Parole aux lions … et aux oiseaux

Le 8 décembre 2016

Unto-the-Lions-2-by-Jean-Louis-Fernandez-is-licensed-under-a-CC-BY-NC-SA-4.0.-828x514Photo : Jean-Louis Fernandez
Source de l’image

Eblouie par la nuit
la note reste en suspens.
Mouvement de grâce éblouie
la danseuse suspend l’instant.

*

La branche casse
l’oiseau chante.
Cristalliser la grâce
fragilité touchante.

*

Epanouissement du lotus
sacre de l’épure.
Ouverture du corps en hiatus
fluidité pure.

Patricia Houéfa Grange
Décembre 2016, tous droits réservés

until the lionsSource de l’image

La photo en début de note, qui a inspiré ces trois quatrains/pantouns, représente la danseuse taïwanaise Chien Ching-ying dans la création Until the Lions du chorégraphe Akram Khan. Le titre de cette création est une référence au proverbe africain qui dit que « tant que les lions n’auront pas leurs propres historiens, l’histoire de la chasse glorifiera toujours le chasseur ».

Le premier distique de mon deuxième pantoun, « La branche casse/l’oiseau chante » est un emprunt à une célèbre phrase du poète péruvien José Santos Chicano, « L’oiseau chante même si la branche sur laquelle il est perché craque, parce qu’il sait qu’il a des ailes. »



2 grains de pollen to “Parole aux lions … et aux oiseaux”

  1. Gatien dit :

    « Eblouie par la nuit
    la note reste en suspens.
    Mouvement de grâce éblouie
    la danseuse suspend l’instant. »

    Même habituée à la nuit
    La note encore en suspens.
    Danseuse encore éblouit
    La pénombre et les instants.

    « La branche casse
    l’oiseau chante.
    Cristalliser la grâce
    fragilité touchante. »

    La feuille passe
    Un oiseau reste.
    L’automne masse
    Solide test.

    😉

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