Papillons de mots

Février, lectures amoureuses

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La langue française n’a pas prévu de masculin au mot « muse ». Ainsi depuis des siècles, ce sont les hommes qui sont censés écrire l’amour tandis que les femmes l’inspirent, objets de ce que l’on nomme aujourd’hui le « male gaze », à savoir le regard masculin.
Pourtant bien de nos devancières ont écrit l’amour et décrit les corps masculins. Avaient-elles un mot pour désigner ces hommes qui les inspiraient ? Claire Poirson a décidé que ce serait « musc » et elle en a fait un recueil consacré à la rencontre et à la relation amoureuse hétérosexuelle, vues en sensualité et érotisme par des yeux de femme.
Cela donne un bel ensemble de textes à la veine classique et aux accents contemporains, avec des clins d’œil ici et là à Baudelaire notamment, et quelques jeux à la fibre oulipienne. L’ouvrage est classé en quatre parties liées aux éléments : Feu (de la rencontre), Air (de l’élévation et lévitation), Eau (des plaisirs de la sensualité) et Glace (du désamour).

J’ai passé un très bon moment en compagnie de tous les muscs proposés dans ce premier recueil de poésie d’une autrice qui écrit d’abord du théâtre.

Musc de Claire Poirson, éditions Ex Aequo, 2021

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