Papillons de mots

Poésie fleurie

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Ce poème, Emprise des fleurs (image ci-dessus) a été publié en 2017 dans mon recueil Le dit de la Cueilleuse paru chez Ngo Éditions :

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Je l’avais réécrit à partir d’une première version datant de 1995 notée dans mon tout premier carnet entamé en octobre 1993 :

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C’est un poème auquel je suis très attachée, qui m’était arrivé presque dans une forme de rêve éveillé alors que je me promenais dans le beau jardin de la maison de mon enfance…
J’ai sursauté la semaine dernière en entendant le poème Été de Rilke sur un podcast de l’émission « L’Instant Poésie » de France Culture. C’est le premier poème partagé par Cécile Coulon qui en était l’invitée en mai dernier :

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J’ai sursauté en raison des échos et résonances d’un texte à l’autre, jusque dans leur brièveté et nombre de vers (pour ma première version). De plus, l’épisode a été intitulé « Rilke ou le pouvoir des fleurs ». Le pouvoir des fleurs est le titre que j’avais donné à ma première version et celui que je lui redonnerais aujourd’hui. Je ne sais plus pourquoi, à l’époque, j’avais changé pour « emprise »….
Je ne connaissais pas du tout ce poème de Rilke, encore moins à l’époque de ma première version. Il a certainement dû entretenir la même relation que moi avec les fleurs…

Pour la petite histoire, dans mon premier carnet, dès le quatrième texte noté, on trouve un poème intitulé Si j’étais plante. Viennent par la suite Le sommeil fleuri, La petite fleuriste, Un bouquet de fleurs, etc.
Le dit de la Cueilleuse est un recueil sur lequel j’avais énormément travaillé, sur plusieurs années, accompagnée par Gabriel Okoundji qui dirigeait alors la collection Poésie chez Ngo Éditions. Ce recueil n’a malheureusement pratiquement pas eu de vie. C’est une petite blessure sur mon cheminement poétique. Mais j’ai décidé d’en faire une graine dont la pousse rhizome actuellement dans différentes directions, pour nourrir différents projets. Ils tracent en souterrain et remonteront à la lumière dès qu’ils auront trouvé le terreau propice à leur accueil.
D’ici là, j’écoute toujours les fleurs de mon jardin.
Le jasmin fane doucement, les dernières orchidées me régalent de leurs pétales blancs et roses, la ciboulette froisse la fin de sa floraison (le basilic aussi avait récemment fleuri mais une récente et violente averse de grêle l’a défloré), le chèvrefeuille a déplié son unique corolle depuis trois ans et l’agapanthe entame son show mauve (cliquer pour agrandir) :

Le dessin sur la couverture du recueil Le dit de la Cueilleuse m’avait généreusement été offert par Maya Mihindou.

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