La première date de la lecture Décimas et Guajiras al Cucalambé, que j’ai eu l’immense plaisir de créer en complicité avec Liz Barthel, a eu lieu mardi dernier à l’Auditorium de la Bibliothèque de Bordeaux Mériadeck, dans le cadre de la Semaine de l’Amérique latine et des Caraïbes à Bordeaux et sa Métropole. Encore mille mercis au public et aux ami.e.s venu.e.s découvrir et nous soutenir, ce fut une jolie soirée. Après vous avoir présenté El Cucalambé, après vous avoir présenté la décima, les guajiras et le repentismo, à quelques heures de la deuxième date, il est à présent grand temps que je vous parle un peu du travail de traduction effectué sur ces poèmes !
Pantoun-jasmin
Le 23 mai 2019Pantoun au parfum
Le 17 mai 20191 lune, 5 pantouns
Le 23 avril 2019
Fleur de prunus rose et pleine lune par Marie-Cécile
Source de l’image
Ciel de pleine lune rose
en ce vendredi saint
Baume, tu te déposes
sur la plaie en mon sein
Pleine lune rousse
en ce saint vendredi
Ta caresse douce
fait fondre mes soucis
Pleine lune cuivrée
du vendredi saint
Mon âme enfiévrée
s’épanche en ton sein
Pleine lune de sang
de la crucifixion
Ton coquelicot blanc
apaise mon affliction
Ciel de pleine lune d’avril
après crucifiement
Tu démêles fil à fil
le nœud de mes tourments
Patricia Houéfa Grange
Tous droits réservés
Papaver
Le 19 avril 2019Papaver
Je te croyais coquelicot
[Gentil coquelicot Mesdames]
et je tétais voluptueusement
tes exsudations veloutées
[Gentil coquelicot nouveau]
Mais ta capsule vénéneuse est capsule de pavot
Mélancolie du déluge
Le 16 avril 2019
Mélancolie du déluge
Patrick Breton
Au Pays Rêvé, 2017
Sur les eaux du grand désastre
flottent des éperons d’ancolie
Les âmes sauvées par les astres
surnagent la mélancolie
Patricia Houéfa Grange
Tous droits réservés
J’ai écrit le pantoun ci-dessus il y a une quinzaine de jours, en émergeant de la lecture de Mélancolie du déluge de Patrick Breton. Voici un livre à bord duquel il ne faut pas embarquer lorsqu’on est en état de dépression ou de déprime ! Et pourtant voici un livre lumineux.
Tout y est concentré. Toutes les peurs et les angoisses qu’on peut légitimement ressentir actuellement face à toutes les crises et catastrophes qui semblent se préparer : dérèglements climatiques, environnement bafoué, ressources de la planète malmenées, montée en puissance des extrémismes, accentuation des replis identitaires ou communautaires, Histoire qui paraît bégayer. Il semble en effet faire un temps de fin des temps. Ou du moins de fin d’un monde « tel qu’on l’a connu ». Car au final, sans vouloir le déflorer, ce que dit ce roman, c’est qu’un autre monde est toujours possible et qu’on peut se survivre à soi-même.
On parle de l’Anthologie littéraire décadente
Le 9 avril 2019A la fin de l’année dernière, je vous ai présenté Xélucha et partagé avec vous mon expérience de traduction de ce texte fascinant pour le premier volume de l’Anthologie littéraire décadente des Editions de l’Abat-Jour.
Comme vous le savez, ce recueil est désormais disponible. Il a rencontré ses premier-e-s lectrices-teurs et elles et ils en parlent :
– Sur Paludes, l’émission littéraire qui brasse du vent ! (Paludes 887 du vendredi 11 janvier 2019)
– Sur La Cause Littéraire (Note de Patryck Froissart du 18 mars 2019)
– Sur scifiuniverse (Article de Nathalie Z. du 5 avril 2019)
Revue Jentayu – Hors-série Indonésie
Le 5 avril 2019La mort est partout présente qui lie entre elles les différentes escales de cette escapade en Indonésie proposée par la revue Jentayu. Non, ne partez pas en courant ! Abandonnez donc vos considérations occidentales, cela fait partie du voyage ! Faire chemin avec la mort ne revient pas nécessairement à traverser des paysages macabres ou funèbres. Elle peut être une compagne particulièrement vivante – et même drôle, voire cynique ! Vous ne me croyez pas ? La lecture de ce troisième hors-série de Jentayu vous détrompera.





