La Seine, la Seine, la Seine …
Le 3 décembre 2011« Paroles arboricoles » : Disponible !
Le 27 novembre 2011Ca y est, les 60 premiers exemplaires de « Paroles arboricoles – Poèmes animistes » sont sortis de chez l’imprimeur et je suis très contente du résultat. Le papier est très beau et les couleurs bien rendues. J’espère que cet ouvrage vous plaira autant que j’ai eu de plaisir à l’écrire et à le concevoir, avec l’aide de Guy Papin et Emilie Jacquet.
« …le bruit de fond de la fraternité entre l’homme et l’animal … »
Le 27 novembre 2011Souvent je me demande jusqu’à quel point peuvent
se reconnaître l’homme et la bête qui ne parle pas.
A travers quel paradis primitif, au matin de la lointaine création,
courut le sentier où leurs coeurs se rencontrèrent.
Bien que leur parenté ait été longtemps oubliée,
les traces de leur constante union ne se sont pas effacées.
Et, soudain, dans une harmonie sans paroles, un souvenir confus s’éveille
et la bête regarde le visage de l’homme avec une tendre confiance
et l’homme baisse ses yeux vers la bête avec une tendresse amusée.
Il semble que les deux amis se rencontrent masqués
et se reconnaissent vaguement sous le déguisement.
Rabindranath Tagore
Poésie chez Paul’s Place
Le 27 novembre 2011Jeudi dernier, j’ai participé pour la deuxième fois aux soirées poétiques mensuelles organisées au délicieusement british Paul’s Place à l’initiative de Paul Turpin, et animées par Donatien Garnier.
Alors déjà, l’atmosphère était poétique avec une brume épaisse et voluptueuse à souhait dans les rues de Bordeaux. J’adore la brume qui déroute toujours un peu en brouillant quelque peu les repères, comme dans un hammam lorsque la vapeur d’eau monte intensément.
Différences culturelles …
Le 27 novembre 2011Il y a quelques jours, j’ai reçu au cabinet de traduction où je travaille plusieurs étudiantes en langues étrangères appliquées qui avaient un travail à faire sur le métier de traducteur, sous la forme d’une interview de quelques minutes. Ce fut un moment très agréable pour moi qui suis également issue de cette formation et j’ai eu beaucoup de plaisir à discuter avec ces jeunes filles.
Paroles arboricoles : Extrait 2
Le 20 novembre 2011
Danse d’Union
J’ai planté
Mes pieds dans la terre
J’ai poussé
Mes bras vers le ciel
Je me suis faite Arbre
Trait d’Union
Entre Vie et Ether
J’ai fait glisser en Moi
Les vibrations d’ici et d’ailleurs
Puis je me suis laissé tomber
Recroquevillée fœtus
Comme dans la grotte de Mater
Recroquevillée fœtale
Comme dans le linceul de Ma Terre
Trait d’Union
Entre Début et Renaissance
Entre Vie et Ether.
Mariposa à Barsac, le 12 avril 2008 à 18h30.
Si cet extrait vous a plu et que vous n’avez pas encore réservé votre exemplaire, n’hésitez pas, laissez un commentaire ici ou envoyez-moi un message sur grange_patricia[arobas]yahoo.fr
« Des lendemains de lumière »
Le 20 novembre 2011Ces derniers jours, j’ai également lu à plusieurs reprises ce magnifique recueil de Johanne Laframboise, « Des lendemains de lumière ». Pourquoi à plusieurs reprises ? Parce que plusieurs lectures sont nécessaires pour saisir toute la profondeur et la quintessence de ces petits textes si bien écrits. Et je ne souhaite rien vous en dire d’autres que de vous citer quelques extraits :
The artist
Le 20 novembre 2011Hier, je suis allée voir « The Artist » de Michel Hazanavicius (après tout le monde, comme d’habitude !!!) dans une des si jolies salles de l‘Utopia Saint Siméon à Bordeaux.
Un très joli moment de poésie servi par une très belle bande originale.
Je trouve ça très moderne d’avoir osé faire un film muet en noir et blanc pour servir cette très belle histoire. On devrait en faire d’autres !
Soulfood équatoriale
Le 20 novembre 2011
« Tout est dans la forme de la pierre à écraser. Dans son crissement régulier. Dans les parfums qui se sont imprimés en elle au fil des ans. Mon âme se repaît de ces souvenirs, tandis que j’apprête, sur le plan de travail, près de la pierre, les minuscules crevettes séchées et le gingembre frais.
Les saveurs viennent aussi de cette pierre et de son galet, ramassés sur le rivage. J’aime passer la main dessus avant de commencer. Toucher ma terre. Sentir que l’océan qui nous sépare ne sera jamais qu’une fiction.
La terre est en moi. C’est elle que je caresse du plat de la main. C’est elle qui roule doucement sous mon impulsion. »
Tout est dit dans cet extrait du texte d’introduction (« Pierre à écraser ») de ce recueil qui en compte 13.
Dans cet ouvrage, Léonora Miano, écrivain afropéenne comme elle se décrit elle-même, d’origine camerounaise, raconte ses souvenirs d’enfance à travers la préparation et la dégustation de certains plats.
Ceux qui me connaissent et me suivent depuis un moment savent que cela me parle forcément. Les plats et les repas sont pour moi intimement liés à l’enfance et aux liens tissés avec les femmes de ma famille. De plus, étant moi-même née et ayant grandi au Bénin, tous les textes de ce recueil ont trouvé résonance en moi. La pierre à écraser on l’utilise aussi chez nous, ainsi que la poudre de crevettes séchées et le gingembre frais, tout comme le gombo et la gari également évoqués dans ce recueil. J’ai donc passé de très bons moments de lecture avec ce recueil. Mais les textes de Léonora Miano ne parlent évidemment pas que de nourriture, ils vont bien au-delà …







