Aube

Le 26 octobre 2014

J’explore de nouvelles voies d’expression poétique :

Vidéo artisanale cousue avec Windows Live Movie Maker
Texte, son (kalimba) et vidéo : Patricia Grange

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C’est un tout premier essai de poésie multimédia. C’est donc très court. Je pense que mes (futures) créations du même style seront toujours courtes. Mais celle-ci dure moins d’une minute ! Histoire de me familiariser avec ce nouvel univers qui m’ouvre une multitude de possibilités. Qu’en pensez-vous ?

Métaphore filée …

Le 24 octobre 2014

Parfois, quand on commence à tirer sur un brin de laine, c’est tout l’écheveau qui vient …

brume matinSource de l’image

A la quenouille des ceps
les nuages s’ef-filent.
Lambeaux de brume.

Mariposa, Bordeaux, 22 octobre 2014 à 19h05

brume matin 2Source de l’image

Du fond du ventre !

Le 23 octobre 2014

womb and vocal chordsTraduction personnelle de la citation de Gloria Steinem :
« Ce n’est pas parce qu’on a des cordes vocales qu’on devient automatiquement chanteur d’opéra. De même, ce n’est pas parce qu’on a un utérus qu’on devient forcément mère. »
(Et j’insiste sur le verbe « devenir »)

Il y a un tout petit peu plus d’un, j’accouchais de mon projet, longtemps en gestation, « Ventres, sons creux », assisté de Maya Mihindou. Recueil graphico-poétique sur mon absence de désir d’enfant :

ventres sons creuxVentres, sons creux
Poèmes de Patricia Grange
Illustrations et maquette de Maya Mihindou
Ed. Vertébrale, octobre 2013

J’ai récemment eu l’occasion de parler de cet ouvrage lors d’un entretien accordé à Karfa Diallo pour Senenews. Au cours de cet entretien, nous avons parlé de mon travail poétique en général, de mes thèmes de prédilection, et des Ventres en particulier. Je suis ravie de partager cet entretien avec vous :

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Dentelle

Le 20 octobre 2014

brume_matin_vignes31Source de l’image

Brume
nuages effilochés
au fuseau des vignes.

Mariposa, Barsac, 20 octobre 2014, 8h

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Pour bien commencer la semaine, j’avais envie de partager avec vous mon tout premier écrit de cette semaine justement. Entamer la journée en poésie, c’est entamer la journée de la plus belle des façons …

Et un petit plus en chanson murmurée (n’hésitez pas à monter un peu le son de votre ordi, mais juste un peu) :

Si vous voulez découvrir l’intégralité de cette chanson aux apparences médiévales, je vous conseille la version d’Isabelle Aubret.

140 piles

Le 19 octobre 2014

140 piles140 piles
Oxmo Puccino
Ed. Au diable Vauvert, 2014

C’est la première fois que je lis un recueil de … tweets ! Mais pas de n’importe qui, ces tweets sont d’Oxmo Puccino, un des très rares rappeurs français dont j’écoute les albums avec délice (ils ne sont que trois ou quatre rappeurs dans ce cas). J’aime l’univers de ce monsieur que certains surnomment le Jacques Brel noir. Je pense que Jacques Brel est Jacques Brel et qu’Oxmo Puccino est Oxmo Puccino. Chaque artiste a droit à sa propre place. Mais il est vrai que ce garçon-là a de multiples talents, que sa plume et ses interprétations me ravissent.

Je me suis donc laissée tenter par ce recueil de tweets postés sur le réseau social entre mai 2009 et janvier 2014. Et je n’ai pas été déçue ! Oxmo Puccino y partage des citations, des moments de vie, d’écriture, de composition, de studio, de scène, des réflexions, des paroles de chanson … Ce sont ces textes très courts qui constituent ces 140 piles. 140 piles comme le nombre de signes maximum que peut comporter un tweet. 140 piles comme autant de batteries d’énergie pour alimenter le quotidien, car Oxmo tweete tous les jours ou presque. Et ses followers (abonnés de sa page sur Twitter), il les appelle des flowers (fleurs).

Quelque extraits :

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Moments magiques avec Lisa – 4

Le 19 octobre 2014

laliqueVitrine avec collection de vases
Collection René Lalique – Musée Calouste Gulbenkian de Lisbonne
Photo : Mariposa – Tous droits réservés

Je reviens vous parler de cet inoubliable séjour à Lisbonne en septembre dernier. Un autre des moments très forts pour moi, ce fut la visite du Musée Calouste Gulbenkian, et plus particulièrement de sa dernière salle, celle qui abrite quatre-vingt pièces originales de René Lalique. Un pur moment de poésie !

J’ai un amour sans limite pour le travail de la terre et celui du verre. J’ai une tendresse particulière pour l’Art Nouveau (est-ce parce qu’il accorde une place centrale à la Nature ?) et en particulier pour des artistes comme Gallé et Lalique. Je ne pouvais donc pas passer par Lisbonne sans aller voir cette somptueuse collection ! Il s’agit d’une des collections Lalique les plus importantes au monde, aussi bien en quantité qu’en qualité. Elle donne à voir l’ensemble des facettes du talent de ce véritable poète du verre, mais elle est cependant principalement constituée de bijoux. Cela m’a permis de découvrir le premier métier de cet artiste complet !

Attention, retenez votre souffle (même si la qualité de mes photos ne rend pas complètement hommage à la beauté des oeuvres, je m’en excuse) (cliquez pour agrandir) !

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Carnet d’accolade

Le 14 octobre 2014

bannière lieu dit

Le week-end dernier, j’ai participé à la deuxième édition de {Lieu-Dit} Une accolade poétique. Nous avons vécu 24h de poésie non stop, à Saint Symphorien, dans le pays de Mauriac, avec une programmation intéressante et de belles découvertes.

Evidemment, même si j’ai passé 90% de mon temps à regarder et surtout à écouter, j’ai aussi écrit. Je partage donc avec vous mon carnet de colo poétique autour de poèmes et de photopoèmes …

Les premières émotions sont montées lorsque nous avons pénétré dans les anciens ateliers ferroviaires, en tout début d’après-midi, pour y écouter une lecture de Cécile Mainardi et Caroline Sagot Duvauroux. J’aime les vieilles pierres, les lieux chargés d’histoire où on entend chuchoter des fantômes … Le lieu m’a immédiatement happée et les mots ont très rapidement commencé à se tricoter dans mon cerveau et à se mêler aux voix des deux lectrices !

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Afropolitaine 2 – Carte d’identité ?

Le 12 octobre 2014

papiers

Carte d’identité ?

Un numéro pour le document.
(Pour marquer la personne du sceau d’un « code-barres » ?)
Une photo en noir et blanc.
(Qui ne me ressemble plus déjà).
Deux noms.
Un pour la naissance. Un pour le mariage.
Quatre prénoms.
Deux en français. Un en fon. Un en mahi.
Un sexe.
Une date et un lieu de naissance.
Des centimètres pour indiquer une taille.
Une signature brouillée.
Une adresse.
Une nationalité.
(Implicite. Voir en-tête du document).
Une date de délivrance et une date d’expiration.
(L’identité a-t-elle une date de péremption ?)

Je refuse d’être enfermée dans un rectangle de papier. Je refuse qu’on ose appeler ça ma « carte d’identité ». Dites « carte d’identification » si cela vous chante. Mais, s’il vous plait, non, n’appelez pas ça « carte d’identité ».

Mes noms et mes prénoms me plaisent et je n’en veux pas d’autre. Le lieu où j’ai germé et celui où je fleuris, je les chéris de tendresse. Les drapeaux brandis en étendard par mon sang, je les aime et les respecte. Je n’ai rien choisi mais je serre tout très fort à deux bras contre moi.

MAIS ! MAIS ! MAIS !

Mon identité ne saurait être déterminée par des dates, des chiffres, des noms et des lieux. Mon identité est un serpent qui danse, faisant onduler ses anneaux en volutes imprévisibles. Mon identité est un mouvement perpétuel. Ce que je suis aujourd’hui n’est pas ce que je serai demain.

Mon identité n’est pas définie. Mon identité n’est pas finie. Mon identité est infinie.

Je ne suis pas prisonnière des frontières d’un rectangle de papier.

Je n’ai pas eu le choix des mots et des chiffres que vous avez inscrits sur ce carton. Mais j’embrasse et je porte haut le choix d’être et de devenir ce que je suis et serai.

Je ne suis pas prisonnière des frontières d’un rectangle de papier.

Identifiez-moi si vous voulez. Imposez-moi, si vous voulez, le tatouage virtuel de vos informations de contrôle. Mon identité, vous ne pourrez jamais la fixer comme une image sur un négatif. Elle vous filera toujours entre les doigts. Même moi je ne la maîtrise pas.

Je ne suis pas prisonnière des frontières d’un rectangle de papier.

Le monde est le ventre de ma mère et il ne cesse de m’accoucher.

Je ne suis pas prisonnière des frontières d’un rectangle de papier.

Mariposa, Bordeaux, 6 octobre 2014

Ce poème aurait pu faire partie de mon recueil Métisse. Et alors ? S’il était venu, si je l’avais écrit plus tôt. Qui sait ? Peut-être un jour ferai-je un Tome 2 à cet ouvrage ?

Afropolitaine 1 – Coup de coeur pour An African City

Le 12 octobre 2014

an african city

Il y a quelques semaines, j’ai englouti en deux heures la première saison de la web-série ghanéenne An African City, créée par Nicole Amarteifio.

Depuis le printemps dernier, j’en entendais parler un peu partout autour de moi : sur les réseaux sociaux, sur les blogs, dans les conversations et les magazines chez la coiffeuse, etc., etc.

Une véritable révolution ! Une série qui ne laisse personne indifférent et qui déchaîne les passions. La plupart du temps, on aime ou on déteste. J’ai tout de même trouvé quelques avis plus nuancés, mais plutôt positifs. Le mien se rapproche de ceux-là, même si au final, je peux quand même parler d’un gros coup de coeur !

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La pluie et le beau temps

Le 10 octobre 2014

encre3-me-arc-en-ciel-26-o9-07-007Source de l’image

L’averse dégouline d’inspiration.
Heureusement, mon parapluie est perméable aux mots.

Mariposa, Bordeaux, 6 octobre 2014

***

Battement d’ailes.
Eclipse
de soleil.

Mariposa, Bordeaux, 8 octobre 2014