, une pour nos amis, etc., etc. …

Une chose est sûre, je tire mon chapeau à la traductrice, elle a dû s’arracher mille fois les cheveux sur cet opus de King !

Je vous reparlerai peut-être de ce livre plus tard, mais pour le moment, juste envie de partager ces deux extraits avec vous :

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Triptyque – Le grand V

Le 15 septembre 2013

Grues cendrées du lac du Der
Source de l’image

Les oiseaux commencent imperceptiblement à se réunir par petits groupes …

Il n’y a pas de formation de grand V pour le moment (heureusement pour nous), il est bien trop tôt !

Mais ils commencent tout de même à se rassembler. Un joli prétexte à ce triptyque :

Chant du ciel

Dans le jardin nimbé de brume automnale
Alors que noisetier, cerisier et mûrier
Arborent encore fièrement leurs vertes parures
Ce matin, le ciel a chanté.

Les petits princes des nuages s’en sont allés
Faisant luire la soie de leurs ailes
Faisant bruire les trilles de leur joie
Ce matin, le ciel a chanté.

Ils se sont envolés en nuées sombres
Et j’ai aperçu l’hiver dans leur ombre
Et j’ai entrevu les tropiques de leur horizon
Ce matin, le ciel a chanté.

Allez ! Allez, petits oiseaux du ciel !
Suivez allègres du soleil le miel !
Et aux beaux jours ici l’an prochain
Ramenez-nous les odeurs de vos ailleurs !

Ce matin, le ciel a chanté !

Mariposa, à Barsac le 14 novembre 2009

***

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« Pépé La Flamme », Perrine s’embrase !

Le 12 septembre 2013

J’ai assisté tout à l’heure, en tout début de soirée au Molière Scène d’Aquitaine à la sortie de résidence de Perrine Fifadji pour son nouveau spectacle « Pépé La Flamme ».

Ne vous fiez pas à la photo d’enfant sage de Perrine qui sert (pour le moment ?) d’affiche à ce spectacle. Cette future oeuvre s’annonce profondément perturbante et troublante …

En voici la présentation :

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Triptyque – Coquin(e)

Le 8 septembre 2013

Dessin de Pascal Moguérou

Elle :

Effluves

Elle vole sur son vélo
Les ailes de sa bouche secrète
Embrassant intimement le cuir de la selle
A travers le simple voile troublant
D’une lingerie fine de dentelle blanche

Elle vole sur son vélo
Et le vent fait enfler sa jupe
Tel un coeur dont le sang bat
Au rythme de ses désirs muets
Et le vent porte vers les frissons d’Il
Les parfums de la chair tendre de ses cuisses.

Mariposa, train, 13 mai 2011 à 7h15

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« Max », le livre qui a glacé ma fin d’été

Le 8 septembre 2013

« Max »
Sarah Cohen-Scali
Gallimard Jeunesse, Collection Scripto, 2012

J’ai lu cet ouvrage en quelques jours à la fin du mois d’août. J’en tremble encore ! Oui j’ai appris certaines choses lors des cours d’histoire à l’école. Mais on ne m’en avait pas donné tous les détails. Oui j’ai vu des films et des photos des camps de concentration qui m’ont fait frémir d’horreur. Mais le programme Lebensborn, je n’en avais jamais entendu parler. Du moins pas ainsi, pas de cette façon. Et la façon dont l’auteure, Sarah Cohen-Scali, a décidé d’en parler est, je pense, la meilleure, la plus frappante, la plus glaçante.

Source de l’image

Voici ce que dit la 4ème de couverture qui reprend en partie l’incipit de ce roman :

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