Source de l’image
Je le dis souvent ici et/ou ailleurs, j’aime beaucoup écrire et vivre la nuit. C’est encore plus particulier les soirs de pleine lune. Je suis fascinée par la lune et comme beaucoup d’animaux (chats) et d’êtres humains, comme beaucoup de femmes en particulier, cet astre m’influence énormément. Je ne suis pas une grosse dormeuse mais les nuits de pleine lune, je dors encore moins que d’habitude, voire pas du tout.
Ces soirs-là, la lune me garde non seulement les yeux mais aussi l’esprit ouverts pendant des heures et des heures. Les mots en profitent pour se faufiler en moi à travers le canal de sa clarté et viennent s’allumer tels des reflets lunaires à la surface de mes pensées. Alors je tricote de petits poèmes toute la nuit, en silence, dans ma tête. Je ne les note pas toujours. Je laisse les heures et parfois le sommeil passer. Et au réveil, il arrive que certains vers continuent à faire briller leur écho dans mon esprit. Je les considère alors comme la crème du lait que j’ai bu pendant la nuit et je les verse dans mes carnets d’écriture …
Il arrive parfois aussi que leurs échos se rallument sous mes doigts des jours et des jours après, brusquement, alors que je suis en train de faire tout et n’importe quoi, sauf écrire.
La dernière pleine lune – au début du mois – a été particulièrement virulente. Je me rappelle d’un soir où la lune était immense dans le ciel, tellement qu’on pouvait imaginer pouvoir sinon la décrocher, au moins l’effleurer. Et elle était non pas rousse, mais bien dorée. J’ai suivi sa ronde de nuit dans le ciel d’un côté de la maison à l’autre. Des vignes à notre jardin. Oui, la dernière pleine lune a été superbe et virulente ; et je n’ai pratiquement pas fermé l’oeil pendant 4 nuits d’affilée. Mais j’ai beaucoup écrit. Des textes courts comme sait me les susurrer cet astre nocturne.
Petit florilège lacté …
Lire la suite »