Dragées
Petites communiantes et tendres mariées
Voiles de glaïeuls
Perles de traînes dans le massif fleuri
Mariposa, à Barsac, le 22 septembre 2011 à 19h
Baobab ! je suis venu replanter mon être près de toi
Et mêler mes racines à tes racines d’ancêtre ;
Je me donne en rêve à tes bras noueux
Et je me sens raffermi quand ton sang fort
Passe dans mon sang
Baobab ! « l’homme vaut ce que valent les armes ».
C’est l’écriteau qui se balance à toute porte de ce monde.
Où vais-je puiser tant de forces pour tant de luttes
Si à ton pied je ne m’arc-boute ?
Baobab ! quand je serai tout triste
Ayant perdu l’air de toute chanson,
Agite pour moi les gosiers de tes oiseaux
Afin qu’à vivre ils m’exhortent.
Et quand faiblira le sol sous mes pas
Laisse-moi remuer la terre à ton pied :
Que doucement sur moi elle se retourne.
Jean-Baptiste TATI-LOUTARD
« Les racines congolaises »
Vous pouvez retrouver ce poème parmi d’autres poèmes-arbres chez Claire-Lise
Pendant plusieurs mois entre l’été 2010 et le printemps 2011, j’ai collaboré à la création de DROM BOEM, magnifique spectacle de métissage chorégraphique, imaginé par Lola-tia Moussa et Aleksandra Mostowski.
Pour ce spectacle, j’ai écrit :
– les dialogues (en collaboration avec Lola)
– 2 poèmes
– les paroles de 3 chansons dont 1 en collaboration avec Maëva Lutard / composition musicale de Samira Groufella
– la présentation du spectacle pour le programme (en collaboration avec Lola)
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Juste vous informer en passant que j’ai mis quelques exemplaires de mon ouvrage « Couleurs de Mots sur le Bénin » en collaboration avec Guy Papin en dépôt au Café Les Mots Bleus à Bordeaux.
Ils sont en vente au tarif préférentiel de 15 euros (au lieu de 17).
N’hésitez pas à en consulter un exemplaire lors d’une pause thé ou café, avec ou sans gâteau (ne vous privez pas, tout y est délicieux) … et plus si affinités !
Il y a quelques jours, je vous parlais de bribes notées sur mon carnet lors d’une soirée poésie. Ces bribes ont commencé leur travail en moi. Et elles m’ont murmuré ces mots qui sont venus avec leur rythme propre :
Je vous invite à écouter ci-dessus avant de lire la suite.
Hier, je suis allée voir ce film à l’Utopia Saint Siméon de Bordeaux, une salle que j’affectionne particulièrement.
Un grand moment que ce film d’Emmanuelle Millet, formidablement porté par la jeune et combien talentueuse Christa Théret.
Des sujets trop rares au cinéma comme ailleurs : le déni de grossesse et l’accouchement sous X ainsi que tous les préjugés qui leur sont attachés. Traités sans prendre parti, avec le bon ton, avec justesse.
Un film dépouillé qui met les émotions à fleur de peau. Je suis littéralement rentrée dans la chair de Sarah (Christa Théret) pendant l’ensemble du film. J’ai ri, j’ai été profondément heureuse, j’ai eu mal, j’ai senti trembler mon ventre, j’ai grincé des dents, j’ai poussé et j’ai pleuré, tellement pleuré …
Bonjour et bienvenu-e-s à toutes et à tous !
Aujourd’hui 1er octobre est la date que j’ai choisie pour ouvrir officiellement ce nouveau blog.
Mais cela fait déjà quelques jours que je l’alimente comme vous avez pu le constater. Je vous laisse aller découvrir tous les petits papillons qui volent déjà par ici. Prenez le temps, faites le tour, prenez vos marques et découvrez ce lieu que j’ai voulu de poésie vivante. Avec des mots, avec des sons, des images et très bientôt des lectures/performances vidéo.
J’espère que vous vous sentirez bien ici et que vous viendrez régulièrement me voir !
N’hésitez pas à laisser votre propre petit grain de pollen, il permettra à mes futurs papillons de se nourrir ! Je suis réceptive aux critiques et suggestions, le tout est que ces dernières soient formulées dans le respect de mon travail et de ma sensibilité.
Bon vol et à très bientôt !
Mariposa
… Bientôt couchés sous les mots d’une rêverie verte, des cieux d’arbres …
Hier, j’ai participé pour la première fois aux soirées poésie animées par Donatien Garnier au café Paul’s Place dans le quartier des Chartrons à Bordeaux.
Ces soirées se tiennent tous les derniers jeudi du mois et sont ouvertes à tous ceux qui ont envie de lire ou d’écouter de la poésie. On y lit les poèmes qu’on aime ou ceux qu’on écrit ou les deux. Tous les styles sont permis. Ici le maître-mot est partage et transmission.
J’y ai passé un bon moment et y retournerai sûrement.
Voici quelques bribes que j’ai notées sur mon carnet en fil de soirée, des mots échangés après la lecture d’un poème, pendant une discussion, etc. :
« Au commencement était le Verbe. Et avant lui ? Il y avait le Souffle. C’est le verbe qui crée mais c’est le souffle qui donne naissance au verbe. La respiration précède la vocalisation. »
D’ailleurs, lors de notre naissance à tous, il nous a fallu parvenir à inspirer notre première goulée d’air pour pouvoir pousser notre premier cri.
* * *
« Des centaines d’araignées avaient tissé là leur toile au cours des ans, de vieilles toiles toutes feutrées dans lesquelles, outre les mouches desséchées, étaient sans doute également accrochés les cadavres de leurs anciennes propriétaires. Les toiles superposées formaient une étoffe blanche moelleuse, un filtre à lumière laiteux, rectangulaire et mat. Je songeai au filet souple de rides sur les joues de ma grand-mère. Un réseau dont les mailles étaient si larges que la lumière du jour paraissait scintiller par-derrière à travers la peau. L’âge venant, Bertha était devenue translucide, sa maison, en revanche, s’opacifiait.
– Mais toutes deux criblées de trous, dis-je tout haut à la lucarne, et les toiles d’araignées ondoyèrent sous mon souffle. »