Soeurcières

Le 3 août 2020
Eternal Sisterhood
Chloe Smart

En cette nuit de pleine lune d’août; je viens partager avec vous un des deux longs poèmes que j’ai écrits pendant le confinement. Il m’a été inspiré par le livre Gardiennes de la lune de Stéphanie Lafranque et mes travaux en cours sur le(s) corps de(s) femme(s). J’ai évoqué ce livre et ces inspirations dans cette précédente note de blog.

C’est un poème qui fera d’abord et avant tout partie de ce projet au long cours entamé il y a un peu plus de dix ans et qui devrait aboutir à un diptyque poétique sur les corps et les luttes des femmes.
Cependant, une fois écrit, j’ai trouvé qu’il entrait particulièrement en résonance avec les discussions que j’avais eues avec Virginie Biraud concernant Scansions animales, création en cours de la Cie Tchaka.

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Une traduction en temps incertains

Le 27 juillet 2020

A paru au tout début du mois de juillet le numéro spécial de la revue Jentayu consacré à la Covid 19, En ces temps incertains. Cette édition aussi singulière que les circonstances qui lui ont donné naissance fait directement écho au nouveau coronavirus, mais explore également des thématiques connexes telles que la maladie, la mort, la guérison, le confinement, la distanciation, la solitude et l’espoir.

J’y ai apporté ma contribution en traduisant depuis l’anglais L’homme des cavernes (titre original : Cave Man) de l’autrice singapourienne, Clara Chow. C’est un texte extrait du recueil Dream Storeys publié par Ethos Books en 2016.

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Lectures bleues (turquoise)

Le 23 juillet 2020
Photo : Patricia Houéfa Grange

Cette année, je ne prendrai pas l’avion. Mes voyages seront pour la grande majorité intérieurs car je suis habitée par de riches rêveries que je nourris régulièrement. Il y aura des voyages au bout de ma terrasse (surtout de mon mini-jardin en pots et jardinières), des voyages au bout de ma rue, des voyages au bout des chemins. J’ai si souvent survolé des milliers de kilomètres qu’il me reste tant à explorer à quelques jets de pierre de chez moi !
Mais surtout, il me reste encore tant à lire ! Je sais que ma pile de livres ne tarira jamais. Les livres sont les meilleurs véhicules pour franchir l’espace et le temps. Et les librairies, d’excellentes agences de voyage ! Vous ne vous imaginez pas à quel point à cette pensée, mon cœur s’envole léger vers mille horizons !
Pour bien commencer l’été, j’ai pris des billets vers des destinations qui m’ont rappelé des voyages passés : San Francisco et la Californie lors d’une université d’été à Berkeley d’une part et mes deux précieux séjours en ma chère Malaisie de l’autre.
Ladies and gentlemen, we’re about to fly, please fasten your seatbelts. Cabin crew, prepare for take-off!

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Pantoun-orchidée

Le 23 juillet 2020
Photo : Patricia Houéfa Grange

Après les fleurs, il y a les fruits
tel est le propre de la nature
Je suis fleur qui ne donne pas fruit
de l’orchidée j’ai la nature

Patricia Houéfa Grange
Tous droits réservés

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Pantoun-va et vient

Le 15 juillet 2020
Photo : Patricia Houéfa Grange
Tous droits réservés

L’une s’en va, d’autres s’en viennent
danse fleurie de la vie
Coupe vide, coupe pleine
danse ivre de mes envies

Patricia Houéfa Grange
Tous droits réservés

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Traduire Blood – Empapillonné d’or

Le 10 juillet 2020

J’ai encore bien des choses à vous raconter au sujet de cette formidable expérience qu’a été la traduction du premier recueil de nouvelles de Noelle Q. de Jesus, paru sous le titre Blood à Singapour, à paraître sous le titre Passeport à Bordeaux.          
Vous remarquerez que dans cette phrase, en écrivant « a été », j’ai conjugué cette traduction au passé. En effet, je peux désormais le faire en toute sérénité car j’ai à présent définitivement mis un point final à cette traduction. Pour la petite histoire, contrairement à ce que je déclarais dans mon précédent post concernant cette traduction, entre mars et juin, elle a donné lieu à une très belle partie de tennis à quatre entre l’éditeur, la relectrice, l’autrice et moi. Mais ceci est une autre histoire que je vous raconterai la prochaine fois.

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« Les cris tacites » à la MDF !

Le 30 juin 2020
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Les cris tacites, projet de Morgane Visconti auquel j’ai participé, est à découvrir sur les vitres de la Maison des Femmes de Bordeaux depuis ce matin et jusqu’en août.

Jam Poé-dansée

Le 30 juin 2020

Le 4 juillet, la Cie Tchaka vous propose une improvisation dansée en musique et poésie, avec ma voix et mes textes et la performance de danseuses/interprètes en direct de l’ATN (Bègles, France).
Ce sera la première scène après confinement de la compagnie. Cette jam poé-dansée se fera en direct sur Facebook Live. Elle comprendra, notamment, les premières étapes de travail de la dernière création en cours de la Cie, Scansions animales.

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Lectures du printemps

Le 25 juin 2020

Oui, je sais, nous sommes à présent en été, aussi bien sur le calendrier qu’au niveau du mercure. Mais, comme je vous l’ai indiqué dans une note récente, je lis et j’écris de plus en plus dans le temps. Nous vivons dans une société dans laquelle ce mot tout à la fois perd de plus en plus son sens et devient de plus en plus un luxe. Tout le monde réagit à chaud à tous les types d’actualité, sans toujours prendre le temps du recul, un événement chasse l’autre en un délai record et je ne sais plus si on sait attendre et se montrer patient…       
Fort heureusement pour moi qui goûte de plus en plus les joies du rythme des tortues (si je ne me trompe, la fable dit bien qu’à la fin, c’est elle qui l’emporte sur le lièvre ?), limaces et autres escargots (une autre voix de la sagesse ne dit-elle pas chi va piano, va sano e va lontano), littérature et poésie n’ont point de date de péremption, n’est-il pas ? Quel bonheur !          
Alors, oui, c’est l’été et je vous parle de mes lectures du printemps. Des lectures confinées pour la plupart donc (même si, en fin de compte, toutes mes lectures sont confinées car je ne peux lire qu’une fois que j’ai mis une bulle autour de moi, même dans un café dont le sympathique brouhaha ambiant finit par se transformer pour dessiner les parois de cette bulle).

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Coquelicoquin

Le 18 juin 2020
« Coquelicoquin » par Patricia Houéfa Grange
2020
Tous droits réservés

La mangue embaume la maison
Ta langue enrobe ma déraison

Patricia Houéfa Grange
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