S

Le 7 décembre 2024
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En ce début du mois de décembre où nous avançons vers la fin de l’année et ses fêtes, où tout semble chaos autour de nous et où nous avons toutes et tous besoin d’un peu de douceur et de cocon, je partage avec vous mon poème « S » dans une création sonore sur ma page SoundCloud.
« S » a été écrit et enregistré à l’été 2015, à un moment charnière d’une de mes vies, à l’aube de celle que je traverse actuellement. C’est un poème tissé de questions mais où j’espère avoir également glissé de la douceur
Et si je le partage aujourd’hui avec vous, ce n’est pas un hasard non plus. C’est parce qu’en cet hiver qui vient, tout en travaillant sur d’inspirants projets en traduction, je vais enfin m’asseoir pour commencer à concrétiser un diptyque poétique dont « S » fait partie. Mes tiroirs sont emplis de projets en cours, mais celui-ci a pris divers chemins ces derniers mois pour venir me souffler doucement au cœur qu’il était mûr, que c’était son heure. (La publication d’un de mes poèmes dans l’anthologie Erotiques-69 poétesses de notre temps établie par Ariane Lefauconnier aux Éditions Bruno Doucey fait partie de ces chemins détournés)
Voici « S » dans un enregistrement qui date d’août 2015, capté et monté par Fanny de Rauglaudre aux « Yeux Fertiles, épicerie d’art et d’horizons », le joli lieu qu’elle inventait alors à Bordeaux, Chartrons :

Bon week-end à vous !

Combler

Le 5 décembre 2024
Affiche du film « Didy »
de Gaël Kamilindi et François-Xavier Destors (2023)
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Lundi soir, je suis allée voir le film « Didy » de Gaël Kamilindi et François-Xavier Destors projeté à Cinéma Utopia de Bordeaux lors de la soirée de clôture du festival « Afriques en Vision » de l’Institut des Afriques. Le film puis la discussion qui a suivi avec Ysiaka Anam ont fait écho en tant d’endroits aussi bien de mon histoire personnelle, de ma poésie et de mes travaux de traduction.
Nous sommes si nombreux.ses actuellement à fouiller les arbres généalogiques, les récits familiaux et les albums de photos, pour raconter nos mères, nos grands-mères, nos histoires entrelacées à l’Histoire. Pour combler les vides, les silences, les absences, les manques.
Ca résonne si fort avec ma propre quête pour mon recueil Métisse, et alors ? et ça résonne très fort avec un texte puissant que je traduis actuellement où ce qui doit être comblé est matérialisé notamment par des parties du corps qui manquent, des membres fantômes (cette expression a été évoquée lundi soir dans la discussion) !
Cela m’a donné envie de partager avec vous le texte d’une chanson que j’ai écrite il y a plus de dix ans, sur commande, accompagnée de la musique de Samira Groufella dans le cadre d’un projet de Lola-tia Moussa et Aleksandra Mostowski, « Drom Boem ». C’était une chanson qui évoquait un être cher disparu et que j’ai intitulée « La part qui manque ». Cette part qui manque peut aussi bien être un être cher, qu’un pays, une culture, une langue, une part de soi.
Je partage donc ce texte ce soir avec vous pour tenter d’apaiser tout ce qui demande à être comblé. Je n’ai fait aucune retouche, juste inséré un point médian.

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hélas! 10 – Te déconstruire

Le 3 décembre 2024
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Ravie d’être, en très belle compagnie, au sommaire du nouveau numéro, le dixième, de la revue hélas! qui invite à explorer la thématique « Te déconstruire ».
Mon poème inédit et sans titre est à retrouver en page 5 en suivant ce lien (accès libre).

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Cette édition rassemble des textes, photographies et dessins de :
Barbara Albeck, Nelle Andrea, Fernand Arçois, Louba Astoria, Joël Bardeau, Zoé Besmond de Senneville, Clément Bollenot, Anne-Claude Brumont, Florène Champeau, Marina Claverie, Isabelle Cochereau, Dorothée Coll, Stéphanie Cormier, Anton Delsol, Francis Dransem, Claire Durand-Gasselin, Jean Favre, Manero Galopin, Patricia Houéfa Grange, Gwen Guégan, Stéphane Guex, Lise Halley, Nat Houdebine, Ernest de Jouy, Emil Karla, Anaïs Lem, Luc Marsal, Marielle Marty, Minigraphik, Séréna Moglia, Claire et Philippe Ordioni, Antoine Paris, Emilia Petrakis, Romain Ponçot, Hortense Raynal, Paul Renier, Nina Scceletton, Amanda Spierings, Galadriel Watson.

Merci à Adèle et Matthieu Limosino ainsi qu’à l’ensemble de l’équipe hélas! pour l’accueil dans ces pages.
Bonne lecture à vous !

Premier décembre

Le 1 décembre 2024
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Tercet pour les haijins
Joli décembre à toutes et tous !

Traduire le Comando Plath – Guérilla féministe dans Libération

Le 26 novembre 2024
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Bel article de Camille Paix ce lundi dans Libération sur Comment baise une poète ? poèmes-manifestes du Comando Publiés publiés par Les Prouesses dans ma traduction. A retrouver ici.

25 novembre – Rouge

Le 25 novembre 2024

Journée internationale de lutte contre les violences faites aux femmes

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Mon corps est à moi
Mes vêtements c’est mon choix
Et l’espace public fait partie de mes droits
Ce n’est une invitation en aucun cas
Je ne suis pas une zone de non-droit
Non, non, non et encore NON aux violences sexistes et sexuelles !!!

Traduire le Comando Plath – Anaphores & cadavres exquis

Le 23 novembre 2024
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Présentation sur le site de la maison d’édition

Cela fait déjà presque deux mois que Comment baise une poète ? Et autres manifestes du Comando Plath est en librairie dans ma traduction de l’espagnol (Pérou) au français et dans une belle orchestration éditoriale des Prouesses. Je prends enfin le temps de partager avec vous ma parole de traductrice sur ce recueil qui réunit cinq poèmes-manifestes de ce collectif d’écrivaines et d’artistes péruviennes.

Avant d’aller plus loin, je voudrais vous dire quelques mots concernant le titre de ce livre. En effet, on peut légitimement se demander pourquoi c’est « une poète » qui est écrit et pas « une poétesse », d’autant plus qu’il s’agit de textes féministes jusqu’au bout des griffes. Et bien tout simplement pour respecter le choix qui a été fait par le Comando Plath lui-même dans le texte d’origine, ce choix étant lié au contexte du Pérou et de l’Amérique latine. En effet, dans la langue espagnole, le terme « poetisa » qui correspond à « poétesse » existe. Cependant, comme je l’indique dans une note associée au deuxième manifeste dans le livre, le collectif m’a indiqué qu’en Amérique latine, ce mot « poetisa » est péjoratif, en particulier pour les femmes poètes contemporaines. Le Comando Plath utilise donc le terme « poeta », à savoir « poète », en l’associant à un déterminant féminin, et le premier des cinq manifestes, qui donne son titre au recueil, s’intitule « ¿Cómo tira una poeta? » donc « Comment baise une poète ? » D’ailleurs, dans le deuxième manifeste, elles sifflent : « Le Je lyrique montrera les crocs la prochaine fois qu’on la qualifiera de « poétesse » »

Photo : Comando Plath
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Traduire le rythme – Rencontre parisienne

Le 19 novembre 2024
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Mea culpa, je relaie cette information un peu tard ! Mais si vous êtes disponibles, n’hésitez pas !
Ami.e.s de Paris et de sa région, ce mercredi 20 novembre à 18h30, la Embajada del Perú en Francia et l’Instituto Cervantes de París organisent une table ronde autour de l’oeuvre et de l’héritage de l’immense Victoria Santa Cruz, dans le cadre de la publication en version bilingue de son livre Rythme : l’éternel orchestrateur que j’ai eu l’honneur de traduire en français lors d’une résidence à Lima en 2023.
Toutes les informations ici.
Pour rappel, ma série « Traduire le rythme ».

Des livres à Limoges

Le 15 novembre 2024
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Hier, j’ai eu le plaisir de participer à la journée « Des livres et leurs auteurs et autrices de Nouvelle-Aquitaine » organisée par l’ALCA dans le bel Espace Jules Noriac à Limoges. C’était une journée de rencontre, présentation et mise en voix autour de l’actualité de 24 auteur.rices, essentiellement destinée aux professionnels du monde du livre, mais ouverte au grand public.
J’y ai présenté mon recueil Métisse, et alors ? dont l’extrait Nid d’ici Née ailleurs a été mis en voix par la compagnie Studio monstre.
L’occasion aussi de rencontrer d’autres auteurs de la région et de découvrir une palette d’univers très divers (et d’une micro-marche dans Limoges, frigorifiée mais ensoleillée, je reviendrai).
Merci à Marion Colin, Sylvia Loiseau et Lucas Breuil (photo 6) pour l’organisation ; à la librairie Rêv’en pages pour la vente de nos ouvrages ; à mes collègues auteur.rices pour la journée partagée ; au public pour sa présence et son attention.

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Abrégé typographique à l’usage du métissage

Le 13 novembre 2024
Photo : Pascale Chauvin
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Je savais à quel point ce recueil était important pour moi, j’étais convaincue qu’il pouvait faire écho auprès d’un lectorat divers, mais j’étais loin d’imaginer tous les bonheurs vers lesquels il allait me mener…
Il y a deux mois, j’ai reçu un message de Pascale Chauvin, « artiste plasticienne et lectrice, lectrice, lectrice » qui fabrique notamment des livres d’artiste, et qui m’écrivait pour me parler de son nouveau projet dans lequel elle souhaitait intégrer des citations tirées de mon recueil Métisse, et alors ? :

« Abrégé typographique à l’usage du métissage s’attache à montrer la chance que représente le métissage pour l’humanité. Signes typographiques illustrés d’exemples littéraire ou de la vie courante composent une parodie de manuel technique que l’on pourrait trouver dans l’atelier d’impression. Où la rencontre de Mory Sacko et de Maupassant, de Patricia Houéfa Grange et de Pearl Buck… devient possible. »
Ceci est un extrait de la présentation du projet, à retrouver en intégralité, accompagnée de photos sur le site de l’artiste ici.

(Petite parenthèse pour indiquer ici que je nourris depuis un temps certain une grande fascination pour la typographie et une tendresse éblouie pour les livres d’artiste)

Hier, j’ai partagé un café et une belle conversation avec Pascale, qui était de passage à Bordeaux et qui m’a remis un exemplaire du tirage de tête de ce bel Abrégé. Nos échanges ont été si fluides et nourris que j’ai complètement oublié de prendre une photo de nous deux, ce n’est que partie remise ! Mais je partage avec vous dans cette vidéo toute l’émotion que représente pour moi cette rencontre qui en crée de multiples autres entre les pages de cet objet fragile, délicat, précieux, pensé dans le moindre des détails.
Encore un immense merci du fond du cœur, Pascale !

Un tirage courant est en projet et devrait être disponible au printemps prochain. Je vous tiendrai informé.e.s.

Et pour les curieux.ses, la musique que l’on entend sur la vidéo partagée ci-dessus, c’est Sankanda, morceau d’ouverture de l’album Lambarena – Bach to Africa (1994), projet de Pierre Akendengué & Hughes de Courson, qui tisse ensemble la musique du compositeur allemand & les chants et rythmes de la forêt gabonaise.
A découvrir en intégralité par .

A tous nos métissages et à nos humanités embrassées, en ce jour de commémoration.