Nous sommes à la veille de l’arrivée en librairie de Générations de Lucille Clifton publié par les éditions Les Prouesses dans ma traduction depuis l’anglais (Etats-Unis) !
Je suis traquée, fébrile, remplie de hâte et toute joie !
Je suis émue que ce livre soit publié au mois de juin, mois de l’anniversaire de sa naissance. Le 27, elle aurait eu 89 ans. Générations a été publié à l’origine l’année de ses 40 ans, en 1976.
Pour continuer à célébrer cette publication, je poursuis ma série de notes « Traduire Lucille Clifton ». Après « La rencontre », voici « La lecture ».
C’était en août 2024. J’étais invitée au festival Baie des Plumes organisé par Poèmes Bleus Maison de la Poésie de Douarnenez. Pendant le long trajet en bus de plus de dix heures entre Bordeaux et Douarnenez, j’ai fait ma première traversée de Generations miraculeusement arrivé dans ma boîte à lettres avec quelques jours d’avance, la veille de mon départ.
Je n’ai pratiquement pas levé mon nez de la centaine de pages du livre. Chaque petite pause de retour à la trivialité du monde m’a coûté ! Lucille Clifton m’a aussitôt embarquée dans son récit. Je suivais, hypnotisée et assoiffée, Caroline, Lucy, Gene, Samuel et Thelma, puis Lucille, sa fratrie et ses enfants avec Fred Clifton.
Je remercie cet ouvrage fascinant de m’avoir permis de ne pas sentir le poids de la journée de voyage. Je remercie ce long trajet en bus – que je redoutais au départ – de m’avoir permis de parcourir d’une traite ce livre hybride et multiple. Il me semble, en effet, que c’est ainsi qu’il faut voyager dans ce livre pour la première fois, dans un seul souffle. En se laissant porter. Puis y revenir plus lentement, par petites étapes.











