« Bonne fête » à toustes les travailleureuses !
En particulier à nous, travailleureuses du texte, artistes-auteurices, créateurices, travailleureuses indépendant.e.s. Nombreux.ses sont celleux parmi nous, moi comprise, pour qui ce jour férié n’en a pas été un.
Nous avons arrêté de compter nos heures, nous n’avons pas de congés payés, nous n’avons pas droit au chômage, nous n’avons aucun revenu de substitution entre deux projets, nous n’avons pas réellement la possibilité de nous arrêter sans pertes quand nous sommes malades. Je ne vous parle même pas de notre retraite, et j’en passe.
J’ai écrit le poème ci-dessus en décembre 2006. Je vous le livre tel quel sans aucune modification, ni sur le fond, ni sur la forme. À l’époque j’étais encore salariée, mais ce statut m’étouffait déjà pas mal.
Le poème ci-dessous est plus récent, il date de l’été 2022.
Entre ces deux poèmes, je suis devenue indépendante en janvier 2018. Et si cela m’a permis de retrouver du sens et d’être pleinement alignée – et pour rien au monde je ne reviendrais en arrière – cela m’a assez vite fait rencontrer précarité et tout son cercle vicié.
Ce deuxième texte fait partie d’un projet en balbutiement, que je développerai à partir de l’année prochaine. On nous considère souvent comme des inutiles, voire des nuisibles. Mais on est là, on existe, on contribue aussi à la vie de la société et on continuera à lutter pour exercer nos activités dans la dignité !

