soupir
habiter l’enfance
du haijin
Mariposa, Bordeaux, le 11 juillet 2013
Donatien Garnier et Paul Turpin, à l’origine des soirées poésie
Source de l’image
Je vous ai régulièrement parlé ici des soirées poésie qui se déroulent certains jeudis soirs chez Paul’s Place aux Chartrons à Bordeaux. Notamment ici et là.
Au départ, ces soirées avaient lieu le dernier jeudi du mois. Depuis quelques mois, elles ont lieu le 2ème et le dernier jeudi du mois.
Je m’y rends donc ce soir. Et avant d’y aller, j’avais envie de partager avec vous quelques vers que j’ai griffonnés dans mon carnet au cours de la dernière soirée du mois de juin :
Elle parle, elle parle
La musique valse de ses mots
Etranges étrangers
Et la danse de ses mains
La danse de ses mains
La danse de ses mains
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Empreintes des lèvres
Rose
Empreinte du vin
Rose
Sur le verre vide
Mariposa, soirée du 27 juin 2013 chez Paul’s Place
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On parle des soirées poésie ailleurs sur Internet :
Parez le roseau, il devient poupée.
Proverbe égyptien.
Ce proverbe va comme un gant à la talentueuse Agathe Sainte Marie dont je viens de découvrir le fabuleux travail via une « amie » commune sur Facebook ! Et oui, ce réseau social auquel je me suis longtemps refusée me permet depuis quelques années de faire de bien jolies rencontres !
Avec quelques bouts de tissu de toutes sortes, quelques brins de laine, un peu de couleur, des boutons et autres articles de mercerie ou loisirs créatifs (autant dire avec rien), mais surtout avec énormément de talent et d’imagination, Agathe Sainte Marie crée, non pas des poupées de chiffon (c’est leur ancêtre) mais de ravissantes poupées textile !!!
J’ai découvert son travail il y a environ un mois et j’ai passé l’une de mes plus belles soirées à parcourir les albums photos présentant ses poupées sur son blog et sur sa page Facebook (cette dernière est plus actualisée que le blog).
J’aime beaucoup les longues jambes interminaaaaaaables toute lacées, le fait qu’Agathe ne peigne pas les yeux mais les joues de ses poupées, l’inspiration puisée dans des univers très différents, les choix de mariage de couleurs, la magie et le rêve créés dans mes yeux d’éternelle enfant !
Louisane par Agathe Sainte Marie
Je suis immédiatement tombée amoureuse de l’émouvante et tendre Louisane (qui fait partie des premières créations d’Agathe), avec ses couleurs d’enfance qui la font ressembler à un petit bonbon de douceur. Certaines l’ont d’ailleurs comparée à une dragée !
J’ai donc contacté Agathe pour adopter cette délicieuse jeune fille. Et de fil en aiguille (et oui !), comme je regrettais d’avoir loupé une première création de poupée-papillon qu’elle avait baptisée Mariposa (!!!), nous en sommes parvenues à discuter de mon univers poétique papillonné et elle m’a proposé de s’inspirer de ce dernier pour confectionner deux créations et me les proposer en priorité ! Et bien je n’ai pas été déçue !
Un cuivré dans la giroflée
Au coeur du jardin de Mariposa
Après le vulcain, la piéride et le moro sphinx, je vous ai « attrapé » un cuivré venu butiner la giroflée de mon massif de fleurs :
Le Cuivré dans la giroflée from Papillons de Mots on Vimeo.
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chaleur accablante
le cuivré suspend
les ailes de l’instant
Mariposa, Barsac, 30 juin 2013
Yourte de l’association Terra Mater
Source
« Vous trouverez plus de choses dans les forêts que dans les livres.
Les arbres, les pierres vous apprendront ce que les maîtres ne sauraient vous enseigner. »
Attribué à St Bernard
Prière chamane
La terre dont je suis fait
Aime la terre qui me fait.
Je célèbre la terre qui est en moi et autour de moi ;
Le ciel dont je suis fait
Aime le ciel qui me fait.
Je célèbre le ciel en moi et au dessus moi.
Le souffle dont je suis fait
Aime le souffle qui me fait.
Je célèbre le souffle en moi et autour de moi.
L’animal dont je suis fait
Aime l’animal qui me fait.
Je célèbre l’animal en moi et autour de moi.
Le végétal dont je suis fait
Aime le végétal qui me fait.
Je célèbre le végétal en moi et autour de moi.
Fred Sidarta
« Tout est musique, tout est chant, tout se meut en dansant. »
Voilà, à l’orée du week-end, j’avais envie de partager avec vous ce poème-prière de mon ami chaman Fred Sidarta. Vous pouvez en retrouver d’autres ici et faire connaissance avec l’univers et le travail chamanique de Fred sur son site. Fred organise également des ateliers, conférences et autres activités dans un joli lieu au coeur de la forêt des Landes, notamment dans une authentique yourte, dans le cadre des activités de son association Terra Mater. Le programme par ici.
Joli week-end à tous, entre ciel et terre.
Aujourd’hui, 26 juin 2013, Papa Césaire aurait eu 100 ans.
Lorsque j’ai découvert son vers à la puissance évocatrice intense à 15 ans, je rêvais de le rencontrer un jour. La vie en a décidé autrement. Mais il a joué un rôle important et je dirais même primordial dans ma poésie, dans la personnalité de mon vers. Malgré tout, il sera toujours présent à mes côtés, chaque fois que les mots me feront l’honneur de couler de ma plume et que j’oserai en appeler le résultat « poème »…
J’avais parlé de mon histoire avec Césaire et les poètes de la Négritude ici sur mon ancien blog.
Aujourd’hui, j’ai envie de partager avec vous le poème que j’avais écrit, à 15 ans, après avoir avoir lu « Cahier d’un retour au pays natal » et entamé une longue plongée dans le monde poétique de Césaire. Je vous demande votre indulgence car je le publie tel que je l’avais écrit à l’époque, ce sont les mots d’une gamine de 15 ans, c’est mon hommage en ce jour de centenaire à mon Papa Césaire :
Depuis deux jours, c’est officiellement l’été sur le calendrier. Il est vrai que le temps maussade et les températures plutôt fraîches tendent à le démentir. Mais les fleurs de mon jardin accueillent déjà l’été, malgré tout !
Le bois d’été
un homme y entre
et disparaît
Shiki
Il y a un peu plus de trois ans, je publiais cette note de lecture sur mon ancien blog au sujet de « Je te menace d’une colombe blanche », le si beau premier recueil de Maram al-Masri. Depuis, il y en a eu bien d’autres et mon coup de coeur se poursuit au fil de mes lectures !
Que dire de plus que ce que j’avais déjà dit dans cette note ? Peut-être vous dire que j’aime toujours autant son vers si concis et sensuel qui sait aller droit au but, avec quelques mots à la fois si simples et si beaux ? Peut-être juste vous transmettre les mots d’autres personnes avec lesquels je suis totalement en accord concernant Maram :
« Le vers est bref, clair, sobre, pour dire l’émotion contenue, la langue est celle d’un quotidien économe de mots. »
Alain-Jacques Lacot, Le Magazine Littéraire
« En confiant aux deux langues la profondeur de son écoute et la plénitude fragile de son chant, Maram al-Masri confère au français le statut de langue d’accueil pour les réfugiés poétiques. »
Vincent Rouillon, Mediapart
Quelques extraits des derniers ouvrages de Maram que j’ai lus :
Journée poussière
Dehors
les papillons
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Bourdonnement dans l’euphorbe
Sur la giroflée
le silence du vulcain
Le vulcain dans la giroflée from Papillons de Mots on Vimeo.
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