Excellente année 2015 ! Qu’elle soit pour vous conforme à vos souhaits les plus chers.
Et je ne vois rien d’autre à ajouter, sauf peut-être ces voeux de Jacques Brel formulés en 1968, impossible de dire mieux :
Excellente année 2015 ! Qu’elle soit pour vous conforme à vos souhaits les plus chers.
Et je ne vois rien d’autre à ajouter, sauf peut-être ces voeux de Jacques Brel formulés en 1968, impossible de dire mieux :
Dans un peu plus d’une heure, 2014 sera derrière nous, alors comme chaque année, j’ai une pensée pour ceux qu’elle aura emportés avec elle. Une pensée pour Robin Williams et Maya Angelou. Une pensée pour les disparus des dernières catastrophes. Une pensée pour tous les anonymes morts sans laisser de traces, seuls, sans amis et sans famille. Et avec Erri de Luca, je lève mon verre …
Précis pour le toast du jour de l’an
Le toast est une coutume qui s’est appauvrie. On récite tout au plus la banale formule : « A votre santé ». Un premier de l’an, il y a un siècle, Anna Akhmatova, Russe, poète, nota trois toasts prononcés à sa table. Un premier : « Je bois à la terre des prés où nous sommes nés et où nous retournerons tous. »
Un autre pour Anna : « Et moi à ses poèmes où nous vivons tous. »
Un troisième : « Nous devons boire à celui qui n’est pas encore avec nous. »
J’ajoute ici le mien à la suite :
Précis pour le toast du jour de l’an.
Neige
silence
condensé.
Les Bois Noirs
festonnés
de blanc.
Le gel poudre de rose
la lumière
du premier matin d’hiver.
Mariposa, le 22 décembre 2014
Il y a quelques jours, j’ai eu 35 ans. Et un ou deux jours avant cet anniversaire, une grâce m’a été donnée …
En effet, complètement par hasard, alors que je ne le cherchais pas, j’ai trouvé le texte que je souhaiterais avoir pour compagnon lorsque je m’envolerai définitivement de ce monde pour rejoindre l’autre.
Lorsque je m’en irai, je souhaite être incinérée. Cela fait longtemps que je le dis autour de moi. Et je souhaite que mes cendres soient dispersées pour moitié dans mon jardin (celui que j’habiterai au moment de mon décès) et pour l’autre moitié sur une plage à Ouidah au Bénin.
Et je souhaiterais qu’un texte poétique m’accompagne. Soit qu’on le brûle avec moi, soit qu’on le prononce en oraison funèbre en libérant mes cendres. Je n’avais pas encore trouvé ce texte. Pour être tout à fait sincère, je ne l’avais pas vraiment cherché encore non plus. Il y a quelques jours, c’est lui qui est venu à moi. Le voici :
Je suis atteinte d’une maladie un peu particulière. Je ne peux pas m’empêcher d’entretenir une pile de livres à lire.
J’ai beau avoir sur ma table ou mon bureau trois ou quatre livres que je n’ai pas encore lus, je ne peux m’empêcher d’en acheter d’autres : des livres recommandés par des amis, des livres croisés sur des blogs ou des articles en ligne, des livres dont j’ai entendu parler à la radio ou sur une émission littéraire à la télé, des livres qui me happent simplement lors d’une déambulation libraire (oui c’est une autre de mes maladies, j’adore aller me promener dans les librairies, lire les quatrièmes de couverture, respirer les livres et en déguster quelques passages en passant. Sauf qu’à ce jeu-là, certains ne veulent plus que je les lâche !).
Dernière pleine lune de l’an 14
Ton lait cristallise
les premiers gels.
Mariposa, nuit du 6 au 7 décembre 2014
Je continue à explorer l’expression poétique en multimédia. Dites-moi ce que vous en pensez :
Automne from Papillons de Mots on Vimeo.
Sylvanie Tendron et moi, nous présenterons la création « Et alors ? » de notre Duo Silence, Poésie ! vendredi prochain, le 5 décembre, au Centre d’Animation Saint Pierre de Bordeaux, dans le cadre d’une soirée Auberge du Mulet organisée en résonance avec la journée du handicap (3 décembre).
Cette soirée vous invite à changer de regard sur le handicap, en vous mettant sens dessus dessous et en chamboulant vos repères (cliquer pour agrandir) :