Comme beaucoup, j’ai regardé le film « Invictus » dimanche dernier à la télé. Parce que comme beaucoup aussi, je ressens énormément d’admiration pour Nelson Mandela, ses combats, son destin. En classe de première ou terminale, j’avais emprunté au CDI de mon école son autobiographie Un long chemin vers la liberté. Il fallait être intéressé et en vouloir pour à cet âge venir à bout de ce pavé de presque 800 pages ! Je me rappelle l’avoir lu sur plusieurs mois, en le faisant régulièrement réenregistré au CDI ! Mais je me rappelle aussi avoir été vraiment frappée par la lutte jusqu’aux extrêmes limites de cet homme.
Par contre, je ne me rappelle pas du tout que dans cet ouvrage, il ait parlé du poème Invictus de William Ernest Henley. La poésie occupait déjà une place plus qu’importante dans ma vie et c’est quelque chose qui m’aurait marquée je pense. Mais il faudrait peut-être que je relise cette autobiographie.
Toujours est-il que c’est avec beaucoup d’émotion que j’ai découvert, en regardant ce film, la place primordiale qu’un poème a tenu et tient toujours dans la vie et le destin de Madiba.
Invictus, ce sont 16 vers qui lui ont permis de rester debout malgré les barreaux de sa minuscule cellule de Robben Island. Ce sont aussi 16 vers qui l’ont aidé à bâtir la nation arc-en-ciel en Afrique du Sud, à travers le pardon et la réconciliation.
Comme quoi, quoi qu’en pensent certains, les mots, la poésie ne sont pas que poussières de vent …


















