J’ai eu le bonheur de me faire préfacière (c’est une première !) pour l’un des derniers nés des belles œuvres des Éditions Gope, à savoir Sur les chemins de l’Issan – Chroniques thaïlandaises douces-amères de Frédéric Kelder :
Lire la suite »Sur les chemins de l’Issan
Le 2 décembre 2021Jo BaCoeur
Le 30 novembre 2021Malgré les questions et réflexions légitimes que suscite cette panthéonisation, que je partage, en incorrigible optimiste, je me réjouis de cet événement et j’espère qu’il portera les fruits escomptés.
Joséphine Baker ne fait pas partie de mes icônes ni de mon Panthéon personnels. C’est une figure qui m’a toujours tout à la fois fascinée et mise mal à l’aise, pour laquelle j’ai toujours ressenti bien plus de tendresse, voire de compassion, que d’admiration. C’est certainement cette ambivalence qui nourrit l’intérêt que j’éprouve malgré tout pour elle. On peut lui reprocher, voire ne pas lui pardonner, nombre de ses actes et prises de position ; mais on ne peut pas lui nier ses hauts faits. Nous avons toutes et tous en nous des parts d’ombre, voire de monstres. Le choix de panthéoniser Joséphine Baker reste un acte politique, répondant aux enjeux du moment, et demeure questionable. Mais pour ce qui est de la femme elle-même, je veux être indulgente, et croire à ses bonnes intentions, son action positive venant équilibrer ses agissements malheureux. C’est ainsi. Aucun être humain n’est fait d’un bloc.
D’autre part, il me semble malgré tout qu’elle a fait tout ce qui était en son pouvoir pour naviguer entre les stéréotypes de son époque et se jouer d’eux ; et qu’elle s’est ruiné aussi bien les finances que la santé à vouloir réaliser le monde dont elle rêvait, l’entente universelle. En outre, Joséphine Baker n’entrait dans aucune case et était une femme des entre-deux qui m’émeuvent : métisse par ses origines, mais aussi par ses deux nationalités ; amoureuse aussi bien de la terre où elle est née que de celle qui l’a adoptée ; androgyne dont la féminité exacerbée ombrait à peine la garçonne ; bisexuelle aux amours libres ; danseuse de music-hall en uniforme, résistante chanteuse de cabaret ; dame de cœur avant tout. Alors, oui, je me réjouis et j’espère.
J’espère qu’au Panthéon, Joséphine ouvrira la porte à d’autres femmes noires, telles que Solitude, Jane et Paulette Nardal, ou encore Suzanne Césaire.
Mais ce que j’espère et attends de toute mon âme, ce sont les temps où on ne précisera plus « c’est la/le premier/première Noir.e qui », « c’est la/le premier/première Subsaharien.ne qui » parce que ce sera devenu parfaitement banal.
J’espère et je célèbre à ma manière, en poésie et papier plié, cette journée historique et cette femme à l’extravagance intrépide :
Projet HoS – The House of Sounds
Le 24 novembre 2021Je reviens vous dire deux mots du projet de traduction qui aura accompagné mon année 2021.
J’avais commencé à vous en parler là et ici. Puis je vous ai récemment révélé qu’il s’agit du conte horrifique The House of Sounds de Matthew Phipps Shiel dit M.P. Shiel, dont j’avais déjà traduit le sublime Xélucha il y a trois ans ; que c’est à nouveau une commande des Editions de l’Abat-Jour que je remercie de leur confiance ; et qu’il paraîtra en anthologie au premier semestre 2022.
Lire la suite »Esbat de la lune des brumes
Le 20 novembre 2021Abahlaoui
Le 18 novembre 2021Au début de l’été, j’ai eu le grand bonheur de prêter ma voix à un personnage de film d’animation (un de mes rêves de gamine !) : celui de la grand-mère guérisseuse du petit héros. Ce film est le projet de fin d’études de trois étudiantes du Mastère Animation de l’ECV de Bordeaux.
Il s’inspire des paysages et cultures du Nord du Bénin. Ce fut une grande joie d’accompagner ce projet et d’habiter à nouveau un personnage de sorcière/guérisseuse. (La première fois c’était parmi les créatures désenchantées du Cabaret de l’étrange de Lola Moussa, dans la peau de Mama Yaga !)
Ce film est désormais en ligne sur la chaîne Youtube de l’école, aux côtés des autres films réalisés par la promotion.
Encore un immense bravo à Ambre Boué, Lea Jarry et Julie Roy !
Paupièvres
Le 11 novembre 2021Ephéméride
Le 9 novembre 2021Poérêve
Le 7 novembre 2021Pantoun-esbat de la lune d’octobre
Le 21 octobre 2021Journée mondiale contre la douleur
Le 12 octobre 2021« La douleur est une des choses les plus importantes de ma vie. Le mot « écrit » ne conviendrait pas. Je me suis trouvée devant des pages régulièrement pleines d’une petite écriture extraordinairement régulière et calme. Je me suis trouvée devant un désordre phénoménal de la pensée et du sentiment auquel je n’ai pas osé toucher et au regard de quoi la littérature m’a fait honte. »
Extrait de La douleur, Marguerite Duras
Face à la douleur, la littérature ne me fait pas honte, mais elle se retrouve souvent pour moi dans l’impasse. Face à la douleur, la mienne, celle de mes proches, celle du monde autour de moi, les mots me font la plupart du temps défaut, à moi, la poète. Alors je dessine, je crée, je chante…
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