Décembre
Mains démesurément longues, fines, osseuses et sinistres,
Le squelette des marronniers enfin nus
Griffe la cathédrale.
Mariposa, à Bordeaux le 16 décembre 2011 à 14h15.
Décembre
Mains démesurément longues, fines, osseuses et sinistres,
Le squelette des marronniers enfin nus
Griffe la cathédrale.
Mariposa, à Bordeaux le 16 décembre 2011 à 14h15.
Sur mon ancien blog, j’avais parlé des « Déferlantes » de Claudie Gallay dont j’avais énormément aimé l’atmosphère et l’écriture. J’ai récemment appris que pour l’intrigue de ce roman, l’auteure s’était inspirée d’un poème de Jacques Prévert (l’ombre du poète plane d’ailleurs sur l’ensemble de l’ouvrage).
Alors j’ai eu envie de partager ce beau poème avec vous. Attention, si vous n’avez pas encore lu « Les déferlantes » et que vous souhaitez le lire un jour, ne cliquez pas sur « lire la suite » sinon votre plaisir de lecture en sera amoindri ! Par contre, ceux qui ont lu et aimé « Les déferlantes » retrouveront avec plaisir l’intrigue et l’atmosphère du livre dans ces quelques lignes :
J’ai fini de lire ce très bel ouvrage il y a déjà quelques jours. Un ouvrage-voyage composé de bouts de carnets gribouillés aux quatre coins du monde sur plusieurs années. Un ouvrage qui dit l’amour de son auteur pour le monde et l’Afrique en particulier, le Sénégal pays où est ancré son coeur. Un ouvrage qui dit son amour pour la littérature, la poésie, les mots. Un ouvrage qui dit son amour pour l’humanité, les gens, ses enfants. Un ouvrage qui dit son amour de la vie dans ses mauvais et ses bons moments, cette rage d’exister dans chaque instant. Un ouvrage-Amour tout simplement.
Quelques extraits encore pour vous dire à quel point je l’ai Aimé :
« Terres d’Afrique »
Anthologie de poésie contemporaine
Recensée par Gabriel Okoundji
Editions Ndze, décembre 2011
Collection Les Apprentis Sorciers
Cet ouvrage vient de paraître et j’ai la fierté d’y avoir participé avec quatre de mes poèmes. Comme son titre l’indique, il a pour thème l’Afrique, et il regroupe des poètes du monde entier.
Pour plus d’informations et pour commander, c’est par ici.
« La bagnole bien lavée de marque. Mercedes.
C’est pas normal mon frère. Mais c’est normal partout.
Dans tous les pays de misère, y a des rallyes de milliardaires, qui te disent au coin du feu que le désert c’est tellement beau, et qu’eux ils sont tellement gentils.
Eux, c’est les enfants qui courent après les stylos qu’on leur balance.
Les parents sur le bas-côté humiliés dans leur silence. Le rire des collabos qui font semblant de croire que c’est vachement généreux tous ces stylos.
Les Blancs sur les quads qui jettent les stylos. Sans regarder.
On nique la misère. Ils savent pas écrire.
Les stylos on les retrouve sur les marchés, à Dakar à Bamako.
Dans le monde entier il y a des Mercedes bien lavées, des gens bien émus mais qui te feront tout casquer.
Faudra facturer ONG Paris beaux quartiers. »
« Je veux chanter la vie. Partir sur les routes. Aller à la rencontre de la différence. Afin de grandir une fois pour toutes. N’avoir plus honte d’avoir oublié. Lointaine lumière de solitude. Loin des écrans de télévision. Quitter sa peau d’orgueilleux. Etre fier. Debout. Parler aux âmes. Tenir conseil. Tendre la main. Essayer de comprendre.
Laisse le balancier de la pirogue faire le boulot. La douleur finit par tuer l’amer. Elle laisse l’humain comme une épure. Débarrassé. Lavé des corruptions intimes. »
Grâce
Moment de grâce.
L’esplanade tiède effrite la glace
D’une journée de novembre remise à sa place
Le cocon de cet espace ouvert chasse
Les rides des contrariétés qui s’effacent.
Moment de grâce.
Je suis assise la Garonne en face
Sur la peau, dans les yeux, du soleil qui passe
Fleuve étoilé, tu me caresses, tu me masses,
Ô Garonne, je te bois, je t’embrasse.
Moment de grâce.
L’éternité s’installe dans ces instants que tu brasses
Ô Garonne, mes yeux s’allongent sur la chair de ta surface
Le chocolat chaud coule son sucre dans ma tasse
Le chocolat de tes eaux doucement me délasse.
Moment de grâce.
Mariposa, dans le train entre Bordeaux et Cérons,
le 6 décembre 2011 à 21h30
Moment de grâce vécu au Café Lunaire de la Maison Ecocitoyenne de Bordeaux le 29 novembre 2011 en compagnie de Rome Deguergue.

Norbert Sènou et Caroline Fabre
dans leur dernière création « Et alors ? … si je savais !!! »
Tougoudoum Tougoudoum Tougoudoum Tougoudoum
Sé Sé Sé Sé
Tougoudoum Tougoudoum Tougoudoum Tougoudoum
Je prends, je donne, je prends, je donne,
Ciel, Terre, Ciel, Terre,
Lune, Miroir, Lune, Miroir,
Tougoudoum Tougoudoum Tougoudoum Tougoudoum
Sé Sé Sé Sé
Tougoudoum Tougoudoum Tougoudoum Tougoudoum
Actuellement, je suis en train de lire le livre d’une femme-courage, d’une femme debout dont je vous parlerai bientôt. Mais avant que cette lecture ne soit achevée, j’ai comme d’habitude, de la lecture en réserve sur mon étagère (et encore je ne vous montre pas la partie « revues de poésie » ni la partie « bandes dessinées » ni la partie « beaux livres » ! Oui je dévore littéralement les livres !)
Comme je vous le disais il y a quelques temps, j’aime particulièrement ce moment où l’on choisit ou le moment où l’on reçoit de nouveaux ouvrages. On les touche, on les caresse, on en lit la quatrième de couverture et on imagine les futurs moments passés en conversation avec eux.
Les 5 que vous voyez ci-dessus se divisent en deux catégories : deux livres que j’ai acquis il y a deux jours et trois livres empruntés ce matin-même à la bibliothèque bien achalandée de mon petit village :
Ce matin, en ouvrant la fenêtre de ma chambre, voici le spectacle qui s’est offert à mes yeux. 3 décembre et mes arbres encore pratiquement vêtus, le noisetier (qu’on ne voit pas vraiment sur cette photo), le cerisier (aux feuilles jaunes au premier plan) et le mûrier (encore bien vert) !