Je plante ma main dans la terre
et mes doigts prennent racine.
Les cris des grues crèvent les éthers
et mon âme s’envole vers les cimes.
Mariposa, Barsac, 23 février 2014, vers 1h
Je plante ma main dans la terre
et mes doigts prennent racine.
Les cris des grues crèvent les éthers
et mon âme s’envole vers les cimes.
Mariposa, Barsac, 23 février 2014, vers 1h
Photo prise le 8 février 2014 à la Salle Son Tay à Bordeaux
pendant ma lecture « Capillotractée »
Copyright Asso Encore
Suite à ma participation au Festival des Tresses Africaines d’Aquitaine (FESTAA) organisée il y a 3 semaines par l’association Encore Asso, je vous avais livré les textes des trois poèmes composant ma lecture « Capillotractée ».
Aujourd’hui, je vous offre un peu de son, car après tout, ce blog est un blog de poésie vivante, n’est-ce pas ?
Voici Texture afropéenne :
Recto et verso du marque-page au profit de la FRA
réalisé par Guy Papin et Patricia Grange
Les plus anciens lecteurs de ce blog se rappelle certainement l’opération marque-page que j’avais lancée, avec Guy Papin, il y a deux ans ici-même, au profit de la Fondation Regard d’Amour du Bénin (FRA).
En fait, la toute première opération avait été faite en 2011, au moment de la publication de « Couleurs de mots sur le Bénin » et nous avait permis de récolter un peu plus de 150 euros, soit 100.000 francs CFA, comme l’atteste ce reçu de la FRA :
Nous avions relancé une opération en 2012, qui a eu un peu moins de succès, mais qui nous a tout de même permis de récolter un peu plus de 100 euros, soit 70.000 francs CFA, comme l’atteste cet autre reçu :
La FRA nous cite d’ailleurs, Guy Papin et moi, dans son rapport d’activité de 2012 :
Luna llena
En tes paumes
je repose mon âme.
Mariposa, Barsac, 15 février 2014
Après la pleine lune, c’est avec le soleil de mes jonquilles en naissance et ce texte de mon ami chaman Fred Sidarta que je viens vous souhaiter une bonne semaine :
J’ai regardé le monde comme un cauchemar et chacun de mes actes a construit ce cauchemar.
Aujourd’hui que je vois derrière les apparences, j ‘avance vers mes rêves et chacun de mes rêves et chacun de mes actes le révèle. Demain est un jour extraordinaire.
Sois attentif au regard que tu portes sur chaque chose, car ton regard crée le monde.
Fred Sidarta
Samedi dernier, le 8 février, a eu lieu le FESTAA au cours duquel j’ai fait une lecture « Capillotractée » composée de trois poèmes sur le thème de la relation que j’entretiens avec mes cheveux, mon récent abandon du défrisage et retour au cheveu naturel.
Vous avez déjà pu lire deux des poèmes de cette lecture sur ce blog. Il s’agit de Wa bla da nou mi et de Capillaridentité. Voici le troisième :
Oui, oui, vous avez bien lu le titre de ma note de blog ! Le 14 février approche et, à Bordeaux, les poètes ont décidé de célébrer l’amour. Mais rassurez-vous, rien de trop guimauve ni de désespérément trop sucré n’est prévu au programme ! Juste deux soirées très sympathiques qui se préparent et qui, je pense, vont nous aider à oublier le gris, la pluie, l’humidité, la fin de l’hiver …
Voici donc ce qui se mijote :
Voilà bien longtemps que je ne vous ai pas parlé de mon jardin n’est-ce pas ?
Et pour cause ! Depuis l’automne, nous avons un temps bien maussade dans le sud-ouest et les choses ne se sont pas arrangées avec la succession de dépressions, pluies diluviennes, orages et tempêtes depuis le début du mois de janvier ! (Je remercie tout de même la Garonne et le Ciron d’être restés tous les deux sagement dans leur lit et j’ai des pensées pour toutes les personnes actuellement inondées en France). Nous avons finalement eu la chance de revoir le soleil toute la journée aujourd’hui et j’en ai profité pour passer quelques instants au jardin. Il en avait d’ailleurs grand besoin le pauvre ! La mauvaise herbe a bien profité de toutes ces eaux !
– Au jardin, c’est donc la fin de l’hiver :

Mon bac de Crocus de Sardaigne
J’adore ces jolies fleurettes aux corolles améthyste et parme qui colorent joliment la fin de l’hiver !
Photographie Copyright Mariposa
Je souhaitais participer au concours de haïbun organisé par les Editions l’iroli sur le thème « Au fil de l’eau ». Je n’avais pas vraiment été inspirée jusque là alors que l’eau est un de mes thèmes de prédilection en poésie. Lors de mon escapade parisienne au début du mois de janvier, je suis allée me promener sur les bords de la Seine et j’ai écrit plusieurs haïkus. Je pensais les intégrer plus tard dans un haïbun afin de le proposer pour le concours, mais finalement, l’inspiration pour le haïbun n’est jamais venue et je n’aime pas forcer l’écriture. La date limite pour la participation au concours est désormais passée. Me restent les haïkus écrits au fil de la plume, en bord de Seine.
J’ai décidé de les partager avec vous :
Journée de bruine grise
Des nuages dans la sueur
De la pluie jusqu’au coeur de la moëlle.
Mariposa, Bordeaux, 24/01/14
Pluie et vent d’hiver.
Avoir la chair diluvienne.
Mariposa, Barsac, 25/01/14
Accalmie offerte par le ciel.
Traverser la ville comme une caresse …
Parcourir les rues luisantes de pluie suintante
Comme une peau après le désir …
Mariposa, Bordeaux, 31/01/14
Voici la première manifestation à laquelle je vais participer cette année : la 2ème édition du FESTAA (Festival des Tresses Africaines d’Aquitaine) organisé par Encore Asso. Cette manifestation aura lieu le 8 février prochain à la Salle Son Tay à Bordeaux, à partir de 14h. L’entrée est libre sur toute la manifestation.
Je ferai une lecture « Capillotractée », totalement loufoque et tirée par les cheveux, composée de trois poèmes inspirés de la relation que j’entretiens avec mes cheveux d’afropéenne.
Mon passage se fera à 19h15, juste avant les défilés de tresses et de mode.
En voici un petit extrait sonore :
Pour entendre la suite, venez nombreux me soutenir, soutenir Asso Encore et tous les partenaires. Venez découvrir une facette de l’Afrique que vous ne connaissez peut-être pas !
FESTAA
Salle Son Tay
47 Rue Son Tay (Quartier Belcier)
33800 Bordeaux
Tram C Arrêt Belcier