La Cueilleuse à l’Olympique

Le 26 octobre 2017

J’ai le plaisir de vous inviter à nous rejoindre, Naly Razakandraibe et moi, à la Librairie Olympique, le vendredi 27 octobre à 19h, pour une soirée de présentation et d’échanges autour de mon recueil poétique Le dit de la Cueilleuse.

Toutes les informations sur l’affiche ci-dessus (cliquer pour agrandir).

D’ici vendredi, je vous invite à lire ce compte-rendu de lecture par Claire-Lise Coux, qui m’a beaucoup touchée.

Carte postale de Trois-Rivières

Le 20 octobre 2017

Parc portuaire – Rue du Fleuve
Photo : Patricia Houéfa Grange (cliquer pour agrandir)

Mon bus s’est garé à Trois-Rivières ce jeudi 5 octobre à 13h30 et j’en suis repartie le même jour avec un autre bus qui a démarré à 20h05. Je n’ai donc passé qu’une après-midi, 6h30, dans cette petite ville de la Mauricie. Et pourtant j’y ai vécu certains de mes plus beaux moments de ce séjour canadien. La poésie y serait-elle pour quelque chose ? Plutôt 33 fois qu’une !

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K-urary

Le 15 octobre 2017

K-urary

J’ai bu l’eau de ta voix
et j’ai caressé l’épiderme de tes mots
Alors je t’ai enveloppé de l’encens de ma peau-aime

J’ai embrassé les lèvres de ta verve
et j’ai reçu le baiser de ta parole
Alors je t’ai aspergé du parfum de mes poèmes

Dans le silence indigo de la nuit
semée des étoiles de nos rires
tes ailes de papillon
recouvrent
mes ailes de papillonne
et notre étreinte fait soupirer la lune

Désormais mon sang ne coulera
que dans les veines de ton sang
Désormais mon cœur ne battra
que dans l’écho de ton cœur
Désormais mon âme n’habitera
que dans le giron de ton âme

J’ai bu l’eau de ta voix
Tendre curare aux effets d’antidote
Tu es venu Je suis tombée
Désormais mon souffle ne respire
que dans l’haleine de ton souffle

Patricia Houéfa Grange
Tous droits réservés

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Carte postale de Montréal

Le 5 octobre 2017

Montréal, du stade olympique au pont Jacques Cartier
depuis l’observatoire Camilien Houde
Photo : Patricia Houéfa Grange
(cliquer pour agrandir)

Le calme et le quasi silence.
C’est ce qui m’a surprise en sortant du métro station Berri-UQAM en début de semaine et en plein centre ville de Montréal. Puis les rues résidentielles avec leurs maisons en briques rouges, caressées de verdure, aux petits balcons charmants et aux escaliers qui dansent. J’ai du mal à réaliser que je suis au cœur d’une grande métropole. Je parcours les grands axes, l’interminable rue Sainte Catherine qui me fait sourire en pensant à notre longue rue Sainte Cath’ bordelaise, le village arc-en-ciel qui ouvre les bras aux artistes, et René Lévesque, Saint Denis. Il me semble que Montréal est alanguie, presque nonchalante. Elle ne donne pas envie de marcher longtemps. Elle invite plutôt à se poser sur un de ses nombreux bancs publics, sur une belle place, avec un sandwich ou un bouquin pour regarder les gens et le temps passer.

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La Cueilleuse à La Causerie

Le 17 septembre 2017

Je vous invite à nous rejoindre à La Causerie des Chartrons le vendredi 22 septembre à 20h30 pour une soirée d’échanges autour de cet ouvrage, animée par Marie Laugery.

Dans un premier temps, je vous donnerai à cueillir ma Cueilleuse, en mots, sons, chants.
Dans un deuxième temps, j’accueillerai et cueillerai votre Cueilleuse.
Venez avec un texte à partager autour des mots « cueillir »; ‘cueillette », « cueilleuse », en français ou dans toute autre langue.

Présentation de l’événement sur le site de La Causerie des Chartrons
Evénement Facebook

En espérant vous retrouver pour cette cueillette de mots à l’équinoxe d’automne, en prélude aux vendanges

D’ici là, nous pouvons commencer à faire connaissance à travers ces deux entretiens :
Afrik.com : Ce que la poésie nous apprend aujourd’hui
Kélé : On est ensemble !/ Portrait #12 : Patricia

Las malas lenguas/Les mauvaises langues

Le 9 septembre 2017

Las malas lenguas
Lise Segas
Illustration de couverture : Je ne suis pas à louer de Silvana Gallinotti
Editorial Verbum (Madrid), 2016

– A poil – me dit-il. « Sans blague ! – me dis-je – si je n’avais pas déjà ses poils sur la langue et que je ne mâchais pas mes mots, je lui dirais que je ne me suis pas épilée. Pour sûr, les mots sont de petits malins. »
            Quand je vois le membre de Cortés, je ne peux penser qu’au tentacule visqueux d’un invertébré quelconque. Je retiens mon souffle et je plonge dans les abysses du caleçon de mon client. Finalement, c’est comme manger un petit calmar qui ne serait pas mort du tout, puisqu’il continue à gesticuler de façon convulsive. Jusqu’au moment où le céphalopode crache son encre et disparaît.

Ceci est ma traduction de l’incipit du roman Las malas lenguas de Lise Segas, roman singulier, inclassable, délicieux. Voici la version originale de cet extrait (cliquer pour agrandir) :

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Entretien sur Afrik.com

Le 4 septembre 2017

Très grand plaisir de faire ma « rentrée » en partageant avec vous un entretien accordé à Renaud Artoux pour le site Afrik.com, à l’occasion de la publication du recueil Le dit de la Cueilleuse.

Où je parle de poésie, de poètes, de traduction, de métissage, de mes dernières publications et de mes projets pour les mois à venir.

A lire par ici.

Encore un merci grand grand grand à Renaud Artoux et Afrik.com !

Un pantoun-hibiscus pour Kemerdekaan 2017

Le 31 août 2017

En ce 31 août, je pense très fort à l’un de mes pays de cœur, et mon âme est tout entière tournée vers la Malaisie qui célèbre ses 60 ans.
Negaraku sehati sejiwa.

A cette occasion, voici un pantoun bilingue français/anglais (saupoudré d’un peu de malais), écrit pour la Malaisie et pour Siti Aziz, mon amie-frangipanier du pays des hibiscus :

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Au-delà du rêve

Le 27 août 2017

Au-delà du rêve

Ils ne savaient pas vraiment ce qu’ils allaient se dire. Mais ils avaient tous deux faim d’entendre l’autre. Il leur était impérieux d’entrer en connexion.
Leurs yeux s’étaient croisés et s’étaient parlé à leur insu lors de leurs premières rencontres sans paroles. Tout leur être était désormais tendu vers le festin de cette conversation.

Peu importait l’écran de la distance et le filtre du téléphone.

Les phrases ont coulé de leurs lèvres comme s’ils s’étaient toujours connus.

Comme si leurs âmes avaient vécu ensemble à de multiples reprises depuis plusieurs milliers d’années.

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Frères migrants – Appel aux lucioles

Le 26 août 2017


Depuis mon voyage en Malaisie l’année dernière, marqué par une jolie soirée à la rencontre des lucioles dans le Selangor, ces insectes lumineux font partie de mes motifs poétiques et volent régulièrement dans mes pantouns, vous pourrez d’ailleurs en lire un dans l’éphéméride du numéro 20 de la revue Pantouns.

J’ai donc été très sensible à la place qui leur est faite dans Frères migrants, dernier ouvrage de Patrick Chamoiseau, essai et manifeste poétique. Elles y apparaissent dans les citations en exergue et dans le dernier chapitre du livre, Ceux qui lisent dans le monde, juste avant La déclaration des poètes.

Elles y incarnent un appel à ne pas désespérer dans la nuit, à être attentif aux petites lueurs et à devenir l’une d’entre elles :

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