Si vous n’étiez pas à FenÊtre sur Rue lundi soir …

Le 7 mars 2012

Comme je vous l’avais annoncé dans de précédentes notes de blog, lundi soir dernier, j’ai fait ma première lecture de ce Printemps des Poètes 2012, en collaboration avec Sylvanie Tendron et l’atelier FenÊtre sur Rue.

Ci-dessus, vous pouvez voir une photo (cliquer pour agrandir) de la scène depuis laquelle la lecture a été faite. Elle est l’oeuvre de Stéphanie Richard et Alexandra Josse qui sont en formation professionnelle à l’atelier. Elle est aussi leur interprétation en trois dimensions de mon poème « Tétée ». Je l’ai trouvée vraiment superbe, un tendre cocon douillet.

Ici le mur où ont été exposées les oeuvres des participants aux ateliers de FenÊtre sur Rue, inspirées par mon poème « Tétée ».

En voici le détail :

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(Re)Lire Colette pour rester en « Enfances »

Le 3 mars 2012

Photo par Mariposa

Cette année, j’ai décidé de (re)lire des classiques. Et comme le Printemps des Poètes nous invite à retomber en « Enfances », j’ai choisi de commencer par Colette dont j’avais lu la série des Claudine quand j’avais entre 11 et 13 ans. J’avais été très remuée et émue par certains d’entre eux. Je me rappelle de moments de lecture passionnés.

Alors, quand j’ai vu que chez France Loisirs, ils avaient eu la bonne idée de rassembler plusieurs romans et nouvelles de cette grande dame, féministe et avant-gardiste, en un seul ouvrage, je n’ai pas hésité.

L’ouvrage s’ouvre sur « La maison de Claudine » qui m’a rappelé des tas de souvenirs et en a fait naître de nouveaux. Maintenant que j’ai un chat et qu’en plus j’observe ceux du voisinage, je les retrouve tous sous la patte de Colette lorsqu’elle raconte des histoires de petits félins !

En ce moment, je découvre avec tendresse « La naissance du jour ».

Instants de lecture choisis :

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Méditation autour de l’enfance

Le 3 mars 2012

Source de l’image : Les dessins de Pascal

« D’abord acceptez-vous vous-même.
Quand vous ne vous acceptez pas et que vous vous imaginez être quelqu’un d’autre,
un conflit surgit entre ce que vous croyez être et ce que vous êtes vraiment. »

Swami Prajnanpad

Pour savoir qui on est vraiment, le mieux, c’est de tendre la main à l’enfant – innocent et non corrompu – que nous avons été et de suivre le chemin par lequel il voudra bien nous mener …

Printemps des Poètes en Enfances (suite)

Le 29 février 2012

Il y a quelques jours, je vous faisais part des premières dates des manifestations auxquelles je vais participer pendant le Printemps des Poètes.  Amis bordelais, réservez votre soirée du 5 mars car en voici une autre en collaboration avec ma complice Sylvanie Tendron du collectif Fenêtre sur Rue :

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Réflexions poétiques sur l’Enfance – Poème 1 sur 2

Le 27 février 2012

Enfant écrivant, Henriette Brown
V&A Museum de Londres

« L’intitulé du 14e Printemps des Poètes voudrait inviter à considérer quelle parole les poètes tiennent sur les commencements, apprentissage du monde entre blessures et émerveillements, appétit de vivre et affrontement à la « réalité rugueuse », comment leur écriture aussi garde mémoire du rapport premier, libre et créatif, à la langue. »
Extrait de l’Edito du Printemps des Poètes 2012 ayant pour thème « Enfances », rédigé par Jean-Pierre Siméon.

Le Printemps des Poètes ne commence que dans une semaine, mais j’ai décidé de répondre à l’invitation de cette manifestation et d’écrire quelques poèmes de réflexion sur ce thème que j’offrirai en lecture lors des semaines à venir. J’en ai écrit deux aujourd’hui articulés autour de la relation entre l’enfance et les mots. La relation entre l’enfant (étymologie latine infans = qui ne parle pas) et les mots. Des poèmes qui parlent de l’enfance comme d’un pays de notre mémoire première. Je pense que tout ce que nous sommes et tout ce que nous devenons s’est décidé alors que nous étions dans notre prime enfance et que nous ne parlions pas encore.
De façon métaphorique, à notre venue au monde, nous sommes brusquement arrachés à notre mer maternelle, à l’océan de nos rêves intimes et nous sommes forcés à inspirer l’air qui nous entoure et est saturé de la « corruption » de la société, ce qui nous fait pousser notre premier cri. Les années passant, la société nous oblige à emprunter certains chemins, à entrer dans certains moules et nous oublions souvent petit à petit celui/celle que nous étions destiné/e à être pour devenir celui/celle qu’on attend de nous voir devenir. Mes poèmes sont une invitation à faire un voyage dans le temps pour retrouver nos mots et nos désirs premiers. Je vous en livre un aujourd’hui …

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Coup de coeur pour les « Désa’corps » d’Aurélie Martinez

Le 23 février 2012

Carne, Aurélie Martinez

Aujourd’hui, pendant ma pause de midi, je suis allée voir l’Exposition Singulière à l’Espace Saint Rémi à Bordeaux. Je n’en avais vu que l’affiche qui m’avait questionnée. Il faut dire que j’ai une tendresse particulière pour l’adjectif « singulier » et pour ceux qui se l’attribuent ou auxquels on l’attribue. Je n’avais pas voulu lire le dossier de presse et je m’y suis donc rendue « vierge ».

Il y a là des choses très intéressantes à découvrir.

J’ai beaucoup aimé le travail photographique d’Eric Humier sur l’univers industriel (« Le Sommeil des Cités »), « encadré » par Cyril Garans, artisan du métal.

J’ai ensuite eu un coup de coeur pour le travail de la plasticienne Laure Joyeux portant sur la part d’animalité de l’être humain.

Mais ma « révélation » du jour c’est le fascinant et déroutant travail d’Aurélie Martinez sur le corps et ses difformités, la chair, la peau.

Voici mon oeuvre préférée :

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Lune

Le 21 février 2012

Source de l’image

Je le dis souvent ici et/ou ailleurs, j’aime beaucoup écrire et vivre la nuit. C’est encore plus particulier les soirs de pleine lune. Je suis fascinée par la lune et comme beaucoup d’animaux (chats) et d’êtres humains, comme beaucoup de femmes en particulier, cet astre m’influence énormément. Je ne suis pas une grosse dormeuse mais les nuits de pleine lune, je dors encore moins que d’habitude, voire pas du tout.

Ces soirs-là, la lune me garde non seulement les yeux mais aussi l’esprit ouverts pendant des heures et des heures. Les mots en profitent pour se faufiler en moi à travers le canal de sa clarté et viennent s’allumer tels des reflets lunaires à la surface de mes pensées. Alors je tricote de petits poèmes toute la nuit, en silence, dans ma tête. Je ne les note pas toujours. Je laisse les heures et parfois le sommeil passer. Et au réveil, il arrive que certains vers continuent à faire briller leur écho dans mon esprit. Je les considère alors comme la crème du lait que j’ai bu pendant la nuit et je les verse dans mes carnets d’écriture …

Il arrive parfois aussi que leurs échos se rallument sous mes doigts des jours et des jours après, brusquement, alors que je suis en train de faire tout et n’importe quoi, sauf écrire.

La dernière pleine lune – au début du mois – a été particulièrement virulente. Je me rappelle d’un soir où la lune était immense dans le ciel, tellement qu’on pouvait imaginer pouvoir sinon la décrocher, au moins l’effleurer. Et elle était non pas rousse, mais bien dorée. J’ai suivi sa ronde de nuit dans le ciel d’un côté de la maison à l’autre. Des vignes à notre jardin. Oui, la dernière pleine lune a été superbe et virulente ; et je n’ai pratiquement pas fermé l’oeil pendant 4 nuits d’affilée.  Mais j’ai beaucoup écrit. Des textes courts comme sait me les susurrer cet astre nocturne.

Petit florilège lacté …

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Papillon de nuit

Le 19 février 2012

Dessin d’Estelle EVAN

Papillon de nuit

Je suis une fille de lune
J’appartiens à la nuit

L’encre marine du soir
Est ma plus belle parure

Les étoiles me maquillent
De leur lueur obscure

Chacune de leurs paillettes
Est une histoire à naître

Irai-je brûler mes ailes
Au halo des klaxons des phares ?

Mariposa, à Bordeaux, le 18 février 2012 à 19h45

Pendant que tu dors – Version sonore

Le 19 février 2012

Gong de crieur public du Bénin
Photo de Mariposa

Il y a quelques jours, je vous avais proposé une lecture vidéo de mon poème « Pendant que tu dors ». La qualité technique de l’enregistrement n’était pas très bonne. Alors, en attendant de tourner un  vrai joli mini clip de ce poème, voici uniquement la version sonore, poème mis en voix et en son grâce à un gong de crieur public du Bénin. N’hésitez pas à me dire ce que vous en pensez.

A mes amis slameurs et poètes de comptoir

Pendant que tu dors

Gong de crieur public du Bénin
Photo de Mariposa

« Lumières » de Marie Laugery

Le 19 février 2012

Lumières
Marie Laugery
Editions Le Solitaire
Prix ARDUA 2010 des Premières Réalisations

Après avoir lu et savouré Bleu, planète le dernier ouvrage de Marie Laugery, j’ai eu envie de lire ce qu’elle avait écrit avant. J’ai choisi Lumières à cause de son titre mais aussi parce qu’elle m’avait confié qu’elle y parlait d’arbres. Cela fait plus de deux mois que ce recueil me souriait sur mes étagères, mais je savais que les textes de Marie réclament du temps et du silence pour une lecture attentive. J’ai enfin pu m’y plonger dans les conditions favorables.

Lumières est en effet écrit avec le « sang vert » des arbres, mais aussi avec le sang de l’eau, celui de la terre, de la mer, de la lune, du sable, de la nature et des éléments. On y retrouve la nature contemplative de Marie Laugery qui chemine dans la nature, la questionne et à travers elle accède à l’Essentiel, l’essence de l’Univers et de l’éternité.

Son langage est toujours délicat et ciselé, allant droit au coeur des choses pour en extraire le parfum subtil.

Quelques extraits :

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