Acacias en gare de Barsac
Photo : Mariposa
Acacias en fleurs
L’atmosphère infuse
une tisane au miel
Mariposa, Barsac, 6 mai 2015
« African Diaspora » par Beautifulcataya
En cette journée du 10 mai, journée des mémoires de la traite, de l’esclavage et de leurs abolitions, je voudrais vous parler d’initiatives récentes ayant pour objectif de partager et promouvoir les littératures africaines, afro-caribéenne et diasporique, à Bordeaux et au-delà.
Ce terrain/terreau littéraire très vivant et très fertile n’est pas encore suffisamment mis en avant. A tel point que nous-mêmes, membres de la Diaspora, ne nous y intéressons pas toujours autant qu’il le mériterait.
Voici de quoi faire changer la donne :
Aujourd’hui, 10 mai, c’est la journée nationale des mémoires de la traite, de l’esclavage et de leurs abolitions.
En cette journée de commémoration, je vous propose de réécouter mon Chant-Cri. Ce clip avait été réalisé en 2012 pour la Fèt Kaf, en collaboration avec Thomas Dubourg de l’association Tikaf :
« Il y a bien des raisons de soutenir la théorie selon laquelle ce sont les vêtements qui nous portent et non l’inverse. Nous pouvons leur faire prendre la forme d’un bras ou d’un sein, mais ils forment notre coeur, notre intelligence et notre vocabulaire, à leur guise. »
Virginia Woolf, Orlando, 1928
En ce moment, je lis, j’entends et je vois beaucoup de choses dites et écrites autour de l’apparence et des vêtements des femmes, du temps qu’elles y consacrent ou devraient y consacrer, de la longueur correcte de leur jupe, etc. Pour ma part, je l’assume : j’adoooooooooore les vêtements, j’adoooooooooooore m’habiller et me coiffer et j’adoooooooooooore y passer du temps. Je n’ai pas pour autant l’impression en y consacrant ce temps d’être emprisonnée dans une « burqa de chair » et de répondre aux injonctions de la société. Je n’aime ni les uniformes ni les dress codes dans les entreprises. Je suis pour que chacune et chacun puisse s’habiller et adopter le look qu’il entend.
Si je passe du temps à préparer la veille ce que je vais porter le lendemain et à réfléchir à ma coiffure, à mes chaussures, à mes bijoux, c’est parce que c’est pour moi un prolongement de mon expression artistique, c’est un tableau que je peins chaque jour et c’est une nouvelle personnalité que j’habite chaque matin. Pour être chaque jour ni tout à fait la même, ni tout à fait une autre …
Cette longue introduction faite, je peux à présent vous parler de mon amie Rosa Muginga, créatrice de la marque Rosa M à qui je confie désormais tous mes coupons de wax, batik, bazin, indigo et autre lessi pour qu’elle me crée ou m’adapte des vêtements pour la scène ou la ville !
Couverture Causette n°56 – Mai 2015
Cela fait bientôt deux ans que j’achète régulièrement le magazine Causette avec lequel je passe de très bons moments. Au fil de ces mois, je me demandais si j’y trouverais un jour un article sur le non-désir d’enfant. Je pensais même envoyer un mail à la rédaction pour leur proposer d’aborder ce thème (en même temps, le magazine existait déjà depuis plusieurs années quand j’en suis devenue lectrice et je ne pouvais pas être sûre que le sujet n’avait pas déjà été abordé) …
Alors, ce mois-ci, quelle joie en allant chercher mon magazine chez ma buraliste et en m’apercevant qu’un dossier complet était consacré aux nullipares, à savoir aux femmes n’ayant jamais accouché, en particulier aux nullipares par choix, mais pas que. Le dossier donne aussi la parole aux femmes infertiles et aux mères non porteuses (adoptives). Le dossier va ainsi dans le même sens que le site « Femmes sans enfants » de Catherine-Emmanuelle Delisle (citée dans le dossier de Causette) auquel j’avais accordé un entretien-lecture il y a quelques mois.
Photo prise dans mon jardin il y a 15 jours
(aujourd’hui tout est fané, mais leur parfum flotte encore)
Dans l’herbe tendre et verte
le muguet tend ses clochettes.
De ces pages offertes
s’exhale mon âme de poète.
Mariposa, Barsac, 1er mai 2015
Que ce muguet-pantoun vous porte bonheur toute l’année !
Je marche
dans les pas silencieux
de la nuit
Branche tombée de l’arbre généalogique
Croix sur les photos de l’enfance
***
Il y a déjà plusieurs mois (en octobre dernier précisément), en farfouillant les étagères de la Librairie Olympique de Bordeaux, je suis tombée sur ce très bel ouvrage :
Un post pour vous remercier vivement, en mon nom et en celui de Guy Papin, pour l’accueil que vous avez réservé au premier tirage de notre calendrier 2015 Mamiwata – La maman de l’eau.
Grâce à vous, nous avons pu envoyer, début mars, un don de 500 euros à la Fondation Regard d’Amour (FRA) du Bénin. C’est déjà une somme importante ici, en France, alors imaginez ce que cela représente là-bas ! Mille mercis ! Vous avez été formidables ! Ce don, c’est le nôtre mais c’est aussi le vôtre, sans vous, nous n’aurions pas pu l’envoyer.
Voici le reçu de la FRA :