Carte postale de Cotonou

Le 1 novembre 2016

Gbégamey

Gbégamey, Cotonou (Bénin)
Photo : Mariposa
Tous droits réservés

Dans le hublot
les lumières de la ville.
Des perles d’eau
font scintiller mes cils.

Patricia Houéfa Grange
Cotonou, octobre 2016
Tous droits réservés

Comme annoncé précédemment, je suis actuellement au Bénin.
Je n’étais pas partie avec un projet de création poétique à l’esprit (en-dehors de mes toutes prochaines prestations aux RIAO), mais la Poésie est bien vite venue me chercher.

Depuis mon arrivée, j’ai écrit énormément de pantouns, quelques tercets/haïkus et des tableaux en prose poétique. Je pense que tout ceci alimentera un futur et bref recueil poétique ayant pour thème mon retour au Bénin.

D’ici là, je partage avec vous quelques-uns des premiers pantouns écrits ici :

amaryllis

Photo : Mariposa
Tous droits réservés

Sous le poids d’une nouvelle éclosion
l’amaryllis s’incline gracieusement.
Sous l’assaut pluriel des émotions
mon cœur s’étire langoureusement.

Patricia Houéfa Grange
Cotonou, octobre 2016
Tous droits réservés

citronnelle

Lecture et citronnelle
Photo : Mariposa
Tous droits réservés

Le fagot de citronnelle
infuse lentement.
Sur la terre originelle
réapprendre le temps.

Patricia Houéfa Grange
Cotonou, octobre 2016
Tous droits réservés

salon de coiffure

Au salon de coiffure de Solange
Photo : Mariposa
Tous droits réservés

Dans le petit salon de coiffure
cheveux défrisés, tissés, tressés.
Dans le miroir, ma nouvelle parure
me dit : « Atcho kpêdé, zo kpêdé ». *

Patricia Houéfa Grange
Cotonou, octobre 2016
Tous droits réservés

* Expression en langue fon signifiant littéralement « un peu de coquetterie, un peu de feu » et que l’on peut traduire par « pour être belle, il faut souffrir ».

Frangipanier

Photo : Mariposa
Tous droits réservés

Tombée au cœur de l’herbe verte
la fleur de frangipanier rouillée.
Marchant à la redécouverte
dans l’ombre des souvenirs émoussés.

Patricia Houéfa Grange
Cotonou, octobre 2016
Tous droits réservés

***

En sirotant ma citronnelle, cueillie dans le jardin de ma mère, je lisais :
– le tout premier hors-série de la revue Jentayu, consacré à Taïwan
– « Taboo », recueil de poèmes et textes de slam de la talentueuse Melizarani T. Selva, jeune poète de spoken word malaisienne (en anglais)



2 grains de pollen to “Carte postale de Cotonou”

  1. Gatien dit :

    Encore bien des fleurs
    Dans le frangipanier.
    Viennent nouveaux bonheurs
    Souvenirs à créer.

    Profite bien de ton séjour au Bénin 🙂

    • Mariposa dit :

      Merci pour ce pantoun et tes souhaits, Gatien.
      Ce n’est pas évident de faire « reset » dans mon esprit. J’ai beau voir le Cotonou nouveau, c’est le Cotonou de ma mémoire qui continue à y vivre. J’ai du mal à « enregistrer » de nouveaux repères. Ce sont des sensations très étranges. Des milliers de livres ont été écrits sur la question, mais une chose est de lire, une autre de vivre … Je vais tâcher de me créer une nouvelle mémoire.

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