lait et miel

Le 16 mai 2018

lait et miel
(Titre original : milk and honey, 2015)
Rupi Kaur
Traduit de l’anglais (Etats-Unis) par Sabine Rolland
Ed. Charleston, 2017

Il y a des livres qu’on n’attend pas, qu’on ne cherche pas, mais avec lesquels on a rendez-vous et qui savent faire eux-mêmes leur chemin vers vous …

J’avais entendu parler de Rupi Kaur il y a quelques années au moment des polémiques suscitées par la série de photos qu’elle avait réalisée sur le thème des règles. Mais j’avoue que son nom s’était évanoui de mon esprit lorsque son livre m’a bondi dessus. J’avais assisté à une soirée ayant pour thème « Rhum et littérature » et je m’avançais vers la caisse de la librairie, Régisseur du rhum à la main, lorsque cette couverture très graphique m’a attrapée par les yeux. C’est le titre surtout, lait et miel, qui m’a interpellée. C’est la recette d’un de mes doudous d’hiver préférés. Ce sont deux mots que j’utilise beaucoup dans ma poésie. C’est ce que l’on peut souhaiter de plus doux.
Je suis repartie avec ce recueil au fond de mon sac et je l’ai posé au sommet de ma pile « à lire » après l’avoir feuilleté, lu en diagonale, après avoir caressé ses pages et dessins à plusieurs reprises. C’était au début du mois de mars et, finalement, plusieurs autres livres ont défilé entre mes mains avant que je ne me plonge réellement dans les délices de ce lait et miel. Il aura fallu que lors d’un séjour pragois fin mars, alors que je cherchais absolument autre chose dans une librairie de la Place Venceslas, je me retrouve à nouveau devant cette couverture graphique, exposée en six ou sept langues, pour que la rencontre ait réellement lieu. Que pouvait bien contenir ce petit recueil pour avoir été traduit à destination du monde entier ?

La quatrième de couverture dit que toutes les femmes devraient avoir ce livre sur leur table basse ou leur table de nuit. J’avais trouvé cela un peu racoleur. Mais à présent que ce livre est devenu pour moi un livre de chevet, je peux dire exactement la même chose. La parole de ce petit bout de femme qu’est Rupi Kaur, si jeune encore, est une parole essentielle. Sur mes étagères, elle est tout près de (en vrac et pas dans l’ordre) Maya Angelou, Lydie Dattas, Leonora Miano, Maram Al Masri, Alina Reyes et Martha Rivera-Garrido …

Les mots sont simples mais choisis avec la même précision et la même finesse que celles du trait des dessins. Les associations texte-image donnent des coups de poing dans le ventre. C’est parfois cru mais jamais vulgaire.

Ce recueil traverse quatre états – souffrir, aimer, rompre, guérir – pour dire l’amour amoureux, l’amour de soi, l’amour des autres, l’amour universel. Il m’a laissée bouleversée. C’est un livre que je vais beaucoup offrir autour de moi, à des femmes, mais à des hommes aussi.

Quelques extraits :

Je souhaite à présent lire ce livre dans sa version originale, en anglais, et découvrir le nouvel opus de Rupi Kaur, the sun and her flowers.

Rupi Kaur



Envoyer un grain de pollen