Ma métisse en Italie ! (bis)

Le 28 mai 2025
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Comme je vous le disais il y a quelques semaines, dans le cadre du projet « Rimad’origine » de l’artiste Elisa Vladilo, ma compatriote béninoise, Letonde Hermine Gbedo installée en Italie, a partagé quelques vers de mon poème Nid d’ici Née ailleurs (extrait de mon recueil Métisse, et alors ? (paru dans la collection L’Iconopop des Éditions de L’Iconoclaste en 2023) en français et dans sa traduction en italien.

Présentation du projet :
« Rimad’origine est un projet relationnel, ouvert à la participation de personnes d’origines et de cultures différentes, issues de milieux culturels différents et vivant à Trieste, à l’occasion de l’anniversaire de la fondation de la ville de Trieste, et du 8 mars journée de lutte pour les droits des femmes.
Vous êtes invitées à participer en soumettant un poème de votre poétesse préférée issue de votre pays d’origine, dans la langue d’origine et traduit »
« Rimad’origine » est un projet d’Elisa Vladilo promu par L’una e l’Altra/Una casa tutta per noi et Maison internationale des femmes.

Les femmes qui ont participé à ce projet se sont réunies le 7 mars pour transcrire ensemble les poèmes de leur choix sur de longues bandes de papier coloré, puis les poèmes ont été exposés et lus le 21 mars à la Maison des Femmes de Trieste. L’exposition, prévue pour durer jusqu’au 21 mai, a été prolongée jusqu’au 15 juin.

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Aujourd’hui grand bonheur pour moi de partager avec vous des images de mon poème dans l’expo.
Encore un immense merci à Hermine et Elisa !

Traduire Lucille Clifton – La rencontre !

Le 27 mai 2025
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Generations, A Memoir
Lucille Clifton
Préface de Tracy K. Smith
New York Review Books, 2021
(Réédition)

Comme je vous l’ai annoncé ces dernières semaines, notamment ici et , le 6 juin, arrivera en librairie Générations, Mémoires d’une lignée du Dahomey de Lucille Clifton, dans ma traduction depuis l’anglais (Etats-Unis), aux éditions Les Prouesses.
C’est un projet que j’ai proposé à la maison d’édition et qui me tient donc particulièrement à cœur. Pour célébrer cette belle nouvelle, j’ai décidé de vous proposer une petite série d’articles sur ce blog dans lesquels je vais vous raconter mon histoire avec ce livre et avec son autrice. Commençons par le début : la rencontre !

Il faut remonter à l’année universitaire 2018-2019, alors que je venais de rejoindre Passages, collectif de traduction et de diffusion de textes, fondé en 2006, dirigé par Nicole Ollier, rattaché au laboratoire CLIMAS et à l’Université Bordeaux Montaigne. Nous nous intéressions alors à un corpus de poèmes écrits par des auteurices afro-descendant.e.s des Etats-Unis et des Caraïbes. Lors d’une séance, un poème de Lucille Clifton est passé entre nos mains. Je n’avais jamais entendu parlé d’elle. Mais tandis que nous examinions ses vers, l’une d’entre nous a précisé que cette autrice avait écrit un texte dans lequel elle parlait d’une ancestresse venue du Dahomey. Cela a immédiatement éveillé la curiosité de la Béninoise que je suis et j’ai noté cette information dans un coin de mon esprit. Nous avons discuté et traduit le poème en question, puis nous sommes passés à un autre texte et ne sommes jamais revenus vers Lucille Clifton.

Entre temps, j’avais fait quelques recherches rapides sur la vie et l’oeuvre de Lucille Clifton. Plusieurs éléments avaient attiré mon attention : son immense oeuvre poétique récompensée par de nombreux prix, composée de poèmes brefs, intenses et denses ; les thématiques abordées : la famille, l’histoire des Noirs des Etats-Unis, le corps, le corps noir, le corps noir féminin, la spiritualité et les liens avec les ancêtres, etc. ; ce livre, en prose, Generations, publié chez Random House en 1976, qui raconte l’histoire de ses ascendants en remontant jusqu’à une arrière-arrière-grand-mère qui disait avoir été capturée au Dahomey pour être mise en esclavage en Virginie. Mon intérêt a été immédiatement éveillé. A partir de ce moment-là, dès que j’avais des interstices de disponibilité entre deux projets, j’ai commencé à collecter et lire tous les textes de Lucille Clifton que je pouvais trouver en ligne. Impossible cependant de mettre la main sur Generations qui semblait épuisé, introuvable, à l’exception d’un exemplaire ou deux d’occasion qui surgissaient de temps à autre en ligne, à des tarifs totalement prohibitifs.

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Amy Uyematsu au Vrai Lieu

Le 23 mai 2025
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Demain, à 17h, c’est Lectures & Saké à la librairie Le Vrai Lieu (Gradignan) autour de la poésie
d’Amy Uyematsu !

Triangle d’ébène – Merci !

Le 21 mai 2025
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Hier, au cours de la soirée « Calliope, entre Garonne et Atlantique » organisée par l’association Klac dans le cadre des Journées de la Mémoire à Bordeaux, Liz Barthel, César-Octavio Santa Cruz et moi avons présenté la première étape de Triangle d’ébène, notre cérémonie mémorielle poétique, pour célébrer les marronnages, rendre hommage à nos ancêtres et honorer les liens afro-descendants qui nous unissent.
Ce fut une belle et émouvante première traversée, enveloppée par le souvenir et la présence de nos ascendants et chers disparus.
Merci aux ami.e.s qui étaient là et à tout le public pour son accompagnement attentif, sensible et bienveillant
Merci à Carlos Olivera et à toute la sympathique équipe de Klac
Merci à Force JM qui a tout capté et qui nous prépare de belles images
Merci, Liz Barthel, d’avoir eu cette merveilleuse idée de nous réunir tous les trois pour cette création hybride et grand format. Merci, César-Octavio Santa Cruz, de t’être jeté dans cette belle aventure avec nous. Je suis fière et heureuse de voguer à vos côtés à tous les deux.
Hier, tout mon arbre généalogique a déclamé, chanté et dansé avec moi sur scène. Sous ses branches se sont assises mes deux grand-mères spirituelles dont nous avons invoqué les noms : Victoria Santa Cruz et Lucille Clifton.
En partage quelques images prises sur le vif hier par Fred Bravo, image 3 saisie par Virginie Biraud.

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Traduire Lucille Clifton – Bientôt !

Le 17 mai 2025
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J’ai envie de partager toute l’émotion de ce moment avec vous !
Aujourd’hui, j’ai reçu mes exemplaires de Générations de Lucille Clifton qui paraît dans ma traduction chez Les Prouesses le 6 juin prochain ! (Déja disponible en précommande)
C’est un projet que j’ai proposé à la maison d’édition et qui me tient donc particulièrement à cœur. Merci encore à Flora, Zoé et toute la formidable équipe des Prouesses !
Je vous parlerai du texte proprement dit dans les prochaines semaines, mais en cette si belle journée, j’avais envie de partager la joie d’avoir en main un si bel objet ! Avec, notamment, le titre et le nom de l’autrice en caractères irisés en première de couverture, la délicatesse de la photo de Gene sur le dos. En parcourant les pages, vous rencontrerez une présentation faite par les éditrices, une préface de Toni Morrison (également dans ma traduction), le texte de l’œuvre dont chaque chapitre est introduit par une photo de l’album de famille, mes notes de traduction et un « À propos de la traduction » dans lequel je vous raconte ma rencontre avec Lucille Clifton, avec ce livre, et ma traversée de ce texte.
Heureuse de voir ce livre prendre son envol vers vous !

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Famille et généalogie

Le 15 mai 2025
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Aujourd’hui, 15 mai, c’est la journée internationale des familles.
Dans le dernier recueil poétique que j’ai publié et dans la dernière traduction que j’ai signée, famille et généalogie occupent une place centrale.
Métisse, et alors ? mon en-quête identitaire poétique et réflexion sur le métissage, parue en octobre 2023 aux Éditions de L’Iconoclaste, s’appuie sur les racines des albums photos de famille et de l’exploration de l’arbre généalogique par mon oncle paternel, Alain Grange.
Ce recueil est toujours disponible. N’hésitez pas à le commander à votre libraire préféré.e si vous ne le trouvez pas en rayon.
Dans Générations, unique livre de prose de cette fabuleuse poétesse, Lucille Clifton mêle sa voix à celles de son père et de son arrière-arrière-grand-mère, pour raconter l’histoire de la famille Sayle sur cinq générations. Ce livre est publié dans ma traduction depuis l’anglais (États-Unis) par les merveilleuses éditions Les Prouesses et sera en librairie le 6 juin. Tellement hâte de le partager avec vous !!!
Ces deux livres sont également traversés par l’esclavage et la traite dont nous commémorons l’abolition en ce mois de mai.
À nos familles de sang et de cœur.

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Triangle d’ébène – Final participatif

Le 14 mai 2025
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APPEL POUR NOTRE FINAL PARTICIPATIF LE 20 MAI

Le 20 mai prochain, lors de la soirée « Calliope, entre Garonne et Atlantique » organisée par l’association Klac, dans le cadre des Journées de la Mémoire, Liz Barthel (Cuba/France), César-Octavio Santa Cruz (Pérou/France) et votre serviteuse, Patricia Houéfa Grange (Bénin/Cap Vert/ France) allons présenter la première étape de création de notre projet collectif Triangle d’ébène dont voici la note d’intention :

Poésie, chant, musique, vidéo et mouvement pour honorer les liens triangulaires qui unissent les diasporas afrodescendantes, pour rendre hommage aux ancêtres et ouvrir la porte des retrouvailles entre les rives de l’Atlantique.

Nous allons proposer un final participatif au cours duquel nous célébrerons nos ancêtres, les défunts de nos familles. Si vous souhaitez vous joindre à nous pour ce final, nous vous invitons à venir avec des vêtements blancs, ainsi qu’une photo ou un objet ayant appartenu à ou représentant un de vos êtres chers disparus.
Nous vous ferons signe depuis la scène à la fin de la présentation.
AUCUNE INSCRIPTION N’EST NÉCESSAIRE. Il vous suffit d’être là, en vêtements blancs avec éventuellement l’objet indiqué.
Merci d’avance à vous !
Rendez-vous le 20 mai à partir de 18h30 à la Halle des Douves (voir publication précédente).

En partage des images de notre dernière répétition à la Halle des Douves, captées par Force JM
Petit clin d’œil : En photo 5, mon T-shirt personnalisé par César-Octavio Santa Cruz rend hommage à Victoria Santa Cruz ; en photo 6, sur l’écran, Clarisse, ma grand-mère veille.

Triangle d’ébène

Le 12 mai 2025
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Le 20 mai prochain, lors de la soirée « Calliope, entre Garonne et Atlantique » organisée par l’association Klac, dans le cadre des Journées de la Mémoire, Liz Barthel (Cuba/France), César-Octavio Santa Cruz (Pérou/France) et moi, Patricia Houéfa Grange (Bénin/Cap Vert/France), nous allons présenter la première étape de création de notre projet collectif Triangle d’ébène dont voici la note d’intention :

Poésie, chant, musique, vidéo et mouvement pour honorer les liens triangulaires qui unissent les diasporas afro-descendantes, pour honorer les ancêtres et ouvrir la porte des retrouvailles entre les rives de l’Atlantique.

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Agenda de mai

Le 7 mai 2025
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Et voici les dates de rencontres/lectures pour ce mois !
Il sera marqué par les commémorations de la traite, de l’esclavage et de leur abolition, ainsi que par les projets collectifs. Je vous transmettrai toutes les informations au fur et à mesure pour chaque date !
Nous comptons sur vous pour nous entourer lors de ces différents temps de partage. Merci !

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La Pharmakeia

Le 4 mai 2025
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J’adore me promener dans des librairies indépendantes, en particulier celles qui proposent des parcours ou des concepts originaux.
Je ne pouvais pas séjourner à Marseille sans rendre visite à la Librairie La Pharmakeia.
Aussi bien librairie que pharmacie, lieu de bibliothérapie où Roxane, la libraire, anime également des séances de yoga, de méditation littéraire, lieu « convaincu du pouvoir magique des livres » où « c’est le livre qui choisit son lecteur ». Comme dans toutes les librairies, les étagères sont rangées par genre mais les étiquettes proposent « une orientation d’inspiration thérapeutique suivant un code couleur » lié aux « noeuds émotionnels », à des « problématiques particulières » et à des zones du corps, proches des chakra.
Le livre qui m’a appelée, dans le coin Poésie, c’est À la cyprine d’Eugène Savitzkaya, publié en 2015 aux éditions de Minuit. Je vous laisse découvrir l’étiquette qu’il portait en regardant les photos ci-après. C’était une étiquette orange, liée à la créativité et au plaisir.
Par la suite, j’ai visionné une vidéo récemment publiée par Roxane sur les pages réseaux et le site Internet de la librairie, dans laquelle elle parle plus longuement du code couleur qu’elle utilise. De l’orange, elle dit « ce qui rend la vie jouissive et créative est questionné. Cette couleur est liée aux organes génitaux puisque c’est ici que se trouve notre potentiel créatif et créateur. Si tu souffres de douleurs dans le bassin restreignant ton mouvement vers l’avant, il est probable que des fardeaux pèsent sur ton énergie créatrice et les livres avec l’étiquette orange peuvent être un défi pour toi ». Et là gros big bang m’ébranle tout entière !!!
Dans tous les cas, j’ai commencé à picorer ce recueil et c’est un délice, j’en reparlerai.
Je vous laisse regarder les photos ci-dessous pour découvrir la librairie, des extraits du recueil et un tercet extrait de l’éphéméride que je tiens depuis le début de l’année.

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