Il y a quelques jours, j’ai entamé mon année de lectrice en pénétrant dans La nuit au coeur de Nathacha Appanah (photo ci-dessus) C’est une traversée qui m’est difficile, douloureuse, violente et, en même temps, bien que cela puisse paraître terriblement étrange, réconfortante. Je ne peux pas vous en dire plus pour le moment. Je vous reparlerai de ce livre et de cette lecture en temps opportun.
Toujours est-il que depuis hier, je suis immergée dans l’histoire de Chahinez Daoud, abattue puis immolée par son époux en mai 2021 à Mérignac. Le bouleversement qui m’a retournée à l’époque est toujours bien présent.
Aujourd’hui, c’était la première date d’une série d’ateliers d’écriture que je vais animer dans une école élémentaire de Cenon, à deux pas de la mairie. Je savais qu’il y avait là un collage en femmage à Nasrine Bensalem qui, elle, a été égorgée par son mari dans ce même quartier :
J’ai ressenti le besoin de me « recueillir » devant ce collage. J’ai alors découvert qu’à proximité se trouvaient une plaque et une paire de chaussures accrochées par les Tricoteuses hystériques. Et j’ai été saisie par la date. Cela fait exactement un an aujourd’hui…
Un peu plus tard, à un coin de rue, juste avant l’école, cette autre plaque posée par les Tricoteuses hystériques :
Je suis choquée par l’absence de la paire de chaussures qui avait été collée et qui semble manifestement avoir été arrachée ? Qui fait disparaître les traces des femmes qu’on a déjà fait disparaître ? Ça m’a fichu une de ces rages !!!
Comment conclure cette publication ? Avec un extrait du livre de Nathacha Appanah, dans lequel elle rapporte le témoignage de la mère de Chahinez Daoud.
Et un grand silence.
Déjà 3 féminicides en France en 2026 (source : Nous Toutes)
