Papillons de mots

Le gardien du phare de Jacques Prévert

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Sur mon ancien blog, j’avais parlé des « Déferlantes » de Claudie Gallay dont j’avais énormément aimé l’atmosphère et l’écriture. J’ai récemment appris que pour l’intrigue de ce roman, l’auteure s’était inspirée d’un poème de Jacques Prévert (l’ombre du poète plane d’ailleurs sur l’ensemble de l’ouvrage).

Alors j’ai eu envie de partager ce beau poème avec vous. Attention, si vous n’avez pas encore lu « Les déferlantes » et que vous souhaitez le lire un jour, ne cliquez pas sur « lire la suite » sinon votre plaisir de lecture en sera amoindri ! Par contre, ceux qui ont lu et aimé « Les déferlantes » retrouveront avec plaisir l’intrigue et l’atmosphère du livre dans ces quelques lignes :

Le gardien du phare aime trop les oiseaux

Des oiseaux par milliers volent vers les feux
Par milliers ils tombent par milliers ils se cognent
Par milliers aveuglés par milliers assommés
Par milliers ils meurent

Le gardien ne peut supporter des choses pareilles
Les oiseaux il les aime trop
Alors il dit Tant pis je m’en fous !

Et il éteint tout

Au loin un cargo fait naufrage
Un cargo venant des îles
Un cargo chargé d’oiseaux
Des milliers d’oiseaux des îles
Des milliers d’oiseaux noyés.

Jacques Prévert
(Poème tiré de « Histoires »)

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