Insomnie
Lune pleine rousse.
Dans l’ambre lacté de son éclat
Le coq chante à minuit.
Mariposa, sur la Route du Bassin d’Arcachon
le 12 novembre 2011 à 11h
Mon recueil « Conversations avec Dali » vient de paraître dans le Tome 3 d’Automne 2011 du cahier poétique « De la Plume au Papier » des Amis de Thalie.
Il s’agit d’un ensemble de textes écrits en hommage à des tableaux de Dali (12 poèmes dialoguant avec 12 tableaux).
Dans ce cahier sont également publiés :
– Un ensemble de textes de Sabine BRANTUS-LAUFFER
– « L’amour Mère » de Rosine JAMES-INGRAND
J’ai quelques exemplaires que vous pouvez vous procurer au tarif de 10 euros + 2 euros de frais de port non suivi en France métropolitaine. Pour toute autre destination et/ou toute autre information, envoyez-moi un message sur grange_patricia(arobas)yahoo.fr
« Il y a un lien étroit entre ne rien avoir et ne rien voler. »
« Injuste est le régime économique qui ignore ou méprise les valeurs morales. Le fait d’étendre la loi de non-violence au domaine de l’économie ne signifie rien moins que la prise en considération des valeurs morales pour fixer les règles du commerce international. »
Gandhi
Je suis toujours fascinée par l’adéquation à l’actualité des paroles du Mahatma …
C’est avec plaisir que je vous livre le premier extrait de mon recueil de poème « Paroles arboricoles – Poèmes animistes » qui paraîtra mi novembre :
Si cet extrait vous a plu et que vous n’avez pas encore réservé votre exemplaire, n’hésitez pas, laissez un commentaire ici ou envoyez-moi un message sur grange_patricia[à]yahoo.fr
Tout dernièrement, deux recueils m’ont été offerts par des personnes qui me sont chères, et qui me connaissent bien. Deux recueils très différents l’un de l’autre, peut-être même à l’extrême opposé l’un de l’autre. Mais que je regarde sur mon étagère et que je viens caresser de temps à autre avec ce petit frémissement …
« Diego a raconté aux enfants que les fromagers sont de gigantesques contorsionnistes qui dansent, invisibles pour l’homme. des figures de légende. Leurs gestes sont si lents, si démesurés, qu’on ne les perçoit pas. La danse des siècles. Comme Shiva, ils multiplient leurs membres, les étirent, les retournent vers le ciel et la terre, se penchent infiniment, puis dessinent dans l’espace des orbes végétaux. Ce sont des danseurs fous qui pratiquent le slow motion avec un art inimitable. Les mômes regardaient les arbres avec fascination, un mélange d’inquiétude et d’admiration. Ils cherchaient le mouvement dans l’immobilité. Alors, j’ai dansé comme un derviche sous les branches, je tournais lentement en regardant vers le haut. Oui, je les vois bouger maintenant, Diego a raison. Et, tous, nous avons dansé sous les fromagers de Diembane. Le soleil couchant soulignait leurs ombres et il m’a semblé voir des frissons de lumière sur leurs peaux d’écorce. »
Voici ci-dessus la préface rédigée par Gabriel Mwènè Okoundji pour mon recueil « Paroles arboricoles – Poèmes animistes » qui paraîtra mi novembre. Cliquer sur les images pour agrandir et lire. C’est une première fenêtre sur cet ouvrage qui me tient à coeur. Je publierai bientôt deux extraits afin que vous puissiez entamer le voyage au pied des arbres. Encore un grand merci à toi Gabriel pour les mots que tu as posés sur mon travail.
« Paroles arboricoles – Poèmes animistes » sera mis en vente au tarif de 15 euros lors de sa publication. Vous pouvez réserver et commander votre exemplaire dès aujourd’hui au tarif de pré-vente de 12 euros + 2 euros de port non suivi ou + 5 euros de port suivi pour une expédition en France métropolitaine. Pour toute information et/ou commande, laissez un commentaire sur ce post ou envoyez-moi un message sur grange_patricia[à]yahoo.fr
Une vidéo tout simplement magnifique et touchante. L’infiniment petit en infiniment grand et une belle place accordée aux papillons, notamment mon papillon préféré, le Monarque, en fin de vidéo.
Surtout, visionnez-la en mode plein écran !
Joli week-end à tous !
Cantique du soir
Etendue sous le rêve filtrant de la moustiquaire
Ma chair se laisse pénétrer par le cantique du soir :
Les grenouilles font monter le cliquetis de leur chant
-Tel des milliers d’infimes clochettes métalliques que ferait battre le vent-
Parfois entrecoupé des cris musicaux des insectes
Et des longs meuglements nostalgiques des vaches
Puis couvert par l’humide clapotis de la pluie sur le toit.
Mariposa à La Boucan, Sainte Rose, Guadeloupe, le 9 octobre 2011 à 6h36
Cantique du soir from Papillons de Mots on Vimeo.
Sur cette « vidéo », seul le son compte, pas l’image.
« … mais je n’aimais pas la nuit, je n’aimais pas ce temps de sommeil hors la vie, et pourtant, la nuit, ça embrasse, ça dorlote, ça vous aime, ça vous attend, et si vous ne venez pas, elle vient vous chercher. Parfois, elle vous fait la gueule si vous la quittez trop tôt et vous retournez dans le blanc en chiffonnant les feuilles de lit. Pour moi, c’est elle qui distribue les cauchemars, qui chasse l’amour pour une solitude en noir, pour faire mal à coups de vide, alors je la chevauchais, éclaté, en me cognant aux néons, pour attendre impatient les promesses du petit jour. »