Il y a quelques jours, je vous faisais part des premières dates des manifestations auxquelles je vais participer pendant le Printemps des Poètes. Amis bordelais, réservez votre soirée du 5 mars car en voici une autre en collaboration avec ma complice Sylvanie Tendron du collectif Fenêtre sur Rue :
Printemps des Poètes en Enfances (suite)
Le 29 février 2012Réflexions poétiques sur l’Enfance – Poème 1 sur 2
Le 27 février 2012
Enfant écrivant, Henriette Brown
V&A Museum de Londres
« L’intitulé du 14e Printemps des Poètes voudrait inviter à considérer quelle parole les poètes tiennent sur les commencements, apprentissage du monde entre blessures et émerveillements, appétit de vivre et affrontement à la « réalité rugueuse », comment leur écriture aussi garde mémoire du rapport premier, libre et créatif, à la langue. »
Extrait de l’Edito du Printemps des Poètes 2012 ayant pour thème « Enfances », rédigé par Jean-Pierre Siméon.
Le Printemps des Poètes ne commence que dans une semaine, mais j’ai décidé de répondre à l’invitation de cette manifestation et d’écrire quelques poèmes de réflexion sur ce thème que j’offrirai en lecture lors des semaines à venir. J’en ai écrit deux aujourd’hui articulés autour de la relation entre l’enfance et les mots. La relation entre l’enfant (étymologie latine infans = qui ne parle pas) et les mots. Des poèmes qui parlent de l’enfance comme d’un pays de notre mémoire première. Je pense que tout ce que nous sommes et tout ce que nous devenons s’est décidé alors que nous étions dans notre prime enfance et que nous ne parlions pas encore.
De façon métaphorique, à notre venue au monde, nous sommes brusquement arrachés à notre mer maternelle, à l’océan de nos rêves intimes et nous sommes forcés à inspirer l’air qui nous entoure et est saturé de la « corruption » de la société, ce qui nous fait pousser notre premier cri. Les années passant, la société nous oblige à emprunter certains chemins, à entrer dans certains moules et nous oublions souvent petit à petit celui/celle que nous étions destiné/e à être pour devenir celui/celle qu’on attend de nous voir devenir. Mes poèmes sont une invitation à faire un voyage dans le temps pour retrouver nos mots et nos désirs premiers. Je vous en livre un aujourd’hui …
Coup de coeur pour les « Désa’corps » d’Aurélie Martinez
Le 23 février 2012Aujourd’hui, pendant ma pause de midi, je suis allée voir l’Exposition Singulière à l’Espace Saint Rémi à Bordeaux. Je n’en avais vu que l’affiche qui m’avait questionnée. Il faut dire que j’ai une tendresse particulière pour l’adjectif « singulier » et pour ceux qui se l’attribuent ou auxquels on l’attribue. Je n’avais pas voulu lire le dossier de presse et je m’y suis donc rendue « vierge ».
Il y a là des choses très intéressantes à découvrir.
J’ai beaucoup aimé le travail photographique d’Eric Humier sur l’univers industriel (« Le Sommeil des Cités »), « encadré » par Cyril Garans, artisan du métal.
J’ai ensuite eu un coup de coeur pour le travail de la plasticienne Laure Joyeux portant sur la part d’animalité de l’être humain.
Mais ma « révélation » du jour c’est le fascinant et déroutant travail d’Aurélie Martinez sur le corps et ses difformités, la chair, la peau.
Voici mon oeuvre préférée :
Lune
Le 21 février 2012Je le dis souvent ici et/ou ailleurs, j’aime beaucoup écrire et vivre la nuit. C’est encore plus particulier les soirs de pleine lune. Je suis fascinée par la lune et comme beaucoup d’animaux (chats) et d’êtres humains, comme beaucoup de femmes en particulier, cet astre m’influence énormément. Je ne suis pas une grosse dormeuse mais les nuits de pleine lune, je dors encore moins que d’habitude, voire pas du tout.
Ces soirs-là, la lune me garde non seulement les yeux mais aussi l’esprit ouverts pendant des heures et des heures. Les mots en profitent pour se faufiler en moi à travers le canal de sa clarté et viennent s’allumer tels des reflets lunaires à la surface de mes pensées. Alors je tricote de petits poèmes toute la nuit, en silence, dans ma tête. Je ne les note pas toujours. Je laisse les heures et parfois le sommeil passer. Et au réveil, il arrive que certains vers continuent à faire briller leur écho dans mon esprit. Je les considère alors comme la crème du lait que j’ai bu pendant la nuit et je les verse dans mes carnets d’écriture …
Il arrive parfois aussi que leurs échos se rallument sous mes doigts des jours et des jours après, brusquement, alors que je suis en train de faire tout et n’importe quoi, sauf écrire.
La dernière pleine lune – au début du mois – a été particulièrement virulente. Je me rappelle d’un soir où la lune était immense dans le ciel, tellement qu’on pouvait imaginer pouvoir sinon la décrocher, au moins l’effleurer. Et elle était non pas rousse, mais bien dorée. J’ai suivi sa ronde de nuit dans le ciel d’un côté de la maison à l’autre. Des vignes à notre jardin. Oui, la dernière pleine lune a été superbe et virulente ; et je n’ai pratiquement pas fermé l’oeil pendant 4 nuits d’affilée. Mais j’ai beaucoup écrit. Des textes courts comme sait me les susurrer cet astre nocturne.
Petit florilège lacté …
Papillon de nuit
Le 19 février 2012Papillon de nuit
Je suis une fille de lune
J’appartiens à la nuit
L’encre marine du soir
Est ma plus belle parure
Les étoiles me maquillent
De leur lueur obscure
Chacune de leurs paillettes
Est une histoire à naître
Irai-je brûler mes ailes
Au halo des klaxons des phares ?
Mariposa, à Bordeaux, le 18 février 2012 à 19h45
Pendant que tu dors – Version sonore
Le 19 février 2012
Gong de crieur public du Bénin
Photo de Mariposa
Il y a quelques jours, je vous avais proposé une lecture vidéo de mon poème « Pendant que tu dors ». La qualité technique de l’enregistrement n’était pas très bonne. Alors, en attendant de tourner un vrai joli mini clip de ce poème, voici uniquement la version sonore, poème mis en voix et en son grâce à un gong de crieur public du Bénin. N’hésitez pas à me dire ce que vous en pensez.
A mes amis slameurs et poètes de comptoir
« Lumières » de Marie Laugery
Le 19 février 2012Lumières
Marie Laugery
Editions Le Solitaire
Prix ARDUA 2010 des Premières Réalisations
Après avoir lu et savouré Bleu, planète le dernier ouvrage de Marie Laugery, j’ai eu envie de lire ce qu’elle avait écrit avant. J’ai choisi Lumières à cause de son titre mais aussi parce qu’elle m’avait confié qu’elle y parlait d’arbres. Cela fait plus de deux mois que ce recueil me souriait sur mes étagères, mais je savais que les textes de Marie réclament du temps et du silence pour une lecture attentive. J’ai enfin pu m’y plonger dans les conditions favorables.
Lumières est en effet écrit avec le « sang vert » des arbres, mais aussi avec le sang de l’eau, celui de la terre, de la mer, de la lune, du sable, de la nature et des éléments. On y retrouve la nature contemplative de Marie Laugery qui chemine dans la nature, la questionne et à travers elle accède à l’Essentiel, l’essence de l’Univers et de l’éternité.
Son langage est toujours délicat et ciselé, allant droit au coeur des choses pour en extraire le parfum subtil.
Quelques extraits :
Nicolas Dieterlé par la porte de l’enfance …
Le 17 février 2012Il y a quelques jours, alors que je vous faisais part de mon programme pour le Printemps des Poètes, autour du thème « Enfances », Joëlle Thienard, poète « rencontrée » virtuellement il y a quelques mois autour d’un appel à textes, m’a parlé des textes de Nicolas Dieterlé, poète disparu dont l’oeuvre est très marquée par le thème de l’enfance.
Je ne connaissais pas du tout cet auteur ni son travail et j’ai donc pris le temps d’aller à sa rencontre sur le site que lui consacre l’association La pierre et l’oiseau, association des amis de Nicolas Dieterlé, dont Joëlle Thienard est vice-présidente. Et c’est un vrai coup de coeur !
Comment rester insensible à ces mots si vifs qui viennent fouiller dans chacune de mes tripes pour en extirper la moëlle de ma sensibilité sur le fil de leur lame ? Tant de résonances et d’échos s’allument sur la fibre de mes pensées et le sang de mes mots en parcourant non seulement les extraits de ses textes mais aussi de son oeuvre picturale. Ecrits et dessins sont d’ailleurs, ici, pour moi, les deux ventricules du coeur d’un ouvrage, ils sont inséparables et vont de pair, s’imbriquent et se complètent. Du moins, pour ce que j’ai pu lire et voir sur le site de la pierre et l’oiseau et que je ne manquerai pas de compléter en creusant plus loin dans l’oeuvre du poète.
Printemps des Poètes en Enfances
Le 14 février 2012
Malgré les températures glaciales des derniers jours, normalement, le printemps sera bientôt là et avec lui le Printemps des Poètes.
Comme chaque année, depuis trois ans, je participerai avec joie à des manifestations pendant cette période. Voici déjà une date à marquer dans vos agendas :
Pendant que tu dors – Version Atelier
Le 13 février 2012Je vous livre ci-dessous une de mes dernières créations poétiques sonores. J’en ai écrit le texte en fin de semaine dernière et j’ai ensuite travaillé sur la mise en voix et en son. Voici une petite vidéo pour vous donner un aperçu du résultat. Mettez le volume de votre ordinateur au maximum car c’est une vidéo amateur pour laquelle j’ai eu quelques problèmes de son que je n’ai pas réussi à régler. Je m’en excuse d’avance, mais ce blog est aussi un atelier/laboratoire où je vous montre mes balbutiements pour que vous m’aidiez à avancer dans la mesure du possible. Je vous laisse regarder la vidéo. N’hésitez pas à me dire ce que vous pensez du texte et de l’interprétation, en laissant un grain de pollen !
Pendant que tu dors
A mes copains slameurs et poètes de comptoirs
Pendant que tu dors from Papillons de Mots on Vimeo.








