« … mais je n’aimais pas la nuit, je n’aimais pas ce temps de sommeil hors la vie, et pourtant, la nuit, ça embrasse, ça dorlote, ça vous aime, ça vous attend, et si vous ne venez pas, elle vient vous chercher. Parfois, elle vous fait la gueule si vous la quittez trop tôt et vous retournez dans le blanc en chiffonnant les feuilles de lit. Pour moi, c’est elle qui distribue les cauchemars, qui chasse l’amour pour une solitude en noir, pour faire mal à coups de vide, alors je la chevauchais, éclaté, en me cognant aux néons, pour attendre impatient les promesses du petit jour. »
En cours de relecture : « Les dames de nage »
Le 2 novembre 2011Paroles arboricoles
Le 30 octobre 2011Voici en exclusivité pour vous chers amis lecteurs la première de couverture de l’ouvrage (cliquer pour agrandir) que je m’apprête à publier dans les prochains jours et dont je vous parle déjà depuis plusieurs mois : « Paroles Arboricoles – Poèmes animistes ». Evidemment, l’illustration choisie pour la couverture ne vous est pas inconnue !
Comme son titre l’indique c’est un ouvrage entièrement dédié aux arbres. Mon complice Guy Papin m’a à nouveau fait l’amitié de m’accompagner sur ce projet en l’illustrant de ses sublimes aquarelles.
J’ai de plus eu l’honneur de voir ce recueil préfacé par Gabriel Mwènè Okoundji, grand-frère en poésie, avec lequel je partage cet amour des arbres et qui s’est vu attribuer le Grand Prix Littéraire d’Afrique Noire en 2010, décerné par l’Association des Ecrivains de Langue Française (ADELF). Je publierai bientôt ici cette préface ainsi que quelques extraits.
La mise en page est réalisée par mon amie Emilie Jacquet qui avait déjà oeuvré à la mise en page des affiches de l’exposition collective « Images Acoustiques » en 2010.
Un grand merci à tous.
« Paroles Arboricoles – Poèmes animistes » sera mis en vente au prix de 15 euros à la mi novembre. Vous pouvez réserver votre exemplaire dès maintenant au prix de prévente de 12 euros + 2 euros de frais de port non suivi ou + 5 euros de port suivi pour une expédition en France métropolitaine. Pour tout achat ou renseignement, envoyez-moi un mail sur grange_patricia[à]yahoo.fr
J’espère que vous prendrez autant de plaisir à découvrir cet ouvrage que nous en avons eu à le concevoir.
Et vous, Mers …
Le 30 octobre 2011Pointe des Châteaux Guadeloupe from Papillons de Mots on Vimeo.
Ainsi louée, serez-vous ceinte, ô Mer, d’une louange sans offense.
Ainsi conviée serez-vous l’hôte dont il convient de taire le mérite.
Et de la Mer elle-même il ne sera question, mais de son règne au coeur de l’homme :
Comme il est bien, dans la requête au Prince, d’interposer l’ivoire ou bien le jade
Entre la face suzeraine et la louange courtisane.
Racines-bras de Guadeloupe
Le 27 octobre 2011
Le week-end dernier, je suis rentrée d’un magnifique séjour de 15 jours en Guadeloupe. Je suis revenue particulièrement marquée par la luxuriance de la nature et les racines-bras des arbres de l’Île-Papillon.
Ci-dessus, je suis dans les bras d’un Ceiba dans le Jardin Botanique de Deshaies.
En cours de relecture : « Les dames de nage »
Le 27 octobre 2011
« Vivre, c’est s’obstiner à achever un souvenir », disait René Char. Peut-être que je m’obstine, moi, à fabriquer des souvenirs pour que cette vie ne s’achève pas. Elle n’est qu’une succession de souvenirs édifiée avec les erreurs, écrite en pleins et déliés avec des fautes et des ratures. Les hommes s’écrivent. Ils écrivent leur histoire, certains, prolixes, jubilent devant la page blanche, mais s’essoufflent avec les siècles. D’autres, jusqu’à l’épuisement, noircissent les feuilles de haine et de rancoeur avec la rage de l’impuissance. Beaucoup écrivent leur vie comme un brouillon sans se relire, jamais, alors que d’autres l’écrivent si soigneusement qu’ils oublient de la vivre. Parfois, un auteur désespéré pose des mots d’amour, une belle phrase qui lui donne l’espoir d’un livre éternel. Mais soudain un orage survient, une valse ivre de pensées, et l’auteur renoue des lignes sans verbes, des mots abrupts, sans couleur. Il é-crie sa douleur dans la quête toujours vaine du mieux-être, une quête extérieure dans l’apparent visible qui laisse, en soi, obscurément, la prodigieuse lumière. »
Et alors ?
Le 24 octobre 2011Il y a quelques jours je vous livrais le clip du poème « Et alors ? » qui m’a permis de remporter le 1er Prix de Poésie Libre du 27ème Grand Prix Littéraire du Pays de Buch.
C’est un poème qui m’est très cher et auquel je suis particulièrement attachée. Il est en effet fortement lié à mon métissage et à mon histoire familiale. Les photos ci-dessus sont celles de deux de mes arrière-grands-parents dont il est question dans ces vers.
Voici le texte de ce poème :
Numéro 11 pour Esprit Métis !
Le 24 octobre 2011Esprit Métis, l’association dont je fais partie, vient de publier son onzième numéro autour de l’Australie et du thème « La tête en bas ». Pour les Bordelais, le magazine est disponible depuis le 21 octobre. Pour les autres, une version électronique sera bientôt en ligne.
J’ai contribué à ce numéro avec deux articles :
– Rubrique « Entretien avec » : Lola-tia Moussa
– Rubrique « Littérature exotique » : « La terre le feu l’eau et les vents » d’Edouard Glissant
En attendant de parcourir le magazine, vous pouvez déjà lire le superbe édito de notre rédactrice en chef :
27ème Grand Prix Littéraire du Pays de Buch
Le 16 octobre 2011
Tout comme l’année dernière, j’ai participé cette année au Grand Prix Littéraire du Pays de Buch qui en est à sa 27ème édition. L’année dernière, j’avais obtenu le 3ème Prix de Poésie Libre sur le thème « couleur femme » du printemps des poètes 2010. En participant cette année sur le thème « d’infinis paysages » du printemps des poètes 2011, j’espérais décrocher le 2ème Prix. Quelle joie lorsque j’ai appris que j’avais remporté le 1er Prix de Poésie Libre avec mon poème « Et alors ? » inspiré de mon histoire familiale et de mon métissage !






