Sortie de Cocon par Mariposa
Feutres et crayons de couleur (14 x 14 cm)
Fin février, j’avais publié un premier poème né de mes réflexions poétiques sur l’enfance, thème proposé par le Printemps des Poètes cette année, précédé de cette introduction :
« L’intitulé du 14e Printemps des Poètes voudrait inviter à considérer quelle parole les poètes tiennent sur les commencements, apprentissage du monde entre blessures et émerveillements, appétit de vivre et affrontement à la « réalité rugueuse », comment leur écriture aussi garde mémoire du rapport premier, libre et créatif, à la langue. »
Extrait de l’Edito du Printemps des Poètes 2012 ayant pour thème « Enfances », rédigé par Jean-Pierre Siméon.
J’ai décidé de répondre à l’invitation de cette manifestation et d’écrire quelques poèmes de réflexion sur ce thème que j’offrirai en lecture lors des semaines à venir. J’en ai écrit deux articulés autour de la relation entre l’enfance et les mots. La relation entre l’enfant (étymologie latine infans = qui ne parle pas) et les mots. Des poèmes qui parlent de l’enfance comme d’un pays de notre mémoire première. Je pense que tout ce que nous sommes et tout ce que nous devenons s’est décidé alors que nous étions dans notre prime enfance et que nous ne parlions pas encore.
De façon métaphorique, à notre venue au monde, nous sommes brusquement arrachés à notre mer maternelle, à l’océan de nos rêves intimes et nous sommes forcés à inspirer l’air qui nous entoure et est saturé de la « corruption » de la société, ce qui nous fait pousser notre premier cri. Les années passant, la société nous oblige à emprunter certains chemins, à entrer dans certains moules et nous oublions souvent petit à petit celui/celle que nous étions destiné/e à être pour devenir celui/celle qu’on attend de nous voir devenir. Mes poèmes sont une invitation à faire un voyage dans le temps pour retrouver nos mots et nos désirs premiers.
Je vous livre le deuxième poème aujourd’hui, en ce dernier jour officiel du Printemps des Poètes 2012 :
Lire la suite »