« Vivre, c’est s’obstiner à achever un souvenir », disait René Char. Peut-être que je m’obstine, moi, à fabriquer des souvenirs pour que cette vie ne s’achève pas. Elle n’est qu’une succession de souvenirs édifiée avec les erreurs, écrite en pleins et déliés avec des fautes et des ratures. Les hommes s’écrivent. Ils écrivent leur histoire, certains, prolixes, jubilent devant la page blanche, mais s’essoufflent avec les siècles. D’autres, jusqu’à l’épuisement, noircissent les feuilles de haine et de rancoeur avec la rage de l’impuissance. Beaucoup écrivent leur vie comme un brouillon sans se relire, jamais, alors que d’autres l’écrivent si soigneusement qu’ils oublient de la vivre. Parfois, un auteur désespéré pose des mots d’amour, une belle phrase qui lui donne l’espoir d’un livre éternel. Mais soudain un orage survient, une valse ivre de pensées, et l’auteur renoue des lignes sans verbes, des mots abrupts, sans couleur. Il é-crie sa douleur dans la quête toujours vaine du mieux-être, une quête extérieure dans l’apparent visible qui laisse, en soi, obscurément, la prodigieuse lumière. »
En cours de relecture : « Les dames de nage »
Le 27 octobre 2011Et alors ?
Le 24 octobre 2011Il y a quelques jours je vous livrais le clip du poème « Et alors ? » qui m’a permis de remporter le 1er Prix de Poésie Libre du 27ème Grand Prix Littéraire du Pays de Buch.
C’est un poème qui m’est très cher et auquel je suis particulièrement attachée. Il est en effet fortement lié à mon métissage et à mon histoire familiale. Les photos ci-dessus sont celles de deux de mes arrière-grands-parents dont il est question dans ces vers.
Voici le texte de ce poème :
Numéro 11 pour Esprit Métis !
Le 24 octobre 2011Esprit Métis, l’association dont je fais partie, vient de publier son onzième numéro autour de l’Australie et du thème « La tête en bas ». Pour les Bordelais, le magazine est disponible depuis le 21 octobre. Pour les autres, une version électronique sera bientôt en ligne.
J’ai contribué à ce numéro avec deux articles :
– Rubrique « Entretien avec » : Lola-tia Moussa
– Rubrique « Littérature exotique » : « La terre le feu l’eau et les vents » d’Edouard Glissant
En attendant de parcourir le magazine, vous pouvez déjà lire le superbe édito de notre rédactrice en chef :
27ème Grand Prix Littéraire du Pays de Buch
Le 16 octobre 2011
Tout comme l’année dernière, j’ai participé cette année au Grand Prix Littéraire du Pays de Buch qui en est à sa 27ème édition. L’année dernière, j’avais obtenu le 3ème Prix de Poésie Libre sur le thème « couleur femme » du printemps des poètes 2010. En participant cette année sur le thème « d’infinis paysages » du printemps des poètes 2011, j’espérais décrocher le 2ème Prix. Quelle joie lorsque j’ai appris que j’avais remporté le 1er Prix de Poésie Libre avec mon poème « Et alors ? » inspiré de mon histoire familiale et de mon métissage !
Répit
Le 14 octobre 2011En cours de lecture : Le goût des pépins de pomme
Le 10 octobre 2011
« Je songeai aux poèmes dans lesquels Hinnerk parlait de son village et où s’exprimait tout l’amour que lui inspiraient les lieux de son enfance. Cette enfance qu’il avait tant haïe.
J’en déduisis que l’oubli n’est pas seulement une forme du souvenir, mais que le souvenir est aussi une forme de l’oubli. »
Dragées
Le 9 octobre 2011Prélude aux Paroles Arboricoles …
Le 6 octobre 2011Baobab ! je suis venu replanter mon être près de toi
Et mêler mes racines à tes racines d’ancêtre ;
Je me donne en rêve à tes bras noueux
Et je me sens raffermi quand ton sang fort
Passe dans mon sang
Baobab ! « l’homme vaut ce que valent les armes ».
C’est l’écriteau qui se balance à toute porte de ce monde.
Où vais-je puiser tant de forces pour tant de luttes
Si à ton pied je ne m’arc-boute ?
Baobab ! quand je serai tout triste
Ayant perdu l’air de toute chanson,
Agite pour moi les gosiers de tes oiseaux
Afin qu’à vivre ils m’exhortent.
Et quand faiblira le sol sous mes pas
Laisse-moi remuer la terre à ton pied :
Que doucement sur moi elle se retourne.
Jean-Baptiste TATI-LOUTARD
« Les racines congolaises »
Vous pouvez retrouver ce poème parmi d’autres poèmes-arbres chez Claire-Lise
DROM BOEM
Le 6 octobre 2011Pendant plusieurs mois entre l’été 2010 et le printemps 2011, j’ai collaboré à la création de DROM BOEM, magnifique spectacle de métissage chorégraphique, imaginé par Lola-tia Moussa et Aleksandra Mostowski.
Pour ce spectacle, j’ai écrit :
– les dialogues (en collaboration avec Lola)
– 2 poèmes
– les paroles de 3 chansons dont 1 en collaboration avec Maëva Lutard / composition musicale de Samira Groufella
– la présentation du spectacle pour le programme (en collaboration avec Lola)
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