Tout bois prend racine …

Le 25 novembre 2012

L’un des dictons les plus connus des jardiniers le dit :

A la Sainte Catherine
Tout bois prend racine

Nous avons donc sacrifié à la tradition en mettant aujourd’hui en terre un joli petit pied de glycine offert par notre voisine qui le veillait et le bichonnait depuis plusieurs mois. Déraciné et transplanté le même jour. La glycine de notre voisine est superbe et, en période de floraison, je l’admire depuis chez moi. J’espère que dans quelques années, sa « fille » venue habiter chez nous se portera aussi fière qu’elle …

Et sinon, on continue à ramasser les feuilles.

Herbe peignée par le râteau
Déjà l’odeur âcre de la fumée
Embaume l’offrande des feuilles

Mariposa, à Barsac à 19h30

Diwali (poème chanté)

Le 25 novembre 2012

Comme je vous l’avais annoncé la semaine dernière, samedi dernier, avec mes amies de Bordollywood (groupe de danse Bollywood d’Esprit Métis), nous avons célébré la fête de Diwali au restaurant Neelavanee à Bordeaux.

Au cours de cette soirée, mes amies ont présenté trois chorégraphies tandis que je disais deux poèmes chantés.

Je vous offre ici le premier, Diwali, qui était de circonstance (fichier audio) :

Diwali

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Beau M, bientôt dans vos sacs (à main) !

Le 24 novembre 2012

Image Le Beau M, tous droits réservés

Grâce à mon poème (Peau M) Fleur de Bitume dédié à la ville de Bordeaux, je participe à un joli projet qui se matérialisera dans les premiers jours de décembre, tout prochainement donc : Beau M, agenda culturel et guide de ville et de vie bordelaise …

En voici la présentation :

Allure, culture et confiture.

Ici, on aime les petits plaisirs et les joies simples, c’est avant tout un état d’esprit et un mode de vie.

Parce qu’on aime la culture, parce qu’elle fait partie intégrante de la vie d’une ville, Beau M est esthète, amoureux des gens, des lieux et des belles choses.

On prend le temps de marcher dans la ville et de rencontrer ses protagonistes, vous, eux, nous.

On y découvre des endroits et des personnalités, des artistes… et si l’on prend le temps de regarder de plus près, la poésie est évidente, un rayon de soleil sous le feuillage d’un arbre, rêver et partager ses rêves…

Beau M voit la vie et la ville a travers un prisme coloré et le partage.

Beau M, c’est un guide pratique, mais aussi un support culturel qui recense les évènements de la vie bordelaise sur l’année, qui ouvre ses pages aux associations, collectifs et artistes, plus ou moins connus mais qui semblent incontournables dans notre paysage urbain.

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La force des mots

Le 24 novembre 2012

Source de l’image

Comme beaucoup, j’ai regardé le film « Invictus » dimanche dernier à la télé. Parce que comme beaucoup aussi, je ressens énormément d’admiration pour Nelson Mandela, ses combats, son destin. En classe de première ou terminale, j’avais emprunté au CDI de mon école son autobiographie Un long chemin vers la liberté. Il fallait être intéressé et en vouloir pour à cet âge venir à bout de ce pavé de presque 800 pages ! Je me rappelle l’avoir lu sur plusieurs mois, en le faisant régulièrement réenregistré au CDI ! Mais je me rappelle aussi avoir été vraiment frappée par la lutte jusqu’aux extrêmes limites de cet homme.

Par contre, je ne me rappelle pas du tout que dans cet ouvrage, il ait parlé du poème Invictus de William Ernest Henley. La poésie occupait déjà une place plus qu’importante dans ma vie et c’est quelque chose qui m’aurait marquée je pense. Mais il faudrait peut-être que je relise cette autobiographie.

Toujours est-il que c’est avec beaucoup d’émotion que j’ai découvert, en regardant ce film, la place primordiale qu’un poème a tenu et tient toujours dans la vie et le destin de Madiba.

Invictus, ce sont 16 vers qui lui ont permis de rester debout malgré les barreaux de sa minuscule cellule de Robben Island. Ce sont aussi 16 vers qui l’ont aidé à bâtir la nation arc-en-ciel en Afrique du Sud, à travers le pardon et la réconciliation.

Comme quoi, quoi qu’en pensent certains, les mots, la poésie ne sont pas que poussières de vent …

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Une soirée avec Thérèse et Mauriac

Le 21 novembre 2012

Hier, ayant reçu une des invitations distribuées par le CNRS, j’ai assisté à la soirée Cinémascience qui avait lieu au cinéma de Mérignac autour de l’avant-première du film « Thérèse Desqueyroux ». Cela fait 14 ans que j’habite en région bordelaise (hors une petite échappée d’un an entre Avignon et le Mexique) et je n’avais encore jamais lu Mauriac. Je me suis promis une centaine de fois de plonger dans son oeuvre et je ne l’avais jamais fait jusque là. Il aura fallu que je reçoive cette invitation pour me décider à sauter le pas. Je voulais avoir lu le roman afin de pouvoir profiter plus pleinement du débat qui aurait lieu après le film.

J’ai donc lu Thérèse Desqueyroux en quelques jours. En effet, bien que très dense, il s’agit d’un roman court d’une centaine de pages. Et vous savez quoi ? J’ai été happée par le récit mais aussi l’écriture de Mauriac, par cette capacité fine à peindre des atmosphères où paysages et personnages se confondent presque. J’ai adoré l’histoire de cette femme à la fois libre et perdue qui nous conduit aux lisières  de tous les questionnements, à la frontière poreuse du bien et du mal.

Et vous savez quoi ? J’ai également adoré l’interprétation de l’oeuvre par Claude Miller à travers ce film très réussi. Mais la discussion qui a suivi, elle, a été vraiment passionnante et je pense qu’elle ne fait que marquer le début d’une longue histoire entre Mauriac, Thérèse Desqueyroux et moi …

A l’issue de la projection, Guy Di Méo, géographe au laboratoire Aménagement, développement, environnement, santé et sociétés (ADES), Jacques Monférier, ancien président du Centre François Mauriac de Malagar et le grand Michel Suffran qu’on ne présente plus, sont intervenus sur le thème « Les terres girondines de François Mauriac ou les territoires de l’âme ».

Voici quelques bribes de ce qui a été dit et qui m’a touchée ou intéressée :

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L’odeur de l’automne …

Le 19 novembre 2012

Il est une « corvée » d’automne que peu de gens goûtent et que moi je savoure : ramasser les feuilles mortes.

Les entendre frémir sous mes pas. Ecouter le bruit du râteau. Lancer un défi au vent qui chasse les feuilles au sol et fait sans cesse pleuvoir de nouvelles feuilles des branches des arbres. Le son doux et presque aquatique de leur chute. Avoir l’impression que quelqu’un me suit lorsque le vent fait « marcher » les feuilles derrière moi …

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Diwali au Neelavanee

Le 16 novembre 2012

Mardi dernier, le 13 novembre, c’était Diwali, la Fête des Lumières, le Nouvel An dans une partie de l’Inde.

C’est une fête magnifique qui dure cinq jours et au cours de laquelle on illumine les rues et les maisons, on tire des feux d’artifice et on s’offre des cadeaux.

Source de l’image
(et d’autres magnifiques photos de cette fête sur la même page)

A cette occasion, Bordollywood, le groupe de danse bollywood de l’association Esprit Métis, a été invité par le restaurant indien Neelavanee de Bordeaux à danser samedi prochain, le 17, pour la soirée dîner-spectacle Bollywood que le restaurant organise (cliquer pour agrandir) :

Et Bordollywood m’a invitée à venir dire des poèmes aux couleurs de l’Inde pendant la soirée !

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Etourneaux

Le 16 novembre 2012

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Etourneaux

Mer noire frémissante
Traverse le ciel azur de novembre
Avec de grands cris de torrent
Des chants d’eau qui roule sur pierre
Vagues d’encre de chine en flèches
Ondoient en synchronie parfaite
Sur l’ourlet de leur rumeur de ruisseau
Chorégraphie sans cesse redessinée
Par le pinceau de milliers d’ailes
Ciel sans nuage envahi de plumages
Arbres et vignes peuplés de bavardages stridents
Soudain silence      Nuée      Envol
Mer noire portée par la voix du vent.

Mariposa, à Barsac, le 11/11/12 à 18h17

Poésie Safran

Le 16 novembre 2012

Les premiers crocus de ma safranière se sont épanouis en fin de semaine dernière et j’ai fait ma première (toute) petite récolte samedi dernier. (J’ai pris la photo ci-dessus après avoir prélevé les filaments de safran de la fleur). Il y avait trois fleurs donc 9 petits filaments de safran au total :

Ils m’ont laissé de jolies petites traces de couleur ainsi qu’un parfum subtile très délicat sur les doigts. Après séchage dans l’après-midi, le parfum s’est bien développé. Ils sont désormais en bocal pour un mois car ils ne seront prêts à être dégustés qu’après ce délai ! D’autres fleurs arrivent !

En attendant, voici de la poésie au safran :

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Shizue Ogawa

Le 12 novembre 2012

J’ai découvert la poésie de Shizue Ogawa fin 2008 dans le numéro 42 de la revue Poésie/Première dans lequel la traduction en français de certains de ses poèmes avait été publiée. J’avais été happée par le rapport à la nature et au monde de cette poète. J’avais notamment été particulièrement touchée par son poème « L’eau » que j’avais par la suite publié ici dans la rubrique poésie que j’anime sur le site « I love Saint Emilion ».

Puis, en octobre dernier, Shizue Ogawa était de passage à Bordeaux. L’occasion de plusieurs lectures bilingues japonais/français. Je garde en mémoire de très jolis moments passés à l’écouter lire à la Librairie Olympique. L’occasion d’acquérir également ce magnifique recueil :

« Une âme qui joue »
Shizue Ogawa
Ed. A bouche perdue, Collection Pangée, 2010
(recueil bilingue japonais/français)

Ce recueil est divisé en quatre parties correspondant chacune à des recueils poétiques publiés en japonais et au Japon par Shizue Ogawa. Chaque partie est liée à un « élément » de la nature : l’eau, les flammes, les sons.

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