Voix de Femmes/Journées de la Mémoire

Le 11 mai 2022
Statue de Modeste Testas née Al Pouessi, Bordeaux
Photo : Carole Lemée
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Comme l’année dernière, je suis heureuse et touchée de joindre à nouveau ma voix à celles des Voix de Femmes en arc de mémoire aux pieds de la statue de Modeste Testas, dans le cadre des Journées de la Mémoire à Bordeaux, et à l’initiative de Carole Lemée, coréalisatrice de cette statue.

Cela se passera ce samedi 14 mai, de 14h30 à 16h30. En voici la présentation et l’invitation :

« Venez nous rejoindre ce samedi 14 mai de 14h30 à 16h30, à la statue à l’effigie de Modeste Testas, Quai Louis XVIII à Bordeaux, nombreuses et nombreux, pour la 2e édition de Voix de femmes, dans différents créoles, en maorais, espagnol, etc. avec traduction immédiate en français. Textes inédits créés pour l’occasion, chants, danses, musique. La Réunion, Mayotte, Madagascar, Maurice, la Martinique, la Guadeloupe, la Guyanne, Haïti, Cuba, le Pérou, le Mexique, le Bénin et Cap vert. Notre ensemble vocal, musical et artistique porte et évoque la mémoire vivante de personnes ayant été déportées et esclavisées sur plus de deux siècles, leur présence au monde et dans nos vies, ainsi que leur quotidienne résistance. Notre événement a lieu dans le cadre de la programmation des Journées de la mémoire organisées par la Ville de Bordeaux.
Nous sommes le collectif Voix de femmes ayant été spontanément créé après l’inauguration de la statue de Modeste Testas, et qui lui est intrinsèquement lié. Fondé par des femmes rejointes aussi par des hommes, il entend faire entendre la voix des femmes dans l’histoire et ses mémoires. Il rassemble des femmes des associations AFMD33, Fédération française des clubs de l’Unesco de la Nouvelle Aquitaine, Tambours Métisses, Kalina’Go, Dalonaz maloya, Ambyans Twopical, et leurs ami.e.s.
Venez nombreux et nombreuses, l’accès est libre, l’événement est gratuit, et nous le faisons bénévolement. »
Carole Lemée

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Pour ma part, je dirai mon poème Wa bla da nou mi (« Viens me tresser » en langue fon du Bénin), qui fait partie de mon triptyque poétique et de ma performance Capillotractée, tous deux faisant également partie de mon projet Métisse. Et alors ?
Les tresses et nattes africaines ont en effet joué un rôle non négligeable pendant la période de l’esclavage. Leurs dessins et motifs portaient des messages de liberté, dessinaient des cartes de marronnage. On pense aussi que des semences (graines de riz ou de haricot, boutures de maïs ou de manioc) ont pu y être cachées. Au-delà de leur superbe esthétique, elles sont un symbole fort de résistance.
A cette occasion, j’ai légèrement revisité et révisé Wa bla da nou mi et c’est avec beaucoup d’émotion que je le dirai samedi dans cette nouvelle version.



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