Haïkus au fil de l’eau

Le 5 février 2014

paris seinePhotographie Copyright Mariposa

Je souhaitais participer au concours de haïbun organisé par les Editions l’iroli sur le thème « Au fil de l’eau ». Je n’avais pas vraiment été inspirée jusque là alors que l’eau est un de mes thèmes de prédilection en poésie. Lors de mon escapade parisienne au début du mois de janvier, je suis allée me promener sur les bords de la Seine et j’ai écrit plusieurs haïkus. Je pensais les intégrer plus tard dans un haïbun afin de le proposer pour le concours, mais finalement, l’inspiration pour le haïbun n’est jamais venue et je n’aime pas forcer l’écriture. La date limite pour la participation au concours est désormais passée. Me restent les haïkus écrits au fil de la plume, en bord de Seine.

J’ai décidé de les partager avec vous :

paris seine 2Photographie Copyright Mariposa

Rouille mangée de mousse.
L’eau clapote
contre la coque.

***

Pont des Arts.
L’éclat des cadenas
et de l’amour.

***

Arches vert-de-grisées.
Le soleil joue sur la Seine
verte puis grise.

***

Rythme des ailes des goélands
en virgules dans le ciel
en virgules d’ombre sur la Seine.

***

Sous les ponts de Paris
coulent la Seine
et les Alcools de ma bohème …

Mariposa, Paris, 11/01/14



6 grains de pollen to “Haïkus au fil de l’eau”

  1. Monique dit :

    Dommage que tu ne l’aies pas écrit ton haïbun. Moi j’ai participé in extremis au Concours (mais chut!!)
    Tes haïkus me fot penser à l’écrivain Ingrid Astier qui écrit remarquablement bien sur la Seine. J’en parlerai dans un prochain article.

    • Mariposa dit :

      Et oui, Monique, j’en suis bien dégoûtée moi-même de ne pas avoir pu participer ! Mais peut-être trop de choses sur le feu en même temps actuellement et l’eau n’a pas trouvé son passage, elle qui pourtant fait l’objet de tout un recueil que j’ai écrit en prose et qui attend sagement son heure dans mes tiroirs et fichiers informatiques. Bientôt, si Dieu le veut …
      Et maintenant que la date du concours est passée, figure-toi que je suis particulièrement inspirée pour ce haïbun aquatique ! Peut-être que je l’écrirai quand même après tout.
      Ca me fait plaisir ce que tu me dis à propos d’Ingrid Astier, même si je n’ai jamais rien lu d’elle. Adolescente et étudiante, j’ai dévoré, avalé des romans policiers, des polars et des thrillers par dizaines. Du coup, je suis un peu sevrée et j’attends que l’envie revienne avant d’en relire un. J’ai juste fait une exception pour la trilogie Millénium et « Purge » de Sofi Oksanen. Peut-être que ta future note de lecture me fera replonger !

  2. Claire-Lise dit :

    Qu’ils sont beaux tes haïkus sur la Seine, comme Paris me manque quand je les lis…

    Non, il ne faut pas regretter ce qui n’est pas né. Les appels à textes ont cet inconvénient d’avoir une date limite. Et le poète, par essence, n’aime pas les limites.

    • Mariposa dit :

      Oui c’est vrai, Claire-Lise, l’inspiration ni ne se commande ni ne se force. Il y avait un chemin en moi à ce moment-là pour les haïkus, pas pour le haïbun. Ce dernier, le haïbun, commence à se couler en moi. Loin de la Seine ! Plutôt autour des Nymphéas de Monet ! Patience …
      Merci pour ce que tu dis de mes haïkus, c’est encourageant. Le haïku n’est pas une voie simple en poésie, mais j’en apprécie de plus en plus l’exercice ! Je suis une grande amoureuse de Bordeaux et de sa région mais je vais plusieurs fois par an à Paris et je n’y vais jamais sans aller me promener sur les quais de Seine, quel que soit le temps !

  3. François dit :

    Les regrets il faut laisser la Seine les emporter, j’ai aussi laissé la date passer, j’aime beaucoup le haïku « goéland », je suis souvent surpris par la qualité du reflets des « choses » dans l’eau…

    • Mariposa dit :

      Bonjour François et merci de votre visite ici.
      Moi aussi j’aime bien regarder le monde exister en miroir, en reflets. Je suis contente que mon haïku-goéland vous ait plu.
      Au plaisir et en poésie !

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