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La langue française n’a pas prévu de masculin au mot « muse ». Ainsi depuis des siècles, ce sont les hommes qui sont censés écrire l’amour tandis que les femmes l’inspirent, objets de ce que l’on nomme aujourd’hui le « male gaze », à savoir le regard masculin.
Pourtant bien de nos devancières ont écrit l’amour et décrit les corps masculins. Avaient-elles un mot pour désigner ces hommes qui les inspiraient ? Claire Poirson a décidé que ce serait « musc » et elle en a fait un recueil consacré à la rencontre et à la relation amoureuse hétérosexuelle, vues en sensualité et érotisme par des yeux de femme.
Cela donne un bel ensemble de textes à la veine classique et aux accents contemporains, avec des clins d’œil ici et là à Baudelaire notamment, et quelques jeux à la fibre oulipienne. L’ouvrage est classé en quatre parties liées aux éléments : Feu (de la rencontre), Air (de l’élévation et lévitation), Eau (des plaisirs de la sensualité) et Glace (du désamour).













