Traduire « Blood » – « Blood », l’enfant do

Le 4 février 2020
Tous droits réservés

Plus d’un an et demi que je ne vous ai pas donné ici de nouvelles de cette formidable aventure que je vis avec la traduction de Blood, premier recueil de nouvelles de l’autrice philippine, Noelle Q. de Jesus. Et pourtant, il s’en est passé des (belles) choses depuis !


Il est vrai qu’après ma dernière publication à ce sujet, pendant un peu plus d’un an, entre le printemps 2018 et l’été 2019, j’ai mis entre parenthèses le travail sur la traduction proprement dite pour me consacrer pleinement à la quête d’une maison d’édition française pour Blood.
Cela n’a pas été simple. Si les nouvelles et le style de Noelle ont à chaque fois séduit, le fait qu’il s’agisse justement de nouvelles (et pas d’un roman) et que l’autrice ne soit pas (encore) connue sous nos latitudes m’a valu bien des refus. Mais c’est un livre auquel je crois. Alors je me suis cramponnée.

Patricia et Noelle
Singapour, juin 2018
Tous droits réservés


Entre temps, je suis repartie en voyage en Malaisie, à l’été 2018, et j’en ai profité pour passer par Singapour et y rencontrer Noelle avec laquelle j’ai partagé d’excellents moments, ainsi qu’avec Kah Gay Ng, son éditeur chez Ethos. Toutes ces discussions animées, ces délicieux repas et ces promenades rythmées par nos rires m’ont encore plus motivée. Et le fait d’avoir séjourné au total quatre jours, en deux passages, dans la cité-État, d’y avoir longuement déambulé, m’a permis d’avoir des images de ce cadre à l’esprit lorsque j’ai relu, par la suite, les nouvelles de Blood se déroulant à Singapour.
Et enfin, LE jour tant attendu depuis si longtemps est arrivé dans le courant de l’été 2019 ! J’ai signé un contrat de traduction d’édition et Blood partira bientôt à la rencontre de ses lectrices et lecteurs francophones.
Dès ma découverte de l’univers de la maison do, je me suis dit qu’elle pourrait être une bonne maison francophone pour Blood et que j’aimerais beaucoup qu’elle le soit. Les échanges que j’ai pu avoir par la suite avec Olivier Desmettre m’ont confortée dans cette idée. Il aura fallu un an entre le premier contact et la signature du contrat, mais cela en valait vraiment la peine ! Je suis tellement heureuse de pouvoir partager ce coup de cœur avec vous !
Depuis la signature du contrat, j’ai donc repris le travail de traduction là où je l’avais interrompu, à savoir à l’étape de peaufinage/finitions. J’y suis actuellement entièrement immergée. Désormais, je cisèle les détails, m’attelant à traiter avec minutie les moindres éléments subtils. C’est une étape qui m’apporte à nouveau énormément de plaisir, mais des doutes aussi, bien entendu. C’est pratiquement la dernière étape avant le BAT. C’est celle où on ne peut s’empêcher d’être parfois assaillie par des questions saugrenues qui s’avèrent finalement absolument injustifiées !!! Mais il est bon de douter, être trop sûr.e de soi n’est jamais judicieux en traduction. Alors j’accueille tout cela et je le savoure aussi. Car je sais d’avance que lorsqu’il sera temps de mettre un point final définitif à cette traduction, au bout de près de quatre ans de compagnonnage, le baby-blues sera intense !


Je reviendrai bien sûr vous parler de cette traduction et de sa publication en temps opportun. Mais je profite de cette note pour vous annoncer qu’entre temps, le deuxième recueil de nouvelles de Noelle a été publié. Il s’intitule Cursed and other stories et est paru en novembre dernier chez Penguin South East Asia. J’en ai achevé la lecture il y a une dizaine de jours. C’est à nouveau un coup de cœur. Je vous en reparlerai !

D’ici là, n’oubliez pas que vous pouvez découvrir un premier extrait de Blood en français dans le numéro 4, « Cartes et Territoires » de la revue Jentayu : la micro-nouvelle Passeport.

Et pour (re)lire l’ensemble de cette belle aventure de la traduction de Blood, suivez ce lien !



Envoyer un grain de pollen