Diptyque océanique trilingue/intraduisible

Le 14 août 2019

Photo : Patricia Houéfa Grange

Photo : Patricia Houéfa Grange

Quand le soleil embrasse la lune d’un dernier soupir avant de s’évanouir…

Cuando el sol besa la luna con un último suspiro antes de desvanecerse…

When the sun kisses the moon with a last sigh before to vanish…

Patricia Houéfa Grange
Tous droits réservés/Todos los derechos reservados/All rights reserved

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Pantoun-tonnerre

Le 1 août 2019

© Santiago Borja Lopez/Cover Images
Source de l’image

Aube en aquatinte électrique
la voix du tonnerre résonne
Au bout de l’étreinte magique
la joie en nos chairs frissonne

Patricia Houéfa Grange
Tous droits réservés

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Une traduction dans Jentayu 10 !

Le 30 juillet 2019

Et de 10 pour la sympathique revue Jentayu qui questionne l’avenir dans cette nouvelle publication.
« Un numéro consacré au(x) monde(s) de demain dans les littératures contemporaines d’Asie. Futur immédiat ou lointain, paradis fantasmés ou dérives cauchemardesques : quand réalité et imaginaire s’entremêlent et élargissent le champ des possibles. »

Tout comme les traductions que j’ai effectuées pour le numéro 9 autour de L’Exil, les traductions que j’ai proposées à Jentayu pour cette dixième édition sont liées à mon voyage à Singapour l’an dernier. En réalité, tout a commencé il y a trois ans, en 2016, lorsque Jérôme Bouchaud, directeur de publication de Jentayu, m’a proposé de traduire une micro-nouvelle de Noelle Q. de Jesus, autrice philippine vivant à Singapour, pour le numéro 4 de la revue autour de la thématique Cartes et Territoires. C’est ainsi que j’ai traduit Passport/Passeport, que j’ai fait la connaissance de Noelle et que j’ai eu un énorme coup de cœur pour les sublimes nouvelles de son recueil Blood. Recueil que j’ai par la suite décidé de traduire et traduction au cours de laquelle les liens tissés avec Noelle se sont resserrés. C’est donc tout naturellement que, lorsque j’ai décidé de retourner en Malaisie l’année dernière, je me suis d’abord arrêtée à Singapour pour enfin rencontrer en vrai cette femme formidable. Et c’est au cours de nos promenades et autres déambulations qu’elle m’a offert ce recueil bilingue tagalog/anglais de son ami Rofel G. Brion.

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Conjonction céleste

Le 22 juillet 2019

Dessin : Fred Bravo, 2014
Tous droits réservés

Jupiter pendu à la lune
À ton poignet
j’embrasse les pulsations

Patricia Houéfa Grange
Tous droits réservés

Version trilingue à retrouver ici sur ma page Instagram.

Un aveugle en vadrouille… à Bordeaux !

Le 15 juillet 2019

« Un aveugle en vadrouille » est une émission diffusée en ligne par Euradio, proposée et animée par Frédéric Grellier, dont voici la description : « Chaque mois, baladez-vous dans une ville européenne, avec le regard particulier de Frédéric qui a perdu la vue. Au fil des rencontres et des cartes postales sonores, tendez l’oreille… et laissez-vous guider ! »

J’ai eu le plaisir de rencontrer Frédéric il y a bientôt deux ans, par le biais d’amis et de centres d’intérêt communs, dans le cadre de la Rencontre de Bordeaux de Pantun Sayang, que j’avais organisée en novembre 2017. Frédéric est traducteur, il traduit à l’oreille. Nous avons en commun le goût des paysages de sons et des cartes postales sonores. C’est donc tout naturellement qu’il a prêté sa voix lors de l’enregistrement des Voix du Pantoun. A cette occasion, j’ai aussi rencontré Armelle, l’épouse de Frédéric, tout aussi sympathique que lui, qui a également participé à cet enregistrement et qui tient une chronique dans l’émission radio de son époux. J’ai très vite sympathisé avec ce couple formidable et depuis, nous avons eu d’autres opportunités de nous retrouver. Alors, lorsqu’ils m’ont annoncé que l’émission radio venait faire une escale dans mes murs, à Bordeaux, j’ai tout de suite accepté de participer !

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Des yeux aux lèvres

Le 9 juillet 2019

L’œil du temps surréaliste
Salvador Dalí

Premières lueurs dans le ciel du réveil
Toutes ces déclarations
que tes yeux me font

***

Sur tes lèvres
j’embrasse
le tremblement de nos cœurs

***

Mon baiser
te clôt les paupières
pour sceller tes rêves

Patricia Houéfa Grange
Tous droits réservés

Version trilingue disponible sur mon compte Instagram.

Pantoun à la passiflore

Le 26 juin 2019

Photo : Patricia Houéfa Grange

Le soleil d’après-midi
déplie lentement la passiflore
Dans mon sommeil alangui
frémit doucement mon chercheur d’or

Patricia Houéfa Grange
Tous droits réservés

Traduire Juan Cristóbal Nápoles Fajardo, dit El Cucalambé – 3

Le 6 juin 2019

La première date de la lecture Décimas et Guajiras al Cucalambé, que j’ai eu l’immense plaisir de créer en complicité avec Liz Barthel, a eu lieu mardi dernier à l’Auditorium de la Bibliothèque de Bordeaux Mériadeck, dans le cadre de la Semaine de l’Amérique latine et des Caraïbes à Bordeaux et sa Métropole. Encore mille mercis au public et aux ami.e.s venu.e.s découvrir et nous soutenir, ce fut une jolie soirée. Après vous avoir présenté El Cucalambé, après vous avoir présenté la décima, les guajiras et le repentismo, à quelques heures de la deuxième date, il est à présent  grand temps que je vous parle un peu du travail de traduction effectué sur ces poèmes !

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Traduire Juan Cristóbal Nápoles Fajardo, dit El Cucalambé – 2

Le 28 mai 2019

À une semaine de la première date de notre lecture Décimas et Guajiras al Cucalambé, et après vous avoir présenté ce poète, El Cucalambé, je reviens à présent pour vous parler de sa poésie, à savoir de la décima, mais aussi du repentismo, de la controversia, de la guajira et du punto cubano.

Les quatre poèmes du Cucalambé que j’ai traduits pour cette lecture appartiennent au genre de la décima, forme fixe dans laquelle ce poète s’est particulièrement illustré et qui est considéré comme le genre poétique national à Cuba. Il s’agit d’une strophe de dix vers octosyllabiques, à rimes ABBAACCDDC pour ce qui est de la décima cubaine.
La décima est en effet commune à de nombreux pays d’Amérique latine, mais chacun a développé ses propres règles de prosodie.
La décima est profondément enracinée dans la campagne cubaine et son héritage hispanique puisqu’elle a été introduite sur l’île par les paysans venus des îles Canaries et de l’Andalousie aux alentours du XVIIIème siècle. Pour cette raison, décima, repentismo et guajira (musique paysanne associée à la décima) ont longtemps été associés (et le sont encore souvent) au monde blanc, par opposition à la poésie négriste, à la rumba et au guaguancó, associés au monde noir, afro-cubain. Cependant, de nombreux poètes noirs ou métis – parmi lesquels El Cucalambé et Jesús Orta Ruiz dit El Indio Naborí, mais ils sont loin d’être les seuls – ont largement contribué à donner ses lettres de noblesse à la décima et au repentismo. Et inversement, des artistes blancs se sont particulièrement distingués dans les domaines de la poésie négriste, de la rumba et du guaguancó. Toutes ces expressions artistiques sont aujourd’hui le vivant reflet du métissage de cette île des Antilles.

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Pantoun-jasmin

Le 23 mai 2019

Photo : Patricia Houéfa Grange

Au secret du matin
sève d’une première étoile
Effleurée par ta main
je lève mon premier voile

En el secreto de la mañana
savia de la primera estrella
Rozada por tu mano
levanto mi primer velo

Patricia Houéfa Grange
Tous droits réservés/Todos los derechos reservados