Voilà, avec juillet qui tire sa révérence, sonne l’heure du clap de fin de cette magnifique saison où j’ai tant appris et eu l’impression d’avoir mûri d’une multitude d’âges !!!
C’est avec cette superbe photo de Mathieu Ferrier (que je remercie à nouveau), prise dans les jardins de l’Abbaye de Combelongue le 12 juillet dernier, lors de la journée « Célébrer le vivant » organisée par l’association Journées sorcières, que je viens dresser le bilan et vous remercier toutes et tous de m’accompagner dans mon cheminement de poétesse et traductrice !
En poésie, mon recueil dernier-né Métisse, et alors ? (Collection L’Iconopop des éditions de L’Iconoclaste, octobre 2023) a justement poursuivi sa route et m’a apporté tant de joie ! Il a été Pressenti pour le Prix Fetkann Maryse Condé 2024 dans la catégorie Mémoire, a été sélectionné pour le Prix Heather Dohollau 2025 et a reçu le Prix Heather Dohollau des Lycéens 2025 que j’ai eu l’honneur et le bonheur d’aller chercher à Saint-Brieuc lors d’une émouvante rencontre avec les lycéens et les membres de l’association Lire à Saint-Brieuc.
Deux autres surprises totalement inattendues liées à cet ouvrage :
– Deux citations extraites de ce livre ont été choisies par Pascale Chauvin afin de les faire figurer dans son livre d’artiste Abrégé typographique à l’usage du métissage !
– Des extraits de mon poème Nid d’ici Née ailleurs, lui-même tiré de Métisse, et alors ?, ont été choisis et traduits en italien par Letonde Hermine Gbedo pour être exposés dans le cadre du projet « Rimad’origine » de l’artiste Elisa Vladilo, à la Maison des Femmes de Trieste, en Italie !
La poésie m’a également fait voyager tout au long de la saison, du bout de ma rue bèglaise à l’autre bout de la métropole bordelaise, ou de la France :
Sur des scènes poétiques et littéraires :
– Journée « Des livres et leurs auteurs et autrices de Nouvelle-Aquitaine » organisée par l’ALCA à l’Espace Jules Noriac à Limoges : J’y ai présenté mon recueil Métisse, et alors ? dont l’extrait Nid d’ici Née ailleurs a été mis en voix par la compagnie Studio monstre.
– Printemps des Poètes des Bibliothèques de Bordeaux, avec différentes animations (atelier d’écriture, rencontre/lecture, table ronde/lecture) entre la bibliothèque de Bordeaux-Lac et celle de Mériadeck, ainsi qu’une formidable battle de compliments orchestrée par Mathias M Maras et le collectif Ta mère la mieux que je ne suis pas près d’oublier !
– Marché de la Poésie de Bordeaux avec la participation à une table ronde autour de l’anthologie Érotiques – 69 poétesses de notre temps d’Ariane Lefauconnier aux Éditions Bruno Doucey, en compagnie d’Imasango et Ariane, avec la médiation de Lucie Lelong.
– Dîner Littéraire organisé par Safiatou Faure Sissoko et l’Agence Médiation Culturelle des Pays du Sahel, en conversation avec Nadia Bourgeois.
– Salon du Livre de Montbron organisé par l’association Utopies Réalistes : Discussion/lecture avec Grégoire Hadrien Damon, médiation assurée par Francois Annycke.
– Journée « Célébrer le vivant » organisée par l’association Journées Sorcières en Couserans, en Ariège : création d’un chemin poétique de duos poèmes/gravures en collaboration avec Ekin Kirimkan, sous la direction artistique de Thomas Gargallo ; rencontre/lecture à la Librairie A la Lettre de Saint-Girons, en conversation avec Dorothée Costa et présentation d’une lecture performée à l’Abbaye de Combelongue à Rimont.
Mais aussi en milieu scolaire :
– Présentation de Mes Tissages, forme scénique de mon recueil Métisse, et alors ? à deux classes de Seconde et deux classes de Première du Lycée Max Linder de Libourne, suivie d’une matinée d’échanges autour de ce recueil (Pass Culture). Rencontre organisée par leur professeure de lettres, Lucie Lelong. Plusieurs de ces élèves ont présenté Métisse, et alors ? lors de leur oral du Bac, et ce avec brio, je ne cache ni mon émotion, ni ma fierté. Bravo à elles !
– Rencontre/lecture avec deux classes de CM2 de l’école Nuyens de Bordeaux dans le cadre du projet « Calliope Entre Garonne et Atlantique » de l’association Klac.
– Rencontre/lecture/mini atelier d’écriture collaborative avec une classe de CM2 et une classe de Sixième à la Micro-Folie de Cadaujac, dans le cadre d’un projet du Printemps des Poètes.
La poésie, ce furent aussi deux créations collectives :
– « À petits pas, des couleurs de mots se dansent », création poéclaquettes avec Soraya Benac et la Compagnie Tempo Tiempo, à destination du jeune public, basée sur des poèmes extraits de mon recueil Couleurs de mots sur le Bénin. A suivre en 2025-2026 !
– « Triangle d’ébène » en trio avec Iyawo Liz Barthel et César-Octavio Santa Cruz.
Enfin, sur cette saison, la poésie, ce fut la publication d’un poème inédit sans titre dans le dixième numéro de la revue hélas qui invite à explorer le thème « Te déconstruire ».
La traduction n’a pas été en reste, loin de là !
La saison a commencé avec une belle rencontre entre traduction et poésie avec Rike Bolte, organisée par Achtung Kultur car nous avons en commun d’avoir traduit des poèmes de Roxana Crisólogo Correa.
Elle s’est poursuivie avec l’animation d’un atelier « Traducteur d’un jour » à l’Instituto Cervantes de Bordeaux, dans le cadre de la Journée européenne des langues et de la Journée mondiale de la traduction, puis les animations organisées par la Matrana et l’ATLF à Bayonne pour la Journée Mondiale de la Traduction.
Cette saison a été marquée par cinq publications, trois à titre individuel et deux avec le collectif Passages.
À titre individuel :
– Comment baise une poète ? cinq manifestes poétiques du Comando Plath, traduits de l’espagnol (Pérou) et publiés par les éditions Les Prouesses, en octobre 2024.
J’ai adapté cet ouvrage en lecture-manifestation au mégaphone et présenté cette performance en avril à Marseille lors des Rencontres d’Artivismes pour Décoloniser, organisées par l’association Otra Tierra, en partenariat avec Les Prouesses pour cette date. À suivre en 2025-2026 !
– Un soleil brûlant entre les dents recueil poétique de Maria Belén Milla Altabas, traduit de l’espagnol (Pérou) et publié par les éditions Klac, en mars 2025.
– Générations récit généalogique et poétique de Lucille Clifton, traduit de l’anglais (États-Unis) et publié par les éditions Les Prouesses, en juin 2025.
Avec le collectif Passages :
– Yellow Power recueil poétique d’Amy Uyematsu, traduit de l’anglais (États-Unis) et publiés par les éditions L’Ire des Marges, en mars 2025.
– Vies brèves, poème d’Olive Senior, et Comment faire du noir de plusieurs façons, poème de Lorna Goodison, traduits de l’anglais (Jamaïque) et publiés dans le dossier « Caraïbes anglophones – Ce qui était ma chair » sous la direction de Delphine Durand, paru dans le numéro 10 « Humanité(s), la chair et les rêves du monde » de la revue Apulée des éditions Zulma, en juin 2025.
D’autre part, j’ai à nouveau animé un cycle d’ateliers de traduction, dans le cadre d’un dispositif de l’ALCA, cinq ateliers cette fois auprès d’une classe de Seconde du Lycée Max Linder de Libourne. Le projet était porté par Ana Bretout, professeure d’espagnol, Laurence Bertet, professeure de français et Nathalie Fernandes, professeure documentaliste.
Et cette waouh de saison s’est achevée sur deux bonnes nouvelles :
– Ma sélection pour un accueil en résidence d’une dizaine de jours à La Factorie – Maison de poésie en Normandie en janvier 2026, pendant la manifestation « Les poètes n’hibernent pas ».
– Ma sélection pour une résidence de deux mois au nom très évocateur et empli de sens pour moi, mais je ne vous en parlerai que l’année prochaine car cette résidence aura lieu en… 2027 !
Voilà, comme vous vous en doutez, cette saison fut dense, fut intense, et j’ai adoré !
Merci à toutes les personnes qui me lisent, qui m’écoutent, qui me suivent, qui m’encouragent, qui parlent de mon travail, qui viennent me voir en rencontre/lecture/performance, qui me publient, qui me programment, qui m’invitent, bref, qui me soutiennent activement. Vous êtes formidables, du fond du cœur !
Cela fait toujours beaucoup de bien de jeter un coup d’œil dans le rétro, mais je ne m’y attarde jamais trop ! Comme vous le voyez sur la photo, je regarde déjà vers l’horizon, avec un joli mois de septembre qui se profile à la rentrée.
D’ici là, je vous souhaite autant de douceur que possible en ces temps terribles. Et je poursuis mon service poétique sur mes pages Instagram et Facebook !
Qu’août vous soit câlin !
