Lune en premier quartier
au sabbat de Beltane
Runes en fertiles tercets
pénètrent les pages-arcanes
Patricia Houéfa Grange
Tous droits réservés
Il y a quelques jours, j’ai répondu à l’invitation de Carlos Olivera du KLAC, à répondre à un entretien au sujet notamment de mon projet Capillotractée. Je vous invite à découvrir nos échanges ici. Merci Carlos !
Du 30 avril au 1er mai, dans les traditions anciennes, païennes, celtiques, et actuellement dans les pratiques chamanes, wiccanes, on célèbre Beltane. Fête de la fertilité entre l’équinoxe de printemps et le solstice d’été, qui ferme la porte de la période sombre et ouvre celle de la période claire, lors de la nuit des sorcières qui voit l’union du Dieu Cornu et de la Déesse, l’alliance entre le principe masculin et le principe féminin.
En cette fête des semences et de l’éveil des sens, je partage avec vous ma moisson de tercets d’avril :
Le vent qui souffle
dans les arbres voisins
a presque la même voix que la mer
Il y a quelques semaines, j’avais partagé ici avec vous le dessin, pas à pas, du Yokai Amabié que j’ai créé en réponse à l’appel de l’artiste italienne Valeria Bigardi.
Ce que je ne vous avais pas dit, c’est qu’à peine cette première Amabié dessinée, une deuxième est remontée à mes yeux du fond de mon esprit. Plus sombre que la première.
En fait, en créant ma première Amabié, j’étais tombée par hasard sur des images de la série TV Siren, que j’ai trouvées magnifiques.
A mi mars, l’artiste italienne Valeria Bigardi a lancé l’appel suivant sur Facebook :
« Une croyance japonaise dit qu’en temps d’épidémies et de contamination, il y a un Yokai (les Yokai sont des êtres surnaturels) qui émerge de la mer. Cette créature s’appelle Amabié, elle a une tête d’oiseau, trois queues de sirène et de longs cheveux. Si on montre son portrait, selon cette légende, le fléau finira et elle disparaîtra dans les abysses marins. Mais il faut la dessiner beaucoup pour mettre fin à la contagion.
J’ai essayé de la peindre aujourd’hui, c’était un peu dur parce qu’elle ne restait jamais immobile.
Si quelqu’un (grands et petits) voulait s’ajouter à ce petit rituel entre l’apotropaïque, l’artistique et le ludique, qu’il serait beau.
Et puis, quand tout sera fini, nous faisons une grande exposition collective ! »
L’appel était accompagné du dessin ci-dessus.
Week-end de la Résurrection
Sur l’écran en noir et blanc
je fais revivre mes morts
Fin de semana de la Resurrección
En la pantalla blanco y negro
revivo a mis muertos
Resurrection weekend
In white and black on the screen
I bring my dead back to life
Patricia Houéfa Grange
Tous droits réservés/Todos los derechos reservados/All rights reserved
A la fin de l’année dernière, j’avais partagé avec vous la mise en voix de mon texte Scansions pour les articulations, et je vous avais parlé de la place que ce texte occupe dans ma collaboration avec Virginie Biraud et sa Cie Tchaka.
C’est avec grand plaisir que je partage aujourd’hui avec vous la création vidéo Scansions animales de la Cie Tchaka, à laquelle j’ai collaboré avec une mise en voix légèrement différente de mes Scansions :
Lire la suite »Contemplation confinée
Découvrir la fragrance ailée
du narcisse
Contemplación cuarentenada
Descubrir la fragancia alada
del narciso
Lockdowned contemplation
Discovering the winged fragrance
of the narcissus
Patricia Houéfa Grange
Tous droits réservés/Todos los derechos reservados/All rights reserved
Il y a quelques jours, pour célébrer la Poésie, j’ai partagé avec vous mon poème Litanie à Calliope. Je vous invite à présent à l’écouter :
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