Début mai, je suis allée écouter Lisette Lombé à la Villa Valmont le jour de la parution de son dernier livre, La magie du burn-out, publié par Le Castor Astral. Et dans la nuit hier, j’en ai entamé la lecture, accompagnée par les grondoullis de l’orage, puis l’ai achevé ce matin, toujours avec l’orage en fond sonore.
J’ai été très touchée et remuée par cet objet hybride, tout à la fois journal de burn-out, lettres de soutien et d’accompagnement, exercices d’écriture et coaching, poèmes, collages. Ce texte m’a permis de finir de mettre des mots sur la dynamique qui a chamboulé ma propre vie entre 2015 et 2017 quand, dans un même mouvement, j’ai quitté mari, maison et emploi en entreprise. Sachant qu’un peu avant, j’avais amorcé ce nouveau cycle avec mon big chop et retour au cheveu naturel fin 2013. Le burn-out c’est le refus de continuer à se conformer à ce qu’on attend de nous pour devenir enfin qui on est vraiment. C’est un message brutal adressé par le corps. Je l’ai frôlé de près à trois reprises.
Pour moi, cet ouvrage forme un tandem en yin-yang avec Brûler, brûler, brûler paru en 2020 dans la collection L’Iconopop des Éditions de L’Iconoclaste, car c’est de la brûlure-blessure du burn-out qu’est née la flamme poétique militante qui brûle, brûle, brûle. Merci tant pour ce « feu solidaire ».
Cette lecture m’a inspiré un des deux tercets du jour dans mon carnet éphéméride. Je vous laisse découvrir :
Et, bien que le sujet abordé soit totalement (vraiment?) différent, cela m’a également beaucoup inspirée pour le recueil sur lequel je travaille actuellement, car certains mécanismes en jeu sont identiques.
