Les Centuries Pantoun – La faune

Le 28 mars 2017

L’Oiseau et le Papillon
Origami et montage photo : Mariposa, tous droits réservés

Après la flore, voici les créations graphiques que j’ai réalisées pour illustrer des pantouns aux évocations animales pour le projet Les Centuries Pantoun. Je vous les présente par ordre alphabétique (c’est également le classement adopté dans Les Centuries) :

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Gourmandises littéraires

Le 27 mars 2017

Echo aux « Woks et Marmites »

Depuis plusieurs années, j’avais noté ici et là, sur mes différentes listes de livres à lire, plusieurs ouvrages d’auteurs asiatiques ayant pour thème les plats, les repas, la nourriture. Et jusque là, je ne m’étais pas encore décidée à m’y plonger. La parution du numéro « Woks et Marmites » de la revue Jentayu a été un déclencheur. Mais le jour où je me suis rendue en librairie pour acheter ces livres, j’ai pris non seulement ceux qui étaient sur ma liste, mais aussi quelques autres qui m’ont séduite sur place ! Et j’ai eu envie de vous parler de tous ces ouvrages. Je vous invite donc à un repas de gourmandises littéraires d’Asie. Je ne vous les présente pas dans l’ordre dans lequel je les ai lus, mais dans celui dans lequel il me semble qu’ils devraient apparaître dans un menu ! Bon appétit !

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El amar y el querer

Le 26 mars 2017

José José
Chanteur mexicain

Il y a 13 ans, j’arrivais à la fin de mon premier mois de séjour au Mexique où j’étais pour un stage de fin d’études de 6 mois. J’avais passé ce premier mois dans une très sympathique auberge de jeunesse dans le centre de Mexico ; puis à peu près à cette époque-ci, j’ai déménagé dans le quartier de Lindavista, chez l’habitant, dans la chaleureuse maison des Alvarado où je suis restée jusqu’à la fin de mon stage. Je vous conseille d’ailleurs vivement le Homestay d’Eduardo si vous devez séjourner dans le D.F.

Au cours de ce séjour, je passais d’ailleurs une bonne partie de mes soirées à discuter de tout et de rien avec Lalo (diminutif d’Eduardo) et ses amis. Et un jour, j’ai appris que lorsque les Mexicains aiment vraiment, ils ne disent pas « Te quiero », mais « Te amo ». « Te quiero » n’est pas considéré comme suffisamment sérieux, suffisamment profond, voire peut désigner quelque chose de purement physique, sexuel. Et pour illustrer le propos, Lalo m’a fait écouter cette chanson de José José :

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Les Centuries Pantoun – La flore

Le 21 mars 2017

Le Jasmin
Dessin : Mariposa, tous droits réservés

Je continue à vous ouvrir mon carton à dessin pour vous dévoiler un peu les illustrations réalisées pour le projet Les Centuries Pantoun. Après les femmes-fleurs, dont l’une a donné naissance à la première de couverture de ce futur hors-série, voici la flore.

J’ai travaillé sur deux fleurs : le jasmin et le frangipanier. Deux fleurs dont j’aime énormément à la fois la forme et le parfum. Deux fleurs qui embaument la Malaisie, l’Indonésie, mais aussi  … le Bénin ! Et pour ces deux fleurs, j’ai eu envie de travailler légèrement en relief, en découpant les pétales dans du papier blanc irisé, que j’ai ensuite rehaussé aux feutres de couleurs ou doré.

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C’est le printemps, voici des fleurs …

Le 21 mars 2017

Dans la lumière grise et tremblante d’une aube de printemps, n’avez-vous jamais eu l’impression, alors que les oiseaux mâles gazouillaient dans les arbres selon quelque rythme mystérieux, qu’ils chantaient les louanges des fleurs à leurs femelles ? Pour ce qui est de l’humanité, à l’évidence, la poésie amoureuse a dû naître en même temps que l’amour des fleurs. Comment mieux décrire, en effet, l’épanouissement d’une âme virginale qu’en la comparant à une fleur, si douce dans son inconscience, parfumée parce que silencieuse ? En offrant la première guirlande de fleurs à sa compagne, l’homme primitif a transcendé la brute. Par ce geste qui l’élevait au-dessus des nécessités grossières de la nature, il est devenu humain. En percevant l’usage subtil de l’inutile, il est entré dans le royaume de l’art.
Dans la joie ou dans la tristesse, les fleurs sont nos amies fidèles. Nous mangeons, nous buvons, nous chantons, nous dansons, nous flirtons en leur compagnie. Nous nous marions et nous baptisons avec des fleurs. Et nous n’oserions mourir sans elles. Nous avons célébré les dieux avec le lys, médité avec le lotus, chargé sur les champs de bataille avec la rose et le chrysanthème. Nous avons même essayé de parler la langue des fleurs.

Kakuzô OKAKURA
Le livre du thé
Traduit de l’anglais par Corinne Atlan et Zéno Bianu
Ed. Philippe Picquier, 1996

Rameaux de fleurs d’amandier
Théo Van Gogh

Evi-danse/Cie Tchaka

Le 20 mars 2017

Au cours de l’hiver qui s’achève, j’ai collaboré avec Virginie Biraud pour la nouvelle création de sa Cie Tchaka, Evi-danse.
Cela fait un peu plus de trois ans désormais que Virginie et moi, nous nous sommes rencontrées et que nous faisons dialoguer nos univers.
Ensemble, nous avons déjà créé Paroles de danses-soeurs, en collaboration avec Karine Salmon et Noé La ; ainsi que L’Horloge, en collaboration avec Adriana Bignagni-Lesca. J’ai également participé à Evasion.
C’est toujours un grand plaisir de travailler avec Virginie. Une première version d’Evi-danse avait déjà été créée au printemps 2016, puis revisitée à l’automne 2016. Il n’y avait que de la danse sur cette première version. Nous avons travaillé pour la faire évoluer vers une nouvelle version qui comprend donc également de la poésie mise en voix et sons par votre Papillonne.

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Les Centuries Pantoun – La couverture

Le 14 mars 2017

Illustration de couverture : Mariposa

Il y a quelques jours, je vous ai présenté deux des femmes-fleurs que j’ai réalisées pour le projet Les Centuries Pantoun (j’en ai dessiné quatre au total. Deux d’entre elles n’ont pas été retenues pour le projet, mais je vous les montrerai peut-être aussi ici. Les tâtonnements permettent également d’avancer). Je vous avais indiqué que La Femme-hibiscus avait été retenue pour la couverture. La voici donc ci-dessus (cliquez pour agrandir). Je dois dire que j’aime énormément cette couverture et qu’en la voyant je suis encore plus heureuse et comblée des heures joyeusement consacrées à ce projet.

Pour rappel, cet ouvrage sera mis en ligne sur le site de Pantun Sayang fin mars/début avril.

Pantoun-azuki

Le 13 mars 2017

Photo : Mariposa

Il y a une dizaine de jours, j’ai refermé la dernière page du roman « Les délices de Tokyo » de Durian Sukegawa, traduit du japonais par Myriam Dartois-Ako (Ed. Albin Michel, 2016). Auparavant, en mai 2016, j’avais vu l’adaptation cinématographique de Naomi Kawase.

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Les Centuries Pantoun – Les femmes fleurs

Le 9 mars 2017

Source de l’image

Pendant l’automne-hiver qui vient de s’achever, j’ai été occupée par divers projets dont un pour lequel je suis à la fois traductrice et illustratrice. Il s’agit de l’ouvrage Les Centuries Pantoun – 100 Pantouns / 100 Traducteurs, ouvrage collectif sous la direction de Georges Voisset qui constitue le premier hors-série de la revue Pantouns. Ce hors-série sera mis en ligne à la fin du mois de mars par Pantun Sayang.

Comme son titre l’indique, cet ouvrage présente 100 pantouns malais (à une ou deux exceptions près) (ré)interprétés par 100 traducteurs. On pourra y découvrir des pantouns traduits dans une même langue par différents traducteurs ; les versions multilingues d’un même pantoun ; les différentes versions de traduction d’un même pantoun, dans une même langue, par un même traducteur, au cours du temps ; etc. etc. Le mot d’ordre pour ce projet ayant été « créativité ». Un ouvrage indispensable pour ceux qui aiment les pantouns et/ou pour ceux qui s’intéressent à la traduction.

Un ouvrage auquel j’ai participé avec beaucoup de bonheur.

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Traduire Blood – Entrer dans la voix

Le 7 mars 2017

Je prends ma plume de traductrice pour continuer à vous parler de mon travail sur Blood.

Blood réunit 25 nouvelles de longueurs très différentes. Certaines ne durent que le temps d’une page (quelques-unes de ces dernières avaient d’ailleurs été précédemment publiées dans un recueil collectif intitulé Fast Food Fiction Delivery: Short Short Stories to Go). Deux ou trois s’étalent sur deux à trois pages. Et les autres correspondent à la longueur « traditionnelle » des nouvelles, allant de quelques pages à une vingtaine.

Dans l’ouvrage, ces textes sont présentés dans un ordre qui alterne les longueurs de textes, jouant ainsi avec les rythmes, la tension, et surprenant sans cesse le lecteur.

Je dois avouer qu’au moment où j’ai lu Blood, je n’ai pas suivi l’ordre proposé par l’auteur et l’éditeur. En effet, ce que j’aime dans les recueils de nouvelles, c’est la possibilité de les lire dans l’ordre qu’on veut, un peu comme on pioche dans une boîte de chocolat, « on ne sait jamais sur quoi on va tomber » comme dirait ce cher Forrest.

J’avais commencé par les nouvelles les plus courtes, l’ordre dans lequel j’ai lu étant ensuite totalement subjectif, dépendant de l’appel du titre, de la fascination, de la résonance ou du questionnement déclenché(e) par le titre de la nouvelle.

En traduction, j’ai décidé de suivre peu ou prou le même ordre qu’à la lecture : traduire en premier les nouvelles les plus courtes, puis aller crescendo vers les nouvelles les plus longues. Les raisons cependant ne sont pas les mêmes que pour la lecture.

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