Lever de pleine lune dorée dans le ciel barsacais
Copyright Mariposa
Blues du dimanche soir.
Repousser les frontières
de la nuit.
Mariposa, à Barsac, le 16 mars 2014
Un immense merci à vous tous qui avez tissé et traversé mon Printemps des Poètes. Grâce à chacun de vous, je viens de passer une semaine merveilleuse, intense, riche ! Merci pour votre présence, merci pour votre soutien, merci pour vos sourires, merci pour vos messages, merci pour vos encouragements, merci pour votre confiance, merci de me permettre d’entrer dans vos vies à travers mes mots. Je ne vous cite pas tous, j’ai peur d’en oublier, ce que je ne me pardonnerais pas, mais vous vous reconnaîtrez. MERCI du fond du coeur.
Je suis rentrée chez moi hier soir le coeur empli d’amour et l’âme renouvelée d’une belle énergie pour continuer à publier mon travail et créer, créer, créer, créer.
MERCI ! Comme ce mot me semble plat pour exprimer tout ce que je voudrais vous dire ! Alors, je vous le dis en fon, car il me semble que cette langue de mon pays natal sait mieux exprimer la gratitude que ma langue d’écriture que je chéris pourtant : Mi wa nou ka ka, é nan tchè nou mi !
Journées poétiques.
Ressentir un élan d’amour
sous le regard de la pleine lune.
Mariposa, à Bordeaux, le 15 mars 2014
Trio Evasion
Copyright Compagnie Tchaka
Depuis quelques mois, j’ai la chance de travailler avec Virginie Biraud, danseuse et chorégraphe hip-hop et contemporain, de la compagnie Tchaka.
Dans ce cadre, j’ai pu assister à quelques répétitions du Trio Evasion composé d’Alexandre Sossah, Nathanaël Lecoeur et Marvin Clech, avec l’accompagnement chorégraphique de Virginie.
Voici la présentation de la création Evasion :
Entre danse hip hop et écriture contemporaine, Evasion est le résultat d’une fusion entre trois solos pour donner naissance a un triptyque.
Rencontre entre trois jeunes artistes et une chorégraphe issus de la culture Hip Hop et se posant des questions sur la danse contemporaine et l’ouverture que celle-ci peut offrir.
J’ai beaucoup gribouillé dans mes carnets pendant qu’ils dansaient. Tous ces griffonnages ont donné naissance à un poème, Scansion pour les noeuds du corps.
Ombre blanche (Orchidée) par Mariposa
Acrylique sur papier vert
Voir le carton à dessin « Vert Asie »
Quel bonheur en me promenant hier sur Patpantin, le blog de Monique Mérabet, de découvrir ce superbe tanka écrit pour moi, à l’occasion de la journée du 8 mars, en résonance avec mon ouvrage « Ventres, sons creux ». J’ai été infiniment touchée. Merci beaucoup Monique.
journée de la Femme
je contemple l’orchidée
tout épanouie
que m’importe si la fleur
ne s’alourdit pas d’un fruit !
Monique Mérabet
Vous pouvez retrouver ce tanka ici, sur le blog de Monique.
Copyright Patricia Grange et Maya Mihindou
Revue Vertébrale
Le 8 mars, samedi, c’est la journée internationale de lutte pour les droits des femmes.
A cette occasion, je participerai à une manifestation organisée par l’UTSF-Gironde.
Je serai présente tout l’après-midi pour présenter mon recueil poétique « Ventres, sons creux », créé et publié en collaboration avec Maya Mihindou. Des exemplaires seront disponibles à la vente et je me ferai un plaisir de vous les dédicacer.
J’en lirai des extraits au cours d’une lecture intitulée « Se donner naissance ». Ma lecture aura lieu entre 16h et 17h.
Tout le programme et les informations ici.
(Je précise que l’entrée est libre et gratuite tout l’après-midi, c’est le dîner et le spectacle qui sont payants)
Espace culturel et sportif du Bois Fleuri (Salle Léo Lagrange) à Lormont
Tram ligne A La Gardette – Station Bois fleuri
J’aurai également quelques exemplaires de « Paroles arboricoles – Poèmes animistes » et des marque-pages en vente au profit de la FRA.
N’hésitez pas à diffuser cette information autour de vous. Merci et à samedi ?
Ce soir, a lieu au CAPC à Bordeaux le vernissage d’une exposition qui me tient à coeur. Tout me tient à coeur et me touche dans cette exposition qui s’intitule Procession :
– Les deux « commissaires », metteuses en scène :
* Julie Maroh : Auteure de l’album « Le bleu est une couleur chaude » (qui a inspiré le film Palme d’or de Kechiche « La vie d’Adèle » – inspiration très lointaine et évanescente de la part du réalisateur à mon goût, mais ceci est une autre histoire, son film n’en reste pas moins un chef d’oeuvre) et plus récemment de « Skandalon ». Cela fait longtemps que je suis le travail de Julie. J’avais parlé d’elle ici sur mon ancien blog et là il y a quelques mois. J’avais aussi eu le plaisir de l’interviewer pour Esprit Métis. Je suis donc très heureuse de la voir débarquer dans ma ville d’adoption !
* Maya Mihindou : Je crois que Maya n’est plus à présenter sur ce blog ! Je vous ai parlé d’elle si souvent ! Je rappelle tout de même que Maya a illustré et maquetté notre ouvrage commun « Ventres, sons creux » et qu’elle l’a édité à travers sa microstructure, Vertébrale.
Avant de collaborer avec Maya sur cet ouvrage, j’étais – et je suis toujours – très fan de son travail graphico-poétique. Je vous avais parlé de « La petite femme », de « Sabine ». Elle vient de publier « Gibraltar » et est en pleine concoction d’un joli roman graphique.
Julie Maroh et Maya Mihindou en création
Copyright CAPC Bordeaux
Le doux parfum des temps à venir
Lyonel Trouillot
Actes Sud, Collection Essences, mars 2013
J’ai rencontré cet ouvrage à la fin de l’année dernière, sur le blog de Monique Mérabet. Je m’étais promis que j’en ferais ma première lecture poétique de 2014. J’ai mis le temps, mais j’ai tenu ma promesse !
J’ai été bouleversée par cette lecture ! Jamais un recueil poétique ne m’avait autant empli le coeur ni créé le frisson sur ma peau. Je l’ai relu à plusieurs reprises depuis, je ne m’en lasse pas.
Voici la présentation en quatrième de couverture :
Tout comme les saveurs, les odeurs, évocations olfactives sont de vraies madeleines de Proust pour moi, je suis donc particulièrement sensible à l’intention de la Collection Essences elle-même et de cet ouvrage en particulier.
Sylvanie Tendron et Patricia Grange
Journée Mondiale des Sourds – Bordeaux, septembre 2013
Photo Xavier de Labouret
Vous qui me suivez depuis un petit moment, vous savez qu’avec ma complice Sylvanie, nous sommes actuellement en création pour un spectacle qui s’intitulera « Et alors ? ». Il s’agira d’une lecture mise en voix, en signes et en espace qui traitera de la multiculturalité et du fait de naviguer entre deux mondes (sourd et entendant).
Pour cette création, nous nous réunissons une fois par semaine, pendant une demi-journée pour progresser sur la mise en scène, l’adaptation en langue des signes de mes poèmes, mais aussi pour créer ensemble des poèmes visuels, directement créés en langue des signes, puis adaptés en français. Cette deuxième démarche est particulièrement intéressante, car elle fait appel pour moi à une logique d’écriture différente, très enrichissante.
Nous aimons beaucoup la façon dont Levent Beskardès interprète des haïkus classiques comme dans cette vidéo ou encore celle-ci. Nous avons décidé de créer nos propres haïkus, en nous inspirant du mode d’interprétation, très visuel, de Levent Beskardès. Nous avons décidé de créer un triptyque de haïkus sur le thème du silence.
Voici comment les choses se sont déroulées.